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Relation prof-élèves

La relation prof-éléves est détérminante pour l'action pédagogique, il faut lui accorder tout l'intérêt nécéssaire. Seulement ça devient dur, dur...

BAC 2023 : QUELLES SPÉCIALITÉS CHOISIR POUR QUELLES ÉTUDES SUPÉRIEURES ?

 

Dès la fin de la seconde, au Maroc, vous devez opter pour 3 spécialités que vous suivrez en première. Un choix loin d’être anodin, car vous pensez également à vos études supérieures et au secteur professionnel qui vous intéresse le plus au moment de prendre votre décision ! Pour vous aider à mieux choisir vos spécialités, nous faisons le point !

Comment fonctionne le système du Bac au Maroc ?

commet fonctionne le systeme du bac au maroc

Au Maroc, le système scolaire est pensé pour permettre une spécialisation scientifique ou technique qui va ensuite conditionner l’accès à l’enseignement supérieur et au monde professionnel.

Au lycée, le programme d’enseignement se concentre sur l’acquisition par l’élève de connaissances générales qui lui permettront de s’intégrer socialement et culturellement, avec une appétence pour l’histoire et les codes de son pays et de son histoire.

Il s’agit également d’ouvrir l’étudiant à d’autres cultures et fonctionnements, et de s’intéresser aux codes humains, à travers notamment l’apprentissage des matières scientifiques et littéraires.

Trois sections composent cet enseignement au Maroc :

» les sciences expérimentales

» les lettres modernes

» les sciences mathématiques

Trois types de matières y sont obligatoires :

1- Mathématiques-Sciences naturelles-Sciences physiques ;

2- Littérature-Langues-Instruction islamique-Éducation physique-Traduction

3- Sciences sociales (géographie et histoire)

Pourquoi choisir une spécialité est important ?

Pourquoi choisir une spécialité est important

Choisir sa spécialité est un choix important, car il va déterminer les matières qui pèseront le plus dans la balance pour vous ! Si vous n’êtes pas bon en maths, il est donc évident que mieux vaut éviter cette spécialité. L’idée de la spécialité est de valoriser vos points forts et de miser dessus !

Au lycée au Maroc, il existe plusieurs types de formation :

  • Un enseignement professionnel de courte durée qui s’intègre dans un cycle de formation professionnelle qualifiante. Le cycle menant à la qualification professionnelle découle sur le diplôme de qualification professionnelle (DQP). Il est accessible aux élèves qui sont détenteurs du brevet d’études collégiales (BEC)
  • Des formations techniques, professionnelles et générales réparties en deux cycles :
  • Le tronc commun qui dure une année
  • Le baccalauréat de deux ans qui comprend deux branches principales, la branche technologique et professionnelle et la filière générale.

Le bac technologique et professionnel apporte des compétences techniques et est sanctionné par le BETP (baccalauréat d’enseignement technologique et professionnel) qui permet :

–D’accéder à la vie professionnelle

–De s’inscrire dans les écoles de formation pour techniciens

–D’accéder aux prépas des grandes écoles.

–De s’inscrire dans une université tout en étant en phase avec les conditions d’admission de chaque établissement.

Le bac général apporte toutes les bases requises pour entreprendre des études universitaires, postuler aux grandes écoles et établissements d’enseignement supérieur.

Quelles sont les spécialités proposées au Bac général  au Maroc ?

Dès la première, au Maroc, 13 spécialités sont proposées à l’élève :

– Arts ;

– Biologie & écologie ;

– Histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques ;

– Humanités, littérature et philosophie ;

– Langues, littérature et culture étrangère et régionale ;

– Littérature, Langues et cultures de l’Antiquité ;

– Mathématiques ;

– Numérique et sciences informatiques ;

– Physique-chimie ;

– Sciences de la vie et de la Terre ;

– Sciences de l’ingénieur ;

– Sciences économiques et sociales ;

– Éducation Physique, Pratiques et Culture Sportives

Cependant, tous les établissements ne proposent pas ces spécialités, il est donc important pour vous de vous informer.

Ainsi vous pouvez passer un : :

  • BAC SCIENCES AGRONOMIQUES
  • BAC SCIENCES ÉCONOMIQUES
  • BAC TECHNIQUES DE GESTION ET COMPTABILITÉ
  • SVT BAC
  • BAC LETTRES
  • BAC SCIENCES MATHÉMATIQUES A
  • SCIENCES HUMAINES
  • BAC SCIENCES MATHÉMATIQUES B
  • SCIENCES DE LA CHARIAA
  • LANGUE ARABE
  • ARTS APPLIQUÉS
  • BAC SCIENCES PHYSIQUES
  • BAC SCIENCES ET TECHNOLOGIES ÉLECTRIQUES
  • BAC SCIENCES ET TECHNOLOGIES MÉCANIQUES

Comment s’orienter en fonction de ses études supérieures ?

