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Aujourd’hui, tout le monde est conscient de la dégradation et du recul de système éducatif au Maroc. Quelles en sont les causes et comment peut on y remédier?

Qu'est-ce qui peut conduire un apprenant à rattraper un retard académique considérable et briller dans ses études, un hémiplégique à remarcher, une cycliste à gagner des titres nationaux à près de 50 ans, un homme ordinaire à devenir l'un des principaux chefs d'entreprises ? La motivation !
Si de nombreuses questions restent en suspens, les recherches sur la motivation ont tout de même permis non seulement de combattre certains préjugés, mais aussi de dégager quelques généralités. Sans oublier que les recettes universelles sont rares, la motivation demeure avant tout liée à la personnalité, à l'éthique et à l'interprétation de chacun.
Cependant, peut-on motiver autrui ? Telle est la question de fond à laquelle se propose de répondre le présent cours, en trois parties.
1. Définition
• Motivation : comportement affecté par un motif, une énergie et une direction
Le nom motivation vient du latin movere qui signifie bouger. La motivation constitue donc un motif pour bouger. Ce motif répond à un besoin ou à un désir. Le motif pour bouger est alimenté par une énergie et nécessite une direction. Le motif, l'énergie et la direction visent à affecter un comportement, soit à produire une action.
On ne peut donc observer que l'action qui résulte de la motivation, pas la motivation elle-même, ce qui rend les théories sur la motivation très imprécises.
• Motivation extrinsèque et motivation intrinsèque
Traditionnellement, on constate deux formes de motivation : la motivation extrinsèque et la motivation intrinsèque.
La motivation extrinsèque est la forme la plus simple de motivation puisqu'elle s'appuie sur des relations causales (causes-conséquences). Si l'énergie est interne, le motif (la récompense ou la punition) et la direction sont essentiellement externes, c'est-à-dire qu'elles viennent de l'extérieur. Par conséquent, la motivation extrinsèque est la forme de motivation la moins performante, la plus aléatoire mais la plus facile à actionner.
En revanche, la motivation intrinsèque dont le motif et la direction sont essentiellement internes offre les plus grandes performances parce que l'énergie déployée, invariablement interne, est plus importante et plus constante. Mais plus délicate à obtenir, elle dépend uniquement des besoins et désirs des apprenants.
Cependant, cette distinction traditionnelle entre motivation intrinsèque et extrinsèque est de plus en plus combattue par les recherches les plus récentes. En tout cas, elles ne sont assurément pas cloisonnées ; plutôt interdépendantes.
• Les stimuli positifs et négatifs
Arthur Shopenhauer a été l'un des premiers savants à s'intéresser à la motivation. Ce philosophe allemand du XVIIIè siècle a en effet observé qu'on n'était pas simplement motivé, mais qu'on réagissait à des stimuli perçus comme positifs ou négatifs. Les premiers vont nous inciter à adopter un comportement en vue de s'en rapprocher, et les seconds en vue de s'en éloigner. On cherche à obtenir ou conserver ce qui est positif, à se débarrasser ou à ne pas acquérir ce qui est négatif.
2. Le mécanisme moléculaire de la récompense
La neuropédagogie a ceci de particulier qu'elle essaie de rendre plus performants les apprentissages en s'appuyant sur les neurosciences dont les progrès sont constants. Petit à petit, grâce au travail inlassable des chercheurs, le cerveau dévoile ses mystères.
Il n'est donc pas étonnant que la neuropédagogie fasse entrer dans son champ d'étude la motivation. Or la motivation est liée à la récompense qui sollicite des aires du cerveau et un mécanisme biochimique relativement bien identifiés.
Le système de la récompense (le « brain reward system ») sollicite ainsi des aires corticales et sous-corticales. Le cortex préfrontal (qui abrite les fonctions cognitives supérieures) interagit donc avec les aires limbiques (surtout l'amygdale et l'hippocampe) qui sont engagées dans les émotions et la mémoire.
Au cœur de ce processus, on retrouve le NAc ou noyau accumbens ; il y en a un par hémisphère. Le noyau accumbens est le centre de récompense du cerveau ; il est engagé dans le plaisir mais aussi l'addiction.
Sur le plan biochimique, on retrouve essentiellement des neurotransmetteurs comme la dopamine et la sérotonine, reconnus pour être des neurotransmetteurs du plaisir, mais aussi la noradrénaline et l'acétylcholine.
Au vu des aires engagées comme du mécanisme biochimique, la motivation est donc à la fois un processus conscient et inconscient, cognitif et émotif. Mais surtout une recherche du plaisir, une fuite du déplaisir.
3. Motivation consciente ou inconsciente
Lorsqu'on s'engage dans une action, les raisons qui justifient notre comportement ne sont pas toujours celles que l'on veut bien admettre, aussi peut-on affirmer que la motivation est dans certains cas un processus conscient, dans d'autres un processus inconscient.
Elle est un processus conscient en cas de mobiles explicites de réussite. Ces mobiles ont alors leurs racines dans les structures corticales.
En revanche, la motivation est un processus inconscient lorsque les mobiles de réussite sont implicites. Ces mobiles ont alors leurs racines dans les structures du cerveau médian.
Ces deux types de mobiles sont essentiellement indépendants.
4. Qu'est-ce qu'une récompense ?
On ne peut parler de motivation sans aborder la récompense. La récompense est un stimulus positif qui nous motive à le conserver ou à l'acquérir. Il comporte une charge émotionnelle importante. Ce stimulus positif revêt plusieurs formes.
D'abord, on peut observer un stimulus inconditionné (SI) qui provoque une réponse inconditionnée (RI), c'est-à-dire sans apprentissage ; soit un réflexe. Par exemple, la nourriture (SI) entraîne la salivation (RI).
Ensuite, on peut observer un stimulus conditionné (SC) à partir d'un stimulus neutre (SN) et qui entraîne une réponse conditionnée (RC). Par exemple, on présente plusieurs fois de la nourriture (SI) en faisant retentir une clochette (SN). L'animal en viendra à associer le son de la clochette avec le repas ; il salivera alors. Le son de la clochette qui était un stimulus neutre (SN) est donc devenu un stimulus conditionné (SC) dont la réponse – la salivation - est conditionnée (RC). Ce conditionnement pavlovien est la base de l'apprentissage associatif.
Le stimulus conditionné peut influencer la motivation extrinsèque, orientée vers le but, parce qu'un stimulus conditionné (SC) peut avoir autant de valeur qu'un stimulus inconditionné (SI). Par exemple, grâce au conditionnement, un animal peut être autant motivé à entendre le son de la clochette qu'à lui présenter la nourriture. Le son de la clochette activera les zones du plaisir et pour obtenir cette récompense – écouter le son-, on peut le conduire à presser un bouton. Cette motivation conditionnée est abondamment employée dans les techniques de marketing (pour créer un comportement compulsif d'achat par exemple), mais aussi dans les apprentissages.
