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Fiche de lecture de Candide

Candide 1
- Titre : Candide
- Auteur : Voltaire
- Genre littéraire : Conte
- Registre : Réaliste, ironique
- Époque de l’histoire : entre le 5ème et le 9ème siècle.
- 1ère publication : 1759

Biographie de Voltaire :

Un des plus grands écrivains français : dramaturge, polémiste satirique, philosophe, historien et moraliste. François-Marie Arouet est originaire d'un milieu bourgeois, son père était notaire. Il fait de brillantes études chez les jésuites de Louis-Le-Grand. Des vers irrévérencieux l'obligent à rester en province, puis provoquent son incarcération à la Bastille (1717). Une altercation avec le chevalier Rohan-Chabot le conduit à nouveau à la Bastille, puis le contraint à un exil de trois ans en Angleterre. Au contact des philosophes d'Outre-Manche où la liberté d'expression était alors plus grande qu'en France, il s'engage dans une philosophie réformatrice de la justice et de la société.

De retour en France, Voltaire poursuit sa carrière littéraire avec pour objectif la recherche de la vérité et de la faire connaître pour transformer la société. Au château de Cirey, en Champagne, il écrit des tragédies ("Zaïre", "La mort de César"…) et, avec moins de succès, des comédies ("Nanine"). Il critique la guerre dans "L'Histoire de Charles XII" (1731) puis s'en prend aux dogmes chrétiens dans "Epîtres à Uranie" (1733) et au régime politique en France, basé sur le droit divin, dans "Lettres philosophiques" (1734).

Des poèmes officiels lui permettent d'entrer à l'Académie Française et à la Cour comme historiographe du roi en 1746. Cependant "Zadig" l'oblige à s'exiler à Potsdam sur l'invitation de Frédéric II de Prusse, puis à Genève. Voltaire s'installe définitivement à Ferney, près de la frontière Suisse, où il reçoit toute l'élite intellectuelle de l'époque. En 1759, il publie Candide, une de ses œuvres romanesques les plus célèbres et les plus achevées. S’indignant devant l'intolérance, les guerres et les injustices qui pèsent sur l’humanité, il y dénonce la pensée providentialiste et la métaphysique oiseuse. Avec des pamphlets mordants, Voltaire combat inlassablement pour la liberté, la justice et le triomphe de la raison (affaires Calas, Sirven, chevalier de la Barre). En 1778 il retourne enfin à Paris, à l'Académie et à la Comédie Française, mais épuisé par son triomphe, il y meurt peu de temps après.

Voltaire laisse une œuvre considérable. A cause de la censure, la plupart de ses écrits étaient interdits. Ils étaient publiés de manière anonyme, imprimés à l'étranger et introduits clandestinement en France.

Anticlérical, il dénonce de manière virulente les dogmes des religions. Il croit cependant en un Dieu créateur et non révélé. Ses positions sont donc proches de celles des déistes anglais. Pour lui, la petitesse de l'homme perdu dans l'immensité de l'Univers rend vain et ridicule son désir de rechercher l'absolu ou de comprendre les desseins de Dieu. On peut considérer Voltaire comme l'un des plus grands défenseurs de la libre pensée ainsi que de la laïcité comme condition, pour une société, du bonheur de l'homme.
Bibliographie : Œdipe (1718), La Henriade (ou La Ligue, 1723), Brutus (1730), L'Histoire de Charles XII (1731), Zaïre (1732), Epîtres à Uranie (1733), Lettres philosophiques (1734), La mort de César (1735), Discours sur l'homme (1738), Zadig (1747), Nanine (1749), Le siècle de Louis XIV (1751), Micromégas (1752), La Pucelle d'Orléans (1752), Essai sur les mœurs et l'esprit des nations (1756), Candide (1759), Traité sur la tolérance (1763), Dictionnaire philosophique (1764), Jeannot et Colin (1764), L'ingénu (1767), La princesse de Babylone (1768).