Comment s’orienter en fonction de ses études supérieures

Il n’y a pas de spécialités plus pertinentes ou plus faciles !

Il est crucial d’évaluer :

1. Quelles sont vos forces

2. Quels sont vos centres d’intérêt

3. Quels sont vos objectifs d’avenir

En fonction, rapprochez-vous de vos professeurs et de vos conseillers d’orientation qui vous donneront leurs éclairages sur la spécialité la plus optimale pour vous en fonction de ces trois critères.

La spécialité que vous choisissez au Bac ne vous enferme pas !

Après un bac général, de nombreuses opportunités d’études supérieures s’offrent à vous, et le champ des possibles est vaste !

Il est possible pour un bachelier de s’inscrire dans n’importe quelle filière d’études supérieures.

Cependant, il faut penser à faire des choix logiques qui vous permettront de gagner du temps !

Par exemple si vous pensez choisir des études de vétérinaire, un Bac arts appliqués n’est pas la passerelle la plus pratique !

Pour des études en commerce et management, la majorité des Bac généraux vous permettent de rejoindre ces filières, avec une facilité apportée par les disciplines abordées dans les Bac sciences économiques, Bac technique de gestion et comptabilité, Bac sciences humaines.

Notre conseil ?

Ne vous fermez aucune porte lors du choix de votre spécialité ! Choisissez la spécialité dans laquelle vous êtes le plus à l’aise, mais qui reste assez étendue pour ne pas vous cantonner à des études superieurrs trop spécialisées. 

Augmenter ses capacités de mémoire est désormais possible!

 

Cerveau

Et s’il existait un moyen simple d’augmenter ses capacités de mémoire ? Un outil permettant de doubler la masse de connaissance que vous pourriez assimiler en une soirée, la veille d’un examen ? Des expériences réalisées à l’Université de Tübingen, en Allemagne, font aujourd’hui de ce mythe une réalité.

Grâce à un dispositif relativement simple, un étudiant désireux d’apprendre toutes les dates importantes de la Révolution  n’aurait qu’à se rendre au laboratoire, où l’on placerait sur son crâne des électrodes mesurant l’activité de son cerveau. Après avoir révisé sa leçon, il irait se coucher pendant que l’appareil commencerait à analyser l’activité de son cerveau. Dès que celui-ci repère un certain type d’ondes cérébrales qu’on appelle les ondes lentes, il envoie un petit signal sonore (un « bip » d’un vingtième de seconde) dans son oreille, exactement au moment où l’onde atteint son maximum, ayant pour effet de l’amplifier. Or, ces ondes lentes, on le sait depuis maintenant quelques années, correspondent à un processus d’apprentissage du cerveau, qui récapitule les informations mémorisées avant d’aller se coucher. L’étudiant se réveillerait donc, le lendemain matin, en ayant mieux retenu ce qu’il a appris la veille.

Ce scénario n’est plus une fiction. Il a été mis au point par les chercheurs allemands sur des volontaires qui avaient appris des listes de mots ; les chercheurs ont constaté que ceux dont les ondes lentes avaient été amplifiées de cette façon pendant la nuit avaient retenu deux fois plus d’informations que les autres.

Le facteur clé de cette intervention est la synchronisation du bip sonore avec le rythme des ondes : si le bip intervient quand l’onde est à son maximum, un effet de renforcement intervient, comme lorsqu’on pousse quelqu’un sur une balançoire quand celle-ci arrive à son apogée. Si le bip intervient quand l’onde est dans un creux, il a tendance à la désorganiser.

L’effet des ondes lentes sur la mémorisation est fascinant. Ces ondes cérébrales sont constituées de décharges particulières de millions de neurones, nommées fuseaux, qui augmentent et diminuent périodiquement au rythme d’une oscillation par seconde environ. Elles ont pour effet d’augmenter la quantité d’ions calcium dans les neurones, des atomes chargés électriquement qui favorisent le renforcement des synapses et donc la consolidation des circuits neuronaux associés aux informations fraîchement acquises.