On croit à tort que le fait de savoir ce qui va se passer nous motive à agir ou à ne pas agir. En réalité, la connaissance ne détermine pas l'action. C'est la valeur que l'on accorde à accomplir ou ne pas accomplir une tâche qui prime. Par exemple, je suis en plein désert avec un ami, or s'il me reste un peu d'eau, mon compagnon d'infortune a consommé toute sa part. Je sais que si je conserve l'eau pour moi seul, je prolongerai assurément ma vie de quelques jours. Je prendrai ma décision non pas en fonction de ce savoir, mais en fonction de la valeur que j'accorde à la décision : partager ou ne pas partager la précieuse eau. Cela illustre parfaitement bien l'aphorisme de Blaise Pascal : « Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point, on le sait en mille choses ».
Récompenser quelqu'un pour son action, c'est créer une association entre la représentation sensorielle (on perçoit) et cognitive (on analyse) de cet événement et une réponse émotionnelle (on répond avec le cœur). Récompenser une action, c'est conditionner à accorder de la valeur à l'action ; c'est renforcer le processus émotionnel.
Le système de récompense est au cœur des processus de motivation. L'incapacité à être satisfait et trouver du plaisir (stimuli de récompense) comme le désir excessif pour certaines récompenses sont des symptômes de désordres mentaux comme la dépression ou l'addiction.
5. La motivation, un processus largement émotif
La motivation est un phénomène cognitif, mais aussi émotif. C'est par le biais de l'émotion que le cerveau va évaluer s'il faut agir ou non. L'émotion se situe en amont de la motivation en ce qu'on va agir pour rencontrer une situation plaisante ou fuir une situation déplaisante. Mais l'émotion est également présente en aval de l'action en ce qu'on éprouvera une émotion positive en cas de succès ; une émotion négative en cas d'échec.
En fonction du sort (succès ou échec) de l'action, l'émotion ressentie en aval provient essentiellement de l'éducation (le conditionnement) parentale, surtout lorsque les parents donnent une récompense ou une punition selon que l'on ait fait preuve de compétence ou d'incompétence.
• Weiner et la théorie de l'attribution causale
Bernard Weiner est un psychologue cognitiviste, professeur à la célèbre UCLA, spécialiste de la motivation. Il est le fondateur de la théorie de l'attribution causale qui tente d'expliquer pourquoi les gens font ce qu'ils font.
Les facteurs qui affectent le plus l'attribution causale sont les efforts, la difficulté de la tâche, les capacités de l'apprenant et aussi la chance.
L'attribution causale repose sur un processus en trois étapes :
- Le comportement est observable;
- Le comportement est intentionnel ;
- Le comportement est attribué à des causes internes ou externes.
Selon Weiner, on attribue la réussite ou l'échec de nos actions à des causes en fonction de trois dimensions binaires :
- on attribue le succès ou l'échec de l'action à soi-même (cause interne) ou à une cause extérieure (cause externe) ?
- Les causes sont-elles persistantes (stabilité) ou changeantes (instabilité) ? Autrement dit, A va-t-il toujours donner x, ou peut-il donner y ou z ?
- Les causes sont-elles contrôlables comme le talent ou les compétences ou incontrôlables comme la chance ou les actions d'autrui ?
Weiner pense également que certaines dimensions vont provoquer des émotions spécifiques, et leur donne donc une valeur prédictive. Par exemple, un étudiant connaîtra une émotion positive s'il attribue le succès à son intelligence conjuguée à ses efforts (cause interne, stable et contrôlable). Il sera donc motivé à se frotter à des tâches similaires mais plus difficiles.
En revanche, si la tâche était trop facile (cause externe, instable et incontrôlable), alors il ne se frottera pas à des tâches similaires mais plus difficiles. En effet, il ne retirera aucune fierté (émotion positive) d'une part, quand d'autre part ses capacités (causes internes et stables) n'auront pas été éprouvées. Aussi cet étudiant craindra-t-il l'échec. Non seulement on n'est pas motivé par ce qui semble trop facile ou qui n'a pas beaucoup de valeur, mais aussi on peut tout simplement être complètement démotivé.
Si un étudiant attribue l'échec à un manque d'intelligence (cause interne, incontrôlable et stable), il ne sera pas prêt à recommencer cette tâche parce qu'il éprouvera un sentiment négatif, la honte.
En revanche, si un étudiant attribue l'échec à un manque de travail (cause interne, instable et incontrôlable), il pourra recommencer avec une motivation accrue, malgré un sentiment de culpabilité.
Si la théorie de l'attribution causale de Weiner se vérifie empiriquement, elle ne revêt pas de règle générale parce que le problème majeur se situe dans l'interprétation personnelle que l'on donne aux causes.
Par exemple, certaines personnes pensent que l'intelligence est un don ; ils lui attribuent donc une cause interne, stable et incontrôlable. En revanche, d'autres personnes pensent que l'intelligence est une compétence que l'on peut acquérir ; ils lui attribuent donc une cause interne, instable et contrôlable.
Seul un profilage précis permet de savoir comment fonctionne la motivation de chaque individu.
Malgré tout, on peut retenir de cette théorie quelques règles générales absolues :
- Pour conserver une motivation suffisante, la difficulté d'une tâche doit être proportionnelle aux capacités de l'individu ;
- On évite de récompenser la réussite et de sanctionner l'échec. La réussite est la récompense et l'échec la sanction. Toute autre action provoque un conditionnement qui a pour effet de briser la motivation intrinsèque – la plus performante – au profit de la motivation extrinsèque.
• Les théories de John Atkinson et Reinhard Pekrun
John Atkinson, un précurseur sur les théories de la motivation, attribue un impact important à l'anticipation de la fierté ou de la honte. Pour lui, cette anticipation est le moteur de l'action.
Selon ces théories, l'apprentissage peut être divisée en 3 composantes :
- un espoir : les étudiants croient en leurs capacités, en leur efficacité;
- une valeur : buts, raisons, intérêts ; maîtrise, performance ;
- un sentiment : c'est le côté affectif
Reinhard Pekrun affirme que l'émotion joue comme un médiateur cognitif et motivationnel dans le contexte de l'apprentissage. Sa théorie explique comment 3 catégories d'émotions peuvent affecter la motivation et l'apprentissage :
- les émotions relatives à un processus. Elles se produisent pendant un acte d'apprentissage : l'étudiant éprouve du plaisir ou de l'ennui ;
- les émotions prospectives : elles se produisent avec l'anticipation d'un résultat : espoir ou anxiété ;
- les émotions rétrospectives qui se produisent après la fin d'une tâche : fierté ou honte.
BIBLIOGRAPHIE INDICATIVE (extrait)
1. Ouvrages de base
Collectif : Concise Learning and Memory, chap.23 et 24
Collectif : Encyclopedia Of Educational Psychology
Collectif : Handbook of Psychology, vol. 07
2. Revues :
Journal of Educational Psychology
Journal of Research in Science Teaching
American Psychologist
British Journal of Educational Psychology
Research on motivation in education
http://neuropedagogie.com/methodologie-generale/la-motivation/theories-generales-sur-la-motivation.html
Le problème du professeur débutant, c’est la gestion de l’ambiance de classe. Par ambiance, il faut bien sur comprendre bavardages, mais de dire j’essaie de gèrer au mieux l’ambiance de ma classe c’est toujours mieux que d’avouer qu’on essaie, avec difficulté de rétablir l’ordre dans un chaos bien organisé. En tout cas, sur le tas, on apprend, mais je cherche encore la recette miracle...