HISTOIRE/NARRATION
- Résumé : Candide est chassé du château du Baron pour avoir embrassé Cunégonde (1). Il est enrôlé dans l’armée
Bulgare (2). Après avoir assisté à une bataille il s’enfuit en Hollande où il fait la connaissance de l’anabaptiste Jacques
(3) puis retrouve Pangloss (4). Ils partent pour Lisbonne et Jacques meurt dans une tempête (5). Un autodafé a lieu pour
empêcher la terre de trembler à Lisbonne. Pangloss est pendu (6). Une vieille femme emmène Candide chez elle ; il y
retrouve Cunégonde (7-9). Candide, Cunégonde et la vieille s’enfuient à Cadix (10), d’où ils embarquent pour le
Paraguay (11-12). Les trois personnes se retrouvent à Buenos-Ayres ; le gouverneur s’éprend de Cunégonde (13).
Candide est obligé de s’enfuir et de se réfugier avec son valet Cacambo chez les jésuites où ils retrouvent le fils du baron
(14). Candide s’enfuit après avoir transpercé de son épée le frère de Cunégonde (15). Prisonniers des Oreillons, une tribu
anthropophage, Candide et Cacambo parviennent à s’échapper. Ils se retrouvent dans le pays de l’Eldorado. Ils
rencontrent un esclave nègre en arrivant à Surinam. Candide confit à son valet la tâche d’aller racheter Cunégonde avec
les diamants de l’Eldorado. Candide choisit Martin comme nouveau compagnon (19). Candide et Martin partent pour
l’Europe (20-21). Ils séjournent à Paris (22). Ils abordent les côtes de l’Angleterre (23). Ils partent pour Venise où ils
retrouvent la servante de la barronie, Paquette, en compagnie de frère Giroflée (24). Ils y rencontrent Pochoiriste (25),
des rois déchus, et y retrouvent Cacambo (26). Ils embarquent pour Constantinople. Sur la galère, Candide retrouve
Pangloss et le fils du baron ; il les rachète (27), et part délivrer Cunégonde (28), esclave sur les bords de la Propontide.
Candide rachète Cunégonde et la vieille et s’installe avec ses compagnons dans la métairie (29). Le fils du baron, qui a
refusé d’évoluer, est chassé de la métairie et rendu au patron de la galère (30)


- Étude du titre par rapport à l’oeuvre : Candide est le nom du personnage principal de l’histoire, « il a un jugement
assez droit ; avec l’esprit le plus simple. »
- Étude du statut de narrateur : Le narrateur est omniscient mais n’apparaît pas dans l’histoire, hormis au tout début du
premier chapitre (« je crois »).
- Point de vue de l’auteur : Dans Candide, Voltaire ridiculise les institutions, les éminences religieuses et intellectuelles
et publie ce conte anonymement

Le contexte historique de l’œuvre

Deux grandes catastrophes viennent de se produire, le tremblement de terre de Lisbonne de 1755 et la guerre de Sept Ans, dont les atrocités ont marqué Voltaire qui ne peut plus croire en la providence divine et la nature fondamentalement bonne du monde. L'auteur est en opposition avec la pensée du philosophe Leibniz, pour qui le monde, étant créé par un Dieu parfait, ne peut que s'approcher de cette perfection. Le mal et la souffrance sont donc des phénomènes mineurs en comparaison du bien infini de la création divine. Cette pensée, appelée l'optimisme leibnizien, veut que chaque chose arrive en raison d'une cause nécessaire. Voltaire reproche à ces idées de pousser l'homme au fatalisme et, en réaction à cet optimisme qu'il juge idiot, préfère promouvoir une vision pragmatique du monde et de l'homme. Il a foi en la nature de l'homme qu'il juge seul capable, par ses efforts, d'améliorer le monde et la condition humaine.

Le conte est divisé en 30 chapitres qui racontent l'histoire de Candide, le héros, et ses mésaventures à travers le monde. Toutes les péripéties sont autant de prétextes pour l'auteur à exposer sa pensée et à faire la critique de ce qu'il juge nuisible à l'homme.

Le genre

Le conte philosophique est un genre narratif qui apparaît au 18e siècle, en réponse à la censure que subissent les philosophes. L’imaginaire permet l’approche de la condition humaine ou de la société par un moyen détourné et moins subversif en utilisant un monde imaginaire et des personnages fictifs. L’auteur à qui l’on doit l’émergence du genre est incontestablement Voltaire.
 

1. Définition du conte philosophique

Le conte philosophique appartient au genre narratif. Sa détermination paraît contradictoire puisque les termes évoquent deux réalités opposées : le récit imaginaire et la réflexion philosophique.

• Il a en commun avec le conte traditionnel
sa structure narrative : qui suit le schéma narratif traditionnel avec plus ou moins de liberté dans le traitement chronologique du déroulement de l’intrigue (La situation initiale, l’élément perturbateur, les péripéties, l’élément réparateur, la situation finale).

son contenu imaginaire : qui introduit le lecteur dans un univers fictif. De fait, il utilise les mêmes formules d’entrée que les contes traditionnels : « Il était une fois / Au temps de … / Il y avait... ».