Cette invention ne dispense pas de l’apprentissage, mais en augmente les effets. Il faudra donc toujours ouvrir son livre de cours, et surtout bien dormir. Mais de tels résultats scientifiques posent une fois de plus la question de l’éthique liée à ces amplifications cognitives. Les personnes ayant les moyens de s’offrir de tels dispositifs d’augmentation de mémoire disposeront a priorid’un avantage sur les autres étudiants. À moins que cette façon d’altérer le sommeil à ondes lentes n’entraîne d’autres effets négatifs.

 

http://www.cerveauetpsycho.fr/ewb_pages/a/actualite-un-appareil-pour-augmenter-la-memoire-31303.php

 

Travailler dur ou travailler bien? Les 4 catégories d’élèves.

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Durant ces longues années d’études qui m’ont conduit du primaire au doctorat, j’ai longtemps observé mes camarades de classe dans leurs méthodes de travail, leurs stratégies, le temps qu’ils passaient à travailler et les résultats que tout cela donnait. J’ai alors classifié les élèves en 4 catégories:

1. Les élèves qui travaillent beaucoup et qui réussissent.

2. Les élèves qui travaillent beaucoup et qui ne réussissent pas.

3. Les élèves qui ne travaillent pas beaucoup et qui réussissent.

4. Les élèves qui ne travaillent pas beaucoup et qui ne réussissent pas.

Chacun de nous, quel qu’il soit, appartient à l’une de ces catégories. Pas vrai? Chacun de nous, quel qu’il soit, en ce moment, a une certaine manière de travailler, une certaine quantité de travail, qui lui apportent un certain résultat.

;;;;;• Alors, comment fonctionnent ces catégories?

Ceux qui travaillent beaucoup et qui ne réussissent pas, c’est parce qu’ils ne misent que sur la quantité de travail («travaillent beaucoup…», mais «ne réussissent pas»). Puisqu’ils ne réussissent pas même s’ils travaillent beaucoup, leur manière de travailler, leur stratégie de travail, n’est sûrement pas bonne.

Autrement dit, leur qualité de travail est mauvaise. On va dire, en quelque sorte, ils travaillent mal. Ceux qui ne travaillent pas beaucoup mais qui réussissent, c’est parce qu’ils misent plus sur la qualité de leur travail («ne travaillent pas beaucoup…», mais «réussissent»). Puisqu’ils réussissent même s’ils travaillent peu, ils ont donc une bonne stratégie de travail. Ils travaillent bien.

;;;;;• Attention ...

Je sais que certains vont me dire que ceux qui réussissent sans trop travailler, c’est parce qu’ils sont «intelligents». Intelligents oui, mais pas plus que ceux qui ne réussissent pas même s’ils travaillent beaucoup. Comme nous l’avons plusieurs fois souligné sur le site, les étudiants qui réussissent ont du succès juste parce qu’ils appliquent, en le sachant ou pas, les secrets de la réussite scolaire.

Sans l’application de ces secrets, il est impossible de réussir. Si on applique ces secrets correctement, on est sûr de tout réussir. Tout est donc question de stratégie d’étude, de «manière de travailler». Maintenant que nous sommes d’accord, on va donc dire que finalement, réussir ses études ou échouer dans ses études, c’est tout simplement de bien jouer (ou mal jouer), avec la «qualité de travail», et la «quantité de travail».

Pour réussir correctement, vous devez d’abord développer de bonnes stratégies de travail. Si vous y parvenez, vous passerez moins de temps à travailler, mais vous réussirez plus. Après avoir développé les bonnes stratégies de travail, vous pouvez alors augmenter le nombre d’heures de travail, et vous deviendrez excellent.

Inutile de rappeler que parmi ces 4 catégories, la pire de toutes est pour ceux qui ne travaillent pas, et ne réussissent pas. Ceux-là ont un problème de motivation, qu’ils doivent résoudre.

;;;;;• La meilleure des catégories

La meilleure des quatre catégories est celle où les élèves travaillent beaucoup, et réussissent bien. Ceux-là ont une bonne manière de travailler et ils travaillent beaucoup. C’est cette catégorie que vous devez chercher à atteindre. Sur le site, vous trouverez de nombreux conseils, méthodes, astuces, qui vous permettront d’atteindre cet objectif. Être un bosseur, et être un gagnant. Voilà ceux qui sont dans la catégorie des meilleurs.

 

Texte: Gervais N. Kamga (ABC champions.com)

http://www.apprendreaapprendre.com/reussite_scolaire/travailler-dur-ou-travailler-bien-les-4-categories-d-eleves-1692-8-2.html

Que se passe t-il dans la tête des nourrissons?