Une fois qu’on a tout testé pour faire cesser les bavardages, on se demande par quel miracle on va bien y arriver. Une recherche sur Google plus tard, et quelques heures de lectures absorbées, on se dit que c’est un bien vaste sujet que la gestion du bavardage en classe.
Google ne se trompant jamais, le premier lien sur la recherche "bavardage en classe" fut le bon, et j’ai déniché [1], La communication en classe : onze Dilemmes de Philippe Perrenoud. [2]
Extrait d’une publication de Philippe Perrenoud, [sources consultables en ligne
Premier dilemme :
Comment contrôler la prise de parole sans stériliser les échanges, tuer la spontanéité, le plaisir ?
Second dilemme :
Comment ménager une certaine équité sans blesser les uns et faire violence aux autres, sans interférer avec les règles du jeu social ?
Troisième dilemme :
Comment respecter les formes de la communication et de la langue sans réduire les élèves au silence ou aux banalités prudentes ?
Quatrième dilemme :
Comment valoriser l’expression ouverte et honnête des idées et des sentiments sans dénier aux élèves le droit d’être des acteurs, donc parfois de dissimuler et d’enjoliver ?
Cinquième dilemme :
Comment faire entrer la vie dans l’école sans attenter à la sphère intime des élèves et des familles ? Comment traiter l’élève comme une personne et l’impliquer dans des activités qui ont du sens pour lui sans l’exposer ?
Sixième dilemme :
Comment ne pas aseptiser la communication, la vider de toute référence à la vie et à ses contradictions, aux conflits sociaux, sans mettre les élèves et les enseignants en danger ?
Septième dilemme :
Comment ne pas euphémiser la part du pouvoir dans la communication sans mettre en cause l’autorité du maître ? Comment donner des outils d’analyse et de négociation sans en être la première cible ?
Huitième dilemme :
Comment impliquer les élèves dans le projet principal sans les priver du droit de bavarder ? Comment trouver l’équilibre entre le contrôle tatillon des propos et l’explosion des conversations particulières ?
Neuvième dilemme :
Comment faire une place aux représentations des apprenants sans mettre en circulation des théories fausses et leur donner crédit ? Comment autoriser chacun à dire ce qu’il croit sans tomber dans le relativisme ou l’obscurantisme ? Comment travailler avec l’erreur sans la légitimer ?
Dixième dilemme :
Comment laisser un espace à la construction interactive des savoirs sans que la conversation aille " dans tous les sens " ? Comment ne pas canaliser complètement la communication didactique sans perdre pour autant tout fil conducteur ?
Onzième dilemme :
Comment faire une place à la métacommunication et à la recherche de sens sans déstabiliser le groupe-classe et se trouver en porte-à-faux par rapport aux attentes de l’institution ?
Voilà, tout y est ! L’auteur de la publication a fait un sacré boulot d’analyse et de synthèse, et c’est un vrai régal de lire son argumentation.
Maintenant il ne reste plus qu’à trouver la solution ... C’est très simple, il y a onze enigme à résoudre ...
J’ai presque tout essayé... Depuis là rentrée, il y a du mieux, c’est incontestable, mais ce n’est pas encore ça ... Du moins je psychose beaucoup sur le bavardage, je trouve que cela bavarde, est-ce vrai ou s’agit-il d’une invention de mon esprit ?
Début septembre, j’ai testé la technique de la réprimande orale, au début, ça marche, et si ça marche c’est parce que les élèves ne savent pas de quoi l’enseignant est capable lorsque les réprimandes se succèdent.
Puis, dès qu’ils se rendent compte qu’en cas de multiples réprimandes successives il ne se passe rien, qu’il n’y a pas de sanction plus dure, ils ont un peu tendance à se lâcher ... Après tout, une réprimande de plus ou de moins, ce n’est pas la mort !!!
Fin septembre, un peu débordé et pris de cours, j’ai testé « les croix dans le cahier », et là ils ont bien ris. Ils ont du pensé que je ne savais pas ce que je faisais, quand au bout de quinze jours j’ai débarqué tout joyeux, avec mon cahier et je leur ai expliqué que dorénavant, j’allais mettre des croix quand ils parleraient.
Ils étaient légèrement mort de rire, et j’ai fait ça deux séances, puis j’ai arrêté, ce n’était pas du tout efficace, car quand je mettais "une croix", ça râlait, ça protestait, et donc finalement cela perturbait d’avantage la classe !
Et puis je fais quoi quand j’ai trois croix ? Un solitaire ?
Début octobre, ce fut la panique à bord, je ne gérais plus grand chose et je négociais alors avec le professeur principal la réalisation d’un plan de classe, pas super efficace, mais ça permet de séparer les leaders. Enfin, le plan de c’est comme toutes les méthodes quand ça dérape, il faut être ferme, sinon les dérapages se multiplient. Et comme je n’ai pas une tête qui impose le respect ...
Ne voulant pas crier, en ayant un peu marre de faire la police, j’ai récupéré fin octobre la demi heure de vie de classe, et j’ai proposé à mes élèves de les responsabiliser : Auto-régulation et auto-discipline furent alors les maîtres mots du débat, et après avoir posé les bases de ce système de régulation, on a testé, et ce ne fut pas trop concluant, du moins pas assez à mon goût...
A ce moment là, j’ai décidé de pondre les règles de vie en classe, et là le problème c’est que les élèves qui ne posaient pas de problème en classe sans les règles de vie, les appliquèrent sans aucun problème, tandis que les autres, ceux pour lesquels j’ai fait les règles, ils se foutent un peu. Donc il va falloir sévir très bientôt.
Le problème, c’est qu’il faut établir des règles, ET en même temps une échelle de sanction en cas de non respect, il faut que le faire de manière très claire, et bien s’y tenir pour ne pas "paraître injuste".
J’ai déjà posé les règles de vie en classe, il me reste donc à établir une échelle de sanction adaptée.
Bien sûr, la meilleur méthode pour ne pas avoir de bavardages dans sa classe, c’est assurément d’être un très bon enseignant, et là les élèves te respectent naturellement, "faire autorité et non pas imposer l’autorité". Mais alors, comment être un bon enseignant ? Vaste débat ! Et encore plus dur, comment être un bon enseignant quand on débute ?
Les enseignants de langue sont de plus en plus nombreux à utiliser les blogs dans le cadre de leur enseignement et à reconnaître les intérêts pédagogiques que leurs usages, très variés, induisent.
Une première utilisation possible du blog est celle du blog enseignant, principalement géré par le professeur, qui peut être utilisé dans un cadre personnel ou en classe.
Le site personnel, rassemblant des textes, des liens et éventuellement des images, de la vidéo ou du son, est un des usages les plus répandus des blogs. L'objectif de ce type de blog est d'élaborer et de transmettre de l'information. De nombreux enseignants se sont déjà emparés de cette technologie pour créer un site pédagogique : ils y proposent des ressources en ligne, partagent des idées d'activités à réaliser en classe, décrivent comment ils utilisent telle ou telle technologie dans leur cours, etc. Le blog présente l'avantage de pouvoir être créé beaucoup plus facilement qu'un site web, dont la réalisation nécessite, contrairement au blog, de posséder des compétences en informatique.
José María Campo propose ainsi dans son blog Fle d'artifice des ressources, des expériences pédagogiques et des outils pour les enseignants espagnols qui souhaitent intégrer les TICE en classe de français langue étrangère. Lancé en juillet 2007 par un jeune professeur de FLE, Acide FLE propose également de nombreuses ressources : l'auteur revient notamment sur des questions fréquentes concernant l'exercice du métier de professeur de FLE : le master FLE est-il nécessaire pour être professeur de FLE ? Peut-on enseigner le FLE en France ? Comment devenir prof de FLE ? Le jeune bloggeur partage par ailleurs son expérience personnelle en proposant des idées d'activités (chanson, géographie, jeux ) et des conseils pratiques sur la gestion de la classe : comment disposer sa classe ? Comment assurer son autorité en classe ? L'auteur du blog évoque enfin des questions didactiques, comme l'utilisation du manuel pour l'enseignement du FLE ou encore les moyens de faire en sorte que les étudiants retiennent mieux ce que l'enseignant écrit au tableau.
Le blog offre un environnement particulièrement approprié pour réfléchir et pour partager ses réflexions. Il peut ainsi servir de support pour revenir sur ses expériences professionnelles, commenter un article de didactique, décrire ce qui fonctionne ou ne fonctionne pas dans sa classe, etc. L’intérêt du blog dans ce contexte est qu’il permet à son auteur de bénéficier de l’éclairage de collègues qui s’intéressent à des sujets semblables et qui pourront alimenter ses réflexions par des commentaires ou des écrits complémentaires. Le blog constitue également un moyen efficace pour créer un réseau de connaissances.
Le blog de Mario Asselin, directeur de l'Institut St Joseph à Québec, constitue une illustration parfaite de cet usage des blogs. Mario tout de go raconte en effet sous forme de réflexions, d'expériences et de découvertes l'itinéraire d'un enseignant qui veut faire partager les nouveaux horizons pédagogiques ouverts par les nouvelles technologies et notamment par les blogs. Signalons également le blog FLE et alphabétisation pour adultes de langue chinoise, dont l'objectif est de permettre une meilleure information et une plus grande communication entre les acteurs de la formation des publics sinophones : il rassemble des informations sur les écoles associatives chinoises, des profils de formateurs ou aspirants formateurs ainsi que des analyses d'outils susceptibles d'être utilisés avec ce public. Le blog FLE Attaque est destiné quant à lui à la promotion des métiers du FLE/FLS et à la défense des droits des différents acteurs : il regroupe des informations d'ordre général sur le FLE/FLS, une présentation des différents acteurs du domaine (associations, groupes de professionnels) en France ou à l'étranger ainsi que des informations générales sur les syndicats et les conventions collectives. L'association de didactique du français langue étrangère (ASDIFLE) a également lancé en 2008 un blog dont l'objectif est de susciter des débats sur des questions didactiques, en particulier sur les problématiques traitées lors les rencontres annuelles de l'association. Franc-parler, enfin, a mis en ligne fin 2007 un blog de chroniques professionnelles qui donnent la parole à des enseignants de français, mais aussi à des formateurs, des étudiants ou des acteurs du monde de l'éducation, de pays différents, qui rendent compte, sur plusieurs mois, de leur expérience professionnelle. La publication de ces témoignages constitue un moyen de valoriser leur travail, et de susciter, par la juxtaposition des expériences et des points de vue, la réflexion. Les lecteurs sont invités à réagir à leur tour aux articles publiés dans le blog en fonction de leurs propres expériences.
Le blog peut également servir de support pour un travail de recherche ou pour la gestion d'un projet. Grâce au classement chronologique des articles, le blog permet en effet de raconter les différentes étapes d'une recherche (beaucoup d'étudiants en thèse par exemple l'utilisent) ou d'un projet pédagogique. Le blog peut ainsi servir de carnet de bord permettant de suivre le déroulement d'un projet. Rapide et simple à réaliser, le blog est également de plus en plus utilisé comme support d'information et de communication dans l'organisation de rencontres professionnelles : l'ASDIFLE l'utilise par exemple pour l'organisation de ses rencontres annuelles.
Enfin, le blog peut être utilisé comme portfolio dans lequel l’enseignant peut analyser ses expériences professionnelles ou encore garder une trace des formations reçues.
Le blog d'un ancien correspondant de Franc-parler au Gabon : Edgard Bokoko, enseignant de lettres au lycée national Léon-Mba, à Libreville, a choisi cet outil pour sa facilité d'utilisation. On y trouve des articles d'actualité (sur l'éducation et la politique), des textes culturels (articles, poèmes, pièces de théâtre, livre du mois...) et des textes pédagogiques.
Dans le cadre de la classe, l’enseignant peut développer via le blog un espace de consultation et d’accompagnement pour ses étudiants. Dans ce type de blog, les étudiants peuvent répondre aux billets postés par l’enseignant mais ne sont pas auteurs principaux. Voici quelques utilisations possibles d’un blog administré par l’enseignant :
Le blog peut servir de support pour fournir des informations pratiques sur les cours telles que le rappel des devoirs, les sujets à venir, le planning des cours, etc. Ainsi, Dolores Alvarez utilise le blog comme guide de toutes les compétences que ses étudiants de FLE devront acquérir au cours de l’année.
Le blog peut également constituer un outil complémentaire au travail réalisé en classe sur lequel les apprenants peuvent se rendre depuis leur ordinateur personnel ou depuis les postes informatiques de l’établissement. Le professeur peut ainsi utiliser le blog comme support de cours dans lequel il publie des résumés de son cours ou propose une trace écrite du contenu le plus important à retenir. L’enseignant peut aussi proposer sur un blog des ressources en ligne commentées, des activités pédagogiques ou des conseils de lecture qui complèteront les sujets abordés en classe, ou encore insister sur une compétence particulière (la lecture, l’écriture…).
Pour aider les Russes qui apprennent le français en dehors des pays francophones et donc qui manquent de pratique orale, Nadia Ivanova a ainsi décidé d'écrire chaque jour dans son blog La Brocante un petit article autour d'une expression idiomatique, avec des exemples de son emploi à l'oral et leur traduction en russe. Cette entrée vient s'insérer automatiquement dans le "fil des amis" des abonnés à la communauté qui se constituent ainsi un vocabulaire d'expressions idiomatiques. Rodolphe Meidinger, enseignant de FLE à l'université nationale de Chungbuk en Corée, a pour sa part créé un blog pour que les étudiants qui participent à ses cours puissent s'exprimer en français. Les étudiants présentent dans ce blog intitulé L'atelier de français les traditions (gastronomie, architecture, sports, etc.) et les artistes de leur pays. Dans son blog Apprentissage du français, Jean-Nicolas Lefilleul, propose pour sa part aux étudiants de FLE de nombreuses ressources en ligne pour perfectionner leur apprentissage du français (cours de FLE, exercices en ligne, leçons de grammaire, etc.). Les formateurs sont également de plus en plus nombreux à utiliser les blogs pour accompagner les formations qu'ils proposent, à l'image du blog Réseau pensant, réalisé par un formateur TICE : le blog permet en effet de garder une trace des supports de cours, d'exposer les travaux des stagiaires et de garder contact, une fois la formation terminée.