 

Parents

Dès ses premiers mois, le nourrisson imagine, anticipe, catégorise, calcule, connaît les lois de la physique et fait preuve d’un sens social. Cette découverte, qui doit beaucoup aux nouvelles techniques d’expérimentation, bouleverse notre compréhension de la cognition humaine.

Pour comprendre les bébés, on s’est longtemps contenté d’observer leurs actions. Jean Piaget (1896-1980) parlait d’ailleurs du stade « sensori-moteur » pour désigner les 0-2 ans. L’étude des concepts, des principes cognitifs, était quant à elle réservée aux enfants plus âgés. Or, les actions des bébés étant encore assez souvent maladroites, on admet aujourd’hui qu’on ne pouvait, par cette seule observation, mesurer leur réelle intelligence. Pour évaluer l’intelligence des bébés, les chercheurs ont compris qu’il fallait aussi s’intéresser à leur regard, c’est-à-dire à leurs réactions visuelles face à des stimulations que leur présente le psychologue.

Grâce à des moyens techniques, comme la vidéo et l’ordinateur, on peut enregistrer et mesurer très précisément ces réactions visuelles. C’est ainsi qu’on a découvert l’existence de la permanence de l’objet dès 4-5 mois – la capacité du bébé de concevoir qu’un objet continue d’exister lorsqu’il disparaît de sa vue – alors que la recherche par l’action d’un objet disparu, observée par Piaget, est plus tardive : 8 mois.

Au même âge (4-5 mois), le bébé montre aussi des capacités numériques qu’on ne lui soupçonnait pas jusque-là. Il est capable de faire des calculs tel 1 + 1 = 2 ou 2 - 1 = 1.

Les chercheurs ont aussi démontré, avec ces techniques, la capacité qu’ont les bébés dès 15 mois d’inférer des états mentaux chez autrui, c’est-à-dire leurs croyances vraies ou fausses. C’est ce qu’on appelle déjà une théorie de l’esprit et un sens social. Ces compétences apparaissent donc très précocement, bien avant l’émergence du langage articulé à 2 ans.

Des bébés physiciens

Les travaux les plus emblématiques de ce courant de recherche ont révélé l’existence d’un certain nombre de principes cognitifs fondamentaux à propos du monde des objets, principes considérés comme des « noyaux innés » du cerveau humain. En utilisant la méthode des réactions visuelles à des événements impossibles ou inattendus, il a été montré que, dès la première année de leur vie, les bébés sont surpris – ils regardent plus longtemps – quand l’unité d’un objet partiellement caché n’est pas respectée. Par exemple, un bâton dont le centre est caché par une boîte et qui, une fois ce cache ôté, apparaît en deux morceaux séparés par le vide du cache, plutôt qu’en un seul et unique objet.

Par ailleurs, nous savons aujourd’hui que les bébés maîtrisent très tôt un certain nombre de principes physiques :

le principe de contact : quand un cube de bois qui était immobile se déplace avant même d’avoir été touché par un autre cube qui se déplaçait dans sa direction ;

le principe de continuité : quand une balle roule derrière un écran et ressort d’un second écran sans avoir traversé l’espace qui sépare les deux écrans, c’est le principe de continuité ;

le principe de cohésion : quand une balle semble se déplacer selon deux itinéraires différents.

Les bébés savent aussi que certains de ces principes s’appliquent seulement aux objets inanimés. Ils ne sont pas surpris quand, par exemple, un être humain qui était immobile se déplace avant d’être entré en contact avec un autre qui se déplace dans sa direction. Ils savent que, dans ce cas, la causalité physique n’est pas requise. Les intentions mentales suffisent.

Programmés pour apprendre

L’ensemble de ces observations a conduit certains chercheurs à considérer que ces « connaissances noyaux » sont innées et qu’elles se manifestent dès la première année de la vie comme un cadre initial de compréhension du monde physique. D’autres psychologues pensent que c’est plutôt la faculté d’apprentissage par la perception, notamment par la perception visuelle, qui est innée : des bébés « programmés pour apprendre » ! Selon ce point de vue, les connaissances physiques du bébé ne seraient pas vraiment innées : elles se construiraient précocement par des mécanismes de catégorisation des situations perçues et de raisonnement sur les variables qui les caractérisent. La première position est innéiste et nativiste, la seconde est plus constructiviste.