Le blog peut également être utilisé comme espace d'enseignement sur lequel les étudiants réalisent des tâches ou des scénarios pédagogiques proposés et accompagnés par l'enseignant (un parcours sur Internet, l'étude d'un genre journalistique, des activités de vocabulaire, des jeux pour travailler la grammaire, etc.). Cette application pédagogique des blogs a été expérimentée par plusieurs enseignants de français langue étrangère : le blog Carnet FLE 2006 propose par exemple à des étudiants en FLE de l'université de Léon (en Espagne) différentes tâches et activités pédagogiques réalisées dans la salle d'ordinateurs à partir de ressources numériques (questions de compréhension d'une vidéo ou d'une chanson, rallyes, etc.), tout comme le Blog français du tourisme, projet interactif qui vise à optimiser le rendement des ressources d'apprentissage sur Internet. Le blog de Sadurni Girona, enseignant de FLE en Espagne, propose également des activités pédagogiques que les étudiants peuvent réaliser directement en ligne.
L'enseignant peut aussi proposer sur un blog des activités destinées à être réalisées en autonomie par les apprenants. Le blog GabFLE s'adresse ainsi aux apprenants de FLE voulant progresser en étudiant de manière autonome. Il propose des interviews audio (mais aussi écrites) accompagnées d'exercices sous formes de quiz, ainsi que des remarques sur la langue.
Le blog peut également être un support motivant pour développer plus particulièrement la compétence d'expression écrite. L'enseignant peut ainsi inviter ses apprenants à publier des commentaires ou des billets sur différentes questions : commentaire d'une citation, réaction à la lecture d'un texte en ligne proposé par le professeur, dictionnaire de classe (le professeur propose chaque semaine une expression idiomatique, les étudiants doivent écrire/inventer la définition, trouver des exemples contextualisés ou encore proposer un équivalent en langue maternelle). Dans L'atelier FLE, une enseignante propose ainsi un atelier d'écriture dont le principe est le suivant : commenter une photographie à la manière d'un écrivain ou d'un artiste célèbre (Rimbaud, Rabelais ou Chris Marker). Utilisé par plusieurs enseignants de FLE pour travailler l'expression écrite de leurs apprenants (niveau avancé), le blog d'écriture collective Les Impromptus Littéraires consiste quant à lui à proposer des "variations autour d'un même thème" ("l'art de perdre son temps", "un petit déjeuner en déconfiture", "comment dire je t'aime sans se compromettre", etc.). Le thème est mis en ligne dans la nuit du dimanche au lundi, les textes doivent être soumis une semaine après. Chaque texte publié peut ensuite être commenté par les visiteurs ou contributeurs.
Le blog classe est le résultat d’un travail collaboratif de la classe. Plusieurs utilisations sont possibles :
Le blog peut servir de cahier de classe dans lequel peuvent être affichés les activités réalisées en classe (production d’activités communes, exemples de travaux d’élèves) éventuellement accompagnées de photos commentées, l’histoire de la classe, le calendrier, les sujets des devoirs à rendre, etc.
C'est dans cette perspective qu'a été créé le blog de la classe V7SO du collège d'Apples en Suisse : on y trouve les productions des élèves, des comptes rendus des expériences de la classe, une présentation des élèves... De même, sur le blog de la Classe Carrière de l'Institut St Joseph à Québec, lancé par Mario Asselin, sont affichés les messages d'intérêts publics, les travaux des élèves, etc. François Arnal incite également ses élèves du lycée François Mauriac-Forez, dans la Loire, à publier dans un blog leurs travaux et leurs réflexions (concours photos, voyage scolaire, manifestations étudiantes, etc.).
Le blog peut être utilisé de façon plus précise pour mettre en valeur un projet de classe. C'est cet objectif qui a prévalu à la création du blog de la classe d'accueil du collège Pierre-Sémard de Bobigny Projet d'écriture créative sur Internet. Durant l'année scolaire 2004-2005, les élèves sont partis à la découverte les uns des autres en déclinant le thème de la gourmandise dans toutes les langues et dans toutes les cultures. Le blog se présente comme une archéologie de l'écriture de la classe dans ces divers temps forts. Les expériences de la classe sont ainsi visibles par tous (y compris par les familles restées au pays) et offrent la possibilité d'un prolongement multilingue (traduction, commentaires dans d'autres langues).
Par leurs fonctionnalités, les blogs favorisent le partage des connaissances et la construction coopérative de projets pédagogiques entre étudiants ou entre les membres d'une communauté éducative. En effet, chaque participant peut créer des messages et répondre aux autres, contribuer à l'enrichissement et à la mise à jour des informations dans un même contexte de travail. Le blog permet également à chacun de disposer à tout moment d'une vue globale de l'ensemble des informations.
Le blog peut constituer un outil intéressant pour des projets tels que la création d'une newsletter de la classe regroupant les articles écrits par les étudiants et leurs photos, une radio (en utilisant la technologie du Podcast), un journal de classe, un roman photo, le journal d'un voyage scolaire (exemples : Voyage en Savoie, Voyage en Sicile des élèves de quatrième du collège Jean Bullant d'Ecouen).
Le blog se prête particulièrement bien à des projets d'écriture. Gabriela Vernetto a par exemple utilisé cette technologie pour créer Jeux de langue, langues en jeu dont l'objectif est de favoriser le dialogue interculturel en sensibilisant les jeunes à la pluralité et à la diversité des langues, des cultures et des traditions d'autres pays. Ce blog, lancé à l'occasion des Netdays 2004 et ouvert à toutes les écoles, tous les collèges et lycées et toutes les universités du monde, s'articule en trois sections : le "Petit dico des expressions imagées" qui recueille les locutions figurées et leur équivalent dans d'autres langues, "Fais-moi signe !", destinée à apprendre les gestes de la communication quotidienne pour éviter les malentendus et les incompréhensions et "Langues en folie" qui recueille des jeux de langue. Pour en savoir plus sur ce projet, consultez l'article qu'elle a rédigé pour Franc-parler.
Citons également le blog développé par Thierry Baruch pour développer l’expression écrite et artistique des élèves de sa classe de CM1.
"Globalement, au départ, il s’agit de favoriser l’expression "libre", sans consigne prédéfinie. Après un premier texte d'un élève, les autres rédigent des commentaires que je note sur un cahier. Puis ces commentaires donnent lieu à des discussions pour savoir si les règles d’écriture ont été respectées ou pas par l’auteur. Enfin, dernière étape, l’auteur corrige son texte sur son cahier d’écrivant et la nouvelle version est ensuite dactylographiée par l’élève qui la met en ligne lui-même. J’ai également mis en place un référentiel sur le modèle des ceintures de judo avec des compétences à acquérir, par exemple : écrire un texte d’un certain nombre de lignes, utiliser les pronoms pour éviter les répétitions, savoir délimiter une phrase avec une majuscule et un point, etc."
Les fonctionnalités offertes par les blogs (notamment la fonction "commentaire") favorisent l’interaction et la communication.
Le blog peut servir d’espace de communication entre professeur et élèves, par exemple pour mettre en évidence des problèmes spécifiques apparus en classe et en discuter avec les élèves, réfléchir sur le déroulement des cours ou encore poursuivre les discussions entamées en classe. L’enseignant peut également proposer des permanences virtuelles pendant lesquelles les élèves peuvent lui poser des questions. Le blog Formation TICE a ainsi été conçu comme un lieu de rencontre et de partage entre le formateur et les stagiaires du module TICE d’un cours de formation pour les enseignants du Val d'Aoste. Le blog peut également être un lieu d’échange entre l’enseignant et chaque élève en particulier. Mario Asselin, directeur de l’Institut St Joseph à Québec a ainsi créé pour chaque élève un blog qui permet à l’élève de communiquer avec son enseignant, formuler des commentaires, solliciter une aide particulière, échanger des fichiers, etc. Il trouve au même endroit toutes les communications que l'enseignant pourrait souhaiter lui adresser individuellement. Cet espace est personnel et privé, et est réservé à l'accompagnement pédagogique propre à la relation maître-élève. Il est protégé par un mot de passe que seul l'élève, son enseignant et ses parents peuvent connaître.
Le blog peut également être utilisé comme un espace de rencontre où les apprenants de la classe peuvent interagir les uns avec les autres. On peut par exemple imaginer la création de discussions filées, avec des responsabilités (poster sur la liste de discussion, publier des ressources, etc.). L’intérêt est qu’il permet de développer l’esprit de groupe et de libérer la parole des élèves les plus timides.
Le blog offre de nouvelles possibilités pour la correspondance de classe dans la mesure où il peut constituer un espace virtuel d'échange entre classes. Le projet d'échange entre étudiants français en Europe Europaul illustre ce nouveau type d'échanges rendus possibles par le blog. Au cours de ce projet, les étudiants de l'université Léon, en première année de philologie, se sont présentés dans de courts textes où ils se racontaient en accompagnant leur texte d'images de leur ville, de leur région, etc. Sur le blog Eurosphère, les élèves du lycée Camille Schneider de Molsheim (en Alsace) s'expriment et réagissent sur les sujets de leurs choix. Rejoint par des classes de Roumanie, Slovénie et d'Espagne, le blog est devenu l'occasion d'échanger sur la France, les Français et les stéréotypes... Citons également ce projet de correspondance de classe (en anglais) entre une classe de collège française et des élèves japonais au cours duquel les élèves français ont présenté la France, leur région, discuté des modes de vie des Français, de leurs goûts et de leurs passions.
Le blog peut également être utilisé pour la création d’un colloque virtuel avec invités, débats, actes et archives ou encore service d’outil d’interaction avec un invité mystère (professeur, restaurateur, écrivain, artiste…) dont les apprenants doivent deviner l’identité en posant des questions.
L’enseignant peut encourager chaque apprenant à créer son blog de façon libre ou encadrée. Plusieurs utilisations sont encore une fois envisageables :
Les apprenants peuvent utiliser le blog comme portfolio personnel dans lequel ils pourront publier leurs travaux, enregistrer leur expérience en classe ou leurs réactions face à leur processus d’apprentissage. Le blog constitue dans ce cas un outil d’analyse réflexive et d’auto-évaluation. Comme le souligne André Roux, en effet,
"les élèves qui tiennent un blog ont, grâce à la fonction d’archivage de leurs articles, la possibilité de voir l’évolution de leurs textes (clarté des idées, importance accordée à la structure, au style et à la syntaxe, rigueur orthographique). Un élève peut donc, accompagné de son enseignant et de ses pairs, faire un retour "en arrière" et comparer ses productions pour devenir un scripteur plus efficace".
Cette fonction de portfolio a été éprouvée par les apprenants de français d’une classe de lycée au Brésil (exemples 1 et 2) et par la classe Carrière de l’Institut St Joseph à Québec : chaque élève de la classe dispose d’un portfolio numérique comprenant ses productions (textes, images et fichiers de diverses natures), des textes et des analyses réflexives. Dans la section "commentaires", se retrouve une possibilité de dire "ce que je pense de ce que j’ai publié". Dans les rubriques, il y a une façon d’archiver par catégorie toute trace d’un produit fini ou d’une pièce "en voie de constituer un travail".
L’enseignant pourra également inviter les apprenants à se servir de leur blog comme cahier virtuel dans lequel ils peuvent intégrer par exemple des comptes rendus de lecture, donner leur avis sur des thèmes traités en classe en utilisant le vocabulaire et des expressions apprises en cours ou encore documenter une recherche sur Internet (les élèves peuvent y ajouter des liens et des photos, classifier, organiser leur matériel).
L’enseignant peut également encourager l’apprenant à créer son blog personnel dans lequel il pourra s’exprimer dans la langue cible sur des thèmes qui l’intéressent. L’élève pourra par exemple rédiger un compte rendu hebdomadaire sur les activités réalisées dans le cadre de la classe, publier des commentaires sur le contact personnel qu’il a eu avec la langue cible hors du contexte classe (les chansons, la télévision, le cinéma, les voyages), décrire des moments de sa vie de tous les jours, parler de sa région, de son pays, de ses loisirs, commenter l’actualité, des articles/livres, un voyage, recommander des films, des chansons ou des jeux ou encore inviter d’autres personnes à réagir sur des thèmes qui l’intéressent. Régulièrement depuis décembre 2006, une jeune apprenante de FLE à Calcutta, en Inde, rédige ainsi des articles en lien avec la langue française – réflexions sur l'étymologie d'un mot, une citation, l'origine d'une expression, biographies d'auteurs français, ou encore explication d'un point de grammaire – : "Ce blog est un moyen pour moi de pratiquer le français mais aussi les autres langues que j'apprends" explique-t-elle en effet.
Le blog offre plusieurs possibilités d’évaluation :
En se lançant dans l’aventure des blogs, l’enseignant devra tenir compte d’un certain nombre de difficultés ou de contraintes :
La connexion : l’utilisation des blogs nécessite une connexion à Internet.
Le logiciel : le choix de l’outil en fonction de besoins pédagogiques définis préalablement est très important. Les outils de publication de blogs sont en effet souvent moins souples que les outils de création de pages web traditionnelles. Voir à ce sujet notre comparatif des outils de blogs.
La motivation des élèves : beaucoup d’enseignants qui commencent à utiliser en classe les blogs pensent que le facteur de nouveauté suffit à susciter chez les apprenants l’envie de les utiliser. Or les blogs fonctionnent lorsque les apprenants prennent l’habitude de s’en servir. Si les élèves ne sont pas encouragés à mettre à jour régulièrement leur blog, ils risquent de s’en désintéresser. Pour maintenir l’intérêt des apprenants, l'enseignant pourra se tenir à quelques règles, par exemple répondre rapidement aux messages postés par un bref commentaire, poser des questions sur ce que l’apprenant écrit pour créer le désir d’écrire, encourager les apprenants à lire et à répondre à leurs camarades, exiger que les élèves participent à l’alimentation du blog et faire de cette activité un devoir de classe, encourager les apprenants à poster sur le blog leurs devoirs au lieu de les remettre uniquement à l’enseignant, etc.