Dans cette dernière perspective, les chercheurs ont tenté de comprendre comment se développent les connaissances des bébés en physique : quelles attentes acquièrent-ils, à quel âge et par quels processus d’apprentissage ? Ils ont ainsi montré que les bébés commencent à se forger un « concept initial » en observant des objets, leur support, leur occultation, leur collision et d’autres situations physiques. Puis progressivement, avec l’expérience, ils identifient une série de variables qui affinent ce concept initial, donnant lieu à des prédictions et des interprétations plus exactes.

En voici un exemple. On présente à des bébés de 3 à 12 mois des situations mettant en scène une boîte et un support. La boîte est placée dans plusieurs positions par rapport au support et le bébé estime (toujours par ses réactions visuelles) si elle doit rester stable. À 3 mois, le bébé a déjà un concept initial de support centré sur une simple distinction « contact/pas de contact » (distinction binaire) : quand la boîte est en contact avec le support, il s’attend à ce qu’elle reste stable, sinon à ce qu’elle tombe. Tout contact avec le support est jugé suffisant pour assurer la stabilité de la boîte. Dans les mois qui suivent, le bébé identifie progressivement une série de variables qui affinent ce concept initial. Autour de 5 mois, il commence à prendre en compte le type de contact entre la boîte et le support. Il s’attend maintenant à ce que la boîte reste stable quand elle est posée sur le support, mais pas quand elle touche le support latéralement. Après 6 mois, il commence à prendre en compte la quantité de contact entre la boîte et le support. Il s’attend dès lors à ce que la boîte ne reste stable que si plus de la moitié de la surface de son fond repose sur le support. D’autres affinements surviennent encore jusqu’à 12 mois.

Selon les chercheurs, c’est en étant confronté à des résultats inattendus que le bébé identifie des variables à des situations physiques et donc affine sa compréhension du monde. C’est ce qu’on appelle le démenti des prévisions. Pour reprendre l’exemple des boîtes, ce n’est que lorsque le bébé lui-même pose des objets sur des supports (après 6 mois) qu’il constate avec acuité que parfois les objets restent stables, parfois non. Ainsi, ce constat, s’il est perceptif, implique également l’action du bébé. Dans ce domaine, les psychologues ont avancé l’idée originale de faire avec les bébés de petites « expériences d’enseignement » pratiques ou d’amorçage (les induire à intégrer des informations clés), c’est-à-dire une pédagogie ou une didactique de la physique dès la première année de la vie.

En conclusion, même s’il existe chez le bébé une cognition physique précoce, voire innée, son affinement n’en exige pas moins un apprentissage par la perception et l’action. On sait en outre aujourd’hui que cet apprentissage est renforcé par d’étonnantes capacités d’inférence statistique qui permettent au bébé de comprendre et d’anticiper les événements qu’il perçoit. Un peu comme un scientifique !

 

https://www.scienceshumaines.com/dans-la-tete-des-nourrissons_fr_39541.html

La classe inversée : une nouvelle manière d'enseigner

Ce concept connait un succès grandissant : de plus en plus de professeurs à travers le monde modifient leur façon de “faire la classe” pour passer à un modèle plus pratique et plus humain. Ce modèle part d’une idée très simple : le précieux temps de classe serait mieux utilisé si on s’en servait pour interagir et travailler ensemble plutôt que de laisser une seule personne parler.

La classe inversée : plus qu’une méthode, une philosophie

Le fonctionnement est le suivant : les élèves reçoivent des cours sous forme de ressources en ligne (en général des vidéos) qu’ils vont pouvoir regarder chez eux à la place des devoirs, et ce qui était auparavant fait à la maison est désormais fait en classe, d’où l’idée de classe “inversée”. En réalité, on va surtout profiter du temps libéré en classe pour organiser des activités, des projets de groupe et des échanges qui vont donner un vrai sens au contenu scolaire. Beaucoup de variantes sont possibles, mais la finalité est de passer d’un modèle centré sur le professeur à un modèle centré sur l’élève afin de répondre aux besoins individuels de chacun.

Professeur guidant un groupe de travail

Il s’agit donc davantage d’une philosophie que d’une méthode à proprement parler. C’est une façon d’aborder l’enseignement, de repenser ce qui est fait en classe pour améliorer l’expérience d’apprentissage. C’est un outil au service du professeur que celui-ci peut adapter selon ses élèves et ses objectifs. Voilà pourquoi il existe autant de façons d’inverser sa classe que l’on peut en imaginer.

Les cours mis à disposition des élèves peuvent provenir de sources diverses, y compris du professeur lui-même s’il souhaite créer son