Les droits : l’enseignant doit veiller à sensibiliser ses apprenants aux problématiques du droit d’auteur et du droit à l’image mais aussi au contenu des textes qu’il met en ligne sur son blog. Il arrive en effet parfois que des étudiants tiennent sur leur blog des propos diffamatoires (à l’encontre de leurs professeurs par exemple !), comme on l’a vu récemment en France. Pour en savoir plus sur les droits de l’Internet, consultez le site Educnet.
La qualité des textes : la mise en ligne des textes des apprenants pose la question de la qualité des publications souvent accessibles à n’importe quel internaute. Pour assurer la qualité des publications de ses élèves sur leurs blogs, l’Institut St Joseph s’est doté d’un credo qui incite les jeunes à s’entraider et à interagir sur les carnets. Ainsi, chacun effectue une veille de qualité.
| Mario Tomé | il est professeur de FLE à l'Université de León (Espagne) et administrateur de Flenet. Formateur spécialisé en TICE, il est l’auteur du dossier Blogs et enseignement. CREUZE Alix. Entretien avec Mario Tomé. Institut français de Madrid, 2004. |
| Barbara Dieu | brésilienne, elle enseigne l'anglais au lycée Pasteur de Sao Paulo (Brésil). Elle utilise avec ses élèves le blog. JARRAUD François. Enseigner et communiquer avec le Blogue – Entretien avec Barbara Dieu. Café pédagogique n° 54, 30 septembre 2004. |
| Mario Asselin | il est l'initiateur d'une des expériences d'intégration des blogs à l'enseignement les plus connus en France et ailleurs, celle de l'Institut St-Joseph de Québec. ASSELIN Mario. La pratique des blogues en classe : une expérience positive qui sert bien les apprentissages. Café pédagogique n° 63, 09 juin 2005. LE MEUR Loïc. Un petit déjeuner avec Mario Asselin podcasté. Loïc Le Meur Blog, 17 mai 2005. |
| Thierry Baruch | jeune enseignant à l’école Turgot à Paris, Thierry Baruch a utilisé un blog pour développer l’expression écrite et artistique de ses élèves de CM1. D’ORVES Philippe. Questions à... Thierry Baruch : Un blog en classe pour apprendre à écrire ? VousNousIls.fr, 16 septembre 2005. |
| Gabriella Vernetto | formatrice en TICE et en didactique des langues, elle est à l’initiative du projet Jeux de langue, langues en jeu. VERNETTO Gabrielle. Écrire à plusieurs grâce aux blogs. Franc-parler.org, octobre 2005. |
| François Arnal | agrégé de géographie, il enseigne dans un lycée périurbain de Saint-Etienne. Il est à l'initiative de plusieurs blogs pédagogiques (blog éducatif, blog prof et blog élèves). Café pédagogique n° 68, 14 décembre 2005. |
CREUZE Alix. Le blog, un nouvel outil pour apprendre et enseigner ? Institut français de Madrid, 2004.
DEMANGE-DUCROT Christelle. Les blogs à l'école : Intérêts et enjeux pour le professeur-documentaliste. Mémoire professionnel en CAPES de documentation, 2006.
DIEU Barbara. Je blogue et vous, vous bloguez ? Les blogues dans l'enseignement et l'apprentissage des langues. Intervention présentée à l'occasion du colloque Cyberlangues le 25 août 2004.
Educnet. Les blogs sous le feu de l'actualité (mise à jour régulière).
On y va ! (Université autonome de Madrid) Blogs.
ROUX André. Les blogues. Service national du RÉCIT – Domaine des langues, janvier 2005. (document PDF)
SAVOIRSCDI. Blogs : quelles utilisations en établissement ?, 2006.
SCEREN – Pôle de compétences des logiciels libres. Le blog à l'école, février 2006.
TOME Mario. Dossier Blogs et enseignement (mise à jour régulière).
VANTAL Brigitte. Blogues et éducation : tour d'horizon. Clic, Bulletin collégial des technologies de l'information et des communications n° 61, avril 2006.
VERA Carmen. Les blogs. Ressources didactiques sur Internet, septembre 2005.
BARTLETT-BRAGG Anne. Blogging to Learn. University of Technology, Sydney, Australia, 2003. (document PDF)
BROUDOUX Évelyne. Je blogue, tu blogues, nous bloguons. Du carnet individuel à l’écriture collective. Les Dossiers de l’ingénierie éducative, n° 45, décembre 2003. (document PDF)
CAMPBELL Aaron Patric. Weblogs for Use with ESL Classes. The Internet TESL Journal, vol. IX, n° 2, février 2003.
GAUVIN Roberto. 30 raisons d’intégrer les cybercarnets en salle de classe. Zéro seconde.
GRAHAM Stanley. Blogging for ELT. British Council, Barcelone, 7 mars 2005.
GUITE François. Rôles d'un enseignant blogueur. 28 mai 2005.
IVANOVA Nadia. Communauté d’apprentissage du FLE en ligne. Les Dossiers de l’ingénierie éducative, n° 45, décembre 2003. (document PDF)
MILLER Audrey. Des carnets pour l’éducation. Ingobourg.com, 5 avril 2004.
SCOTT Leslie. Some Uses of Blogs in Education. 2003.

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Un système disciplinaire léger est plus efficace
La psychologie sociale a montré, en matière de discipline, que le fait d'amener les sujets à se soumettre librement, par consentement, agit fortement et positivement sur les modifications des comportements, dans une perspective favorable à la vie du groupe et à l'évolution et l'efficacité des personnes. Par ailleurs, moins elles se sentent menacées, plus elles s'investissent dans le contexte qui leur est proposé. Pour amener des élèves à se mobiliser dans un cadre donné, il apparaît qu'un système disciplinaire léger est plus efficace qu'une lourde batterie de sanctions qui va limiter l'acceptation de l'autorité à l'obéissance complaisante.
;;;;;• La discipline: un facteur favorisant la mise en place des projets collectifs et individuels
La discipline doit faire agir par soi et non par ordre. Cette dernière approche est déresponsabilisante et place ceux qui devraient être auteurs de la discipline dans un statut de victime qui les éloigne totalement du processus. La discipline doit être finalisée, et par là démystifiée, et quitter son statut de prise de pouvoir sur les autres. Elle doit apparaître comme étant une nécessité visant à « ordonner dans un groupe un jeu modéré des rapports et des protections, des influences et des contraintes ». La discipline est par là un facteur favorisant la mise en place des projets collectifs et individuels. C'est en ce sens que les règles, le contexte disciplinaire doivent être élaborés avec les élèves et surtout rappelés à l'amorce de tout nouveau projet.
;;;;;• Distinguer la discipline de l'action de discipliner
Il s'agit de distinguer la discipline de l'action de discipliner, les deux termes ne recouvrant pas les mêmes notions. La discipline fait référence à l'ordre, au respect des règles, à la prise en considération d'autrui, autant de notions que l'on ne peut mettre en cause, alors que le fait de discipliner évoque l'idée d'assujettir et de soumettre. Thomas Gordon distingue la discipline instructive, qui s'attache à influencer l'autre, de celle dite restrictive, qui va limiter ses prérogatives. Et ici, la psychologie nous vient en aide, démontrant que plus on cherche à dominer les gens par le pouvoir, moins on peut influencer leur vie. La discipline ne doit pas prétendre à une obéissance stricte et immuable.
Il s'agit d'accepter le refus d'obéissance car si celle-ci devient une exigence incontestable, elle peut susciter une rancune inconsciente qui à plus ou moins long terme, risque de conduire à une contestation ouverte et généralisée. Il faut admettre la désobéissance en tant que principe et l'accepter quand elle porte sur des orientations accessoires ou formelles.
Par la discipline instaurée, l'enseignant devient le garant de cette possibilité d'être soi et ensemble. Il pose ainsi le principe et le fondement de cette discipline, le contrat en lui-même dont la mise en place passe par les nécessaires étapes suivantes :
- découverte des intérêts communs à trouver des règles ;
- reconnaissance de celles-ci par le discours qu'elles engendrent, les élèves y mettant des mots, leurs mots, afin d'actualiser les concepts ;
- mise en pratique et régulation permanente du règlement et de ce qu'il implique, la discipline dans ce contexte ne pouvant être figée mais sans cesse matière à regard et à parole.

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• La punition
L'éducation, qu'elle soit scolaire ou autre, parce qu'elle vise avant tout à donner confiance en soi et à rendre autonome, ne peut reposer sur un rapport de force, sur l'humiliation, sur la peur. Ce qui interroge nécessairement la notion de punition, laquelle se traduit par tout un arsenal de mesures allant des privations diverses aux mises à l'écart en passant par les multiples pensums.
Aident-elles vraiment à faire intégrer la loi, à mieux faire cohabiter les désirs de l'élève, ses « modes de fonctionnement » avec les exigences de la vie scolaire ? Tout dépend bien sûr du contexte qui suscite la punition. Si elle résulte de l'exaspération de l'adulte, elle peut « calmer le jeu » un temps durant, mais ne résoudra pas le fond du problème qui est à son origine et empêchera encore moins la récidive. L'élève perçoit rapidement que son origine est plus liée à l'humeur de l'adulte, donc quelque peu subjective, qu'à un contexte. Il est vrai aussi que punir n'est pas toujours neutre.
Cela peut vouloir dire « faire payer », des mécanismes de transfert pouvant interférer dans le fondement même de la punition – qui punissons-nous au travers de l'élève ? Le fondement de la punition peut être l'envie, le ressentiment. Punir peut par ailleurs relever d'un mode de communication défaillant. On sait également que la punition est susceptible d'être recherchée par l'élève parce qu'elle peut constituer une marque de reconnaissance, parce qu'elle légitime une culpabilité forte en lui.
;;;;;• La sanction
La sanction quant à elle appelle un tiers médiateur : c'est le code, la règle, la charte-qui vont « objectiver" la situation empêcher l'arbitraire et par là légitimer l'acte. Elle établit un lien clair entre ce qui est répréhensible et la peine. Contrairement à la punition, qui peut ouvrir sur la contestation, et éventuellement appeler à renchérir la peine, la sanction induit la notion de recours. Elle s inscrit aussi dans un étalonnage et une hiérarchie de la peine.
Les récents États généraux de la sécurité à l’Ecole en ont montré les abus et les limites. Une étude indique tout d’abord que 17 000 élèves étaient exclus définitivement chaque année de leur établissement et 367 000 pour un ou plusieurs jours (1).
L'ampleur du phénomène interpelle :
« Chaque jour de classe, 95 collégiens ou lycéens sont définitivement exclus de leurs établissements et plus de 2 000 écartés temporairement.(2) »
L'exclusion est tout d'abord un marqueur d'échec qui est aussi un aveu d'impuissance, peut-être d'incompétence ou d'un manque de flexibilité éducative au sein d'un établissement.
Comment lire autrement un des constats de l'enquête citée, qui montre que plus un chef d'établissement a d'ancienneté, moins il exclut ? En tout état de cause, l'exclusion, qu'elle soit temporaire ou définitive, provoque rarement une prise de conscience, laissant plutôt l'élève dans une forme de désarroi que peut amplifier le sentiment d'injustice. Elle peut même être en cela génératrice de rancœur qui va conduire l'élève à un mécanisme de récidive. Tout simplement parce que le sentiment de rejet affecte l'image de soi et peut générer un « effet Pygmalion » ; l'élève, se sentant désigné et stigmatisé, va s'attacher à correspondre à l'image de soi qui lui est renvoyée par l'exclusion.
;;;;;• Une sanction constructive
La sanction reste une modalité de réponse à la violence mais elle doit conserver une fonction éducative. Pour ce faire, elle ne doit pas être considérée comme une fin en soi. Elle a plusieurs fonctions : elle doit d'abord signifier la fin de la violence. Ensuite, elle attribue au sujet concerné la responsabilité de ses actes.
La sanction doit permettre de faire référence à un consensus collectif figé qui aura été négocié, bâti sur du sens et sur le dialogue, fixant la nécessité de règles pour asseoir la vie collective et les apprentissages.
A partir de là, la sanction doit être immédiate pour qu'il n'y ait pas de contestation possible et que le rapport puisse être établi directement entre le fait incriminé et le référentiel ou le contrat de discipline. Elle doit être aussi effective : les menaces, les reports diminuent la force de la sanction, la crédibilité de l'adulte et par là son autorité.
La sanction doit être rare pour être efficace et avant tout constructive : elle doit pour ce faire avoir du sens et participer à l'apprentissage ou au processus éducatif. De ce fait, elle ne doit pas avoir un caractère gratuit ou humiliant. En aucun cas, la sanction ne doit exclure l'élève du groupe classe et de ses activités. Elle a par essence une fonction d'amélioration de l'intégration de l'élève dans un processus, qu'il soit d'organisation ou de fonctionnement ou proprement d'apprentissage et face auquel il se montre défaillant.
Individuelle par nature - la sanction collective exacerbe le sentiment d'injustice, en même temps qu'elle va provoquer inévitablement des fissures dans l'entité du groupe -, la sanction doit toujours rester proportionnelle à sa cause. Pour l'élève, le fait d'être sanctionné doit marquer davantage que la nature propre de la sanction.
Enfin, une sanction doit toujours être accompagnée d'un dialogue afin qu'elle ne soit pas ressentie comme exclusion ou rejet. En matière de récompense, il faut savoir que « la récompense inféode bien davantage que la punition (3) » et que son recours lui aussi doit être déterminé par le contexte d'un contrat.
(1) Enquête réalisée par Georges Fotinos avec le soutien de la MGEN et de la CASDEN.
(2). Le Monde, 7 avril 2010.
(3) Marsal M. (1958). L'Autorité, Paris, PUE
http://apprendreaapprendre.com/reussite_scolaire/article.php?numtxt=1069
1. Par GRILHAULT des FONTAINES Hélène le 2025-08-21
Bonjour, depuis 10 ans j'aide bénévolement 3 jeunes filles de la campagne à côté d'Essaouira à suivre ...
2. Par bestcours le 2025-04-27
merci
3. Par Mehdi El le 2025-04-10
Bon travail Merci
4. Par wassim le 2024-02-26
tres bien
5. Par fistone le 2023-07-09
Bon courage
6. Par mouna el achgar le 2023-07-09
je suis une enseignante de la langue française et cette année je vais enseigner pour la première fois ...
7. Par Salwa le 2023-03-18
Merci
8. Par Rbandez le 2022-11-19
Trés Bon resumé