• Il a en commun avec le but philosophique des Lumières
L’esprit satirique du combat : il s’agit de critiquer la société et montrer son dysfonctionnement au sujet des hommes et de leur comportement (leurs mœurs, leurs relations) ; au sujet du pouvoir en place (abus de pouvoirs et inégalités) ; au sujet des autorités religieuses et toute marque d’intolérance.

La réflexion sur la vie, la rencontre entre la conscience, la raison et le monde : L’imaginaire permet une réflexion sur l’homme, les aspects de la condition humaine. Les concepts abordés relèvent d’une réflexion philosophique.

La morale, comme dans l’apologue : Les récits aboutissent à une leçon d’humilité envers Dieu ou l’univers et à l'acceptation de sa propre condition. Elle montre le danger de tout fanatisme ou tout abus de pouvoir.

2. L'univers du conte philosophique

• Qui ?
Les personnages sont des êtres fictifs, de papier : des héros d’apprentissage qui se forment au fil des épreuves rencontrées.


LE(S) PERSONNAGE(S) PRINCIPAL/AUX
- Liste des personnages : - Thunder-ten-tronckh : Baron.
- Candide : Fils du Baron, amant de Cunégonde.
- Cunégonde : Fille de madame la Baronne.
- Pangloss : Précepteur de Candide, Docteur.
- Jacques : Anabaptiste que rencontre Candide en Hollande, meurt noyé.
- Paquette : Suivante de la Baronne.
- don Issachar : Juif trafiquant qui achète Cunégonde.
- la vieille : Fille du Pape Urbain X et de la Princesse de Palestrine.

Le résumé

Candide est un jeune homme dont le nom n’est pas anodin. En effet, il fait preuve d’une naïveté à la fois insolente et incroyable face aux événements de la vie. Ainsi, il pense vivre dans « le meilleur des mondes possibles ». Au début de l’oeuvre, il loge chez le baron de Thunder-ten-Tronckh, son oncle. Il y mène une vie heureuse et paisible. Pangloss, Candide porte une vive admiration à légard de Pangloss. Il en est de même pour Cunégonde, la fille du baron. Candide en est profondément amoureux. Le baron découvre les premiers ébats entre son neveu et sa fille. Sa réaction est sans appel et Candide est définitivement banni de ce royaume pourtant idyllique.

Candide doit désormais se débrouiller par ses propres moyens. Le froid et la famine deviennent son quotidien. Le hasard le contraint à devenir soldat de l’armée bulgare. Mais, Candide prend la fuite. L’armée s’en aperçoit et le jeune protagoniste est puni de 4 000 coups de bâton. Candide ne meurt pas mais assiste impuissant à la guerre et aux massacres cruels. Il décide de fuir jusqu’en Hollande. C’est là qu’il retrouve, une fois de plus par hasard, Pangloss alors très malade. Ce dernier est atteint de la vérole. Pangloss lui raconte le récit sordide qui est arrivé à son oncle et Cunégonde : le château a été brûlé et sa bien-aimée a été violée et éventrée par des soldats bulgares. Candide et Pangloss sont finalement embauchés par un anabaptiste prénommée Jacques. Celui-ci les emmène au Portugal mais leur navire coulera avant d’arriver à destination. Candide et Pangloss sont les seuls rescapés.

Arrivés à Lisbonne, un horrible tremblement de terre frappe la ville. Alors que les deux héros aident à sauver des vies, ils sont arrêtés car ils auraient, soit-disant, déclarer des propos calomnieux à l’égard de l’Inquisition. Le sort de Pangloss est tout tracé : il est pendu. Candide, quant à lui, est flagellé. Une fois encore, Candide ne succombe pas à ses blessures. C’est une vieille dame qui le recueille. Elle le présente alors à une jeune femme : Cunégonde. Cette dernière est bel et bien celle dont est épris Candide. Elle est devenue la maîtresse de Don Issachar. Candide se voit forcé de le tuer car il est menacé. Tous trois, Candide, sa bien-aimée et la vieille femme, prennent la fuite vers Cadix. Une fois sur place, ils voient un bateau prêt à partir vers l’Amérique latine. Ils décident d’embarquer. Pendant le voyage, la vieille femme raconte son destin tragique rythmé par des massacres. La vieille dame prie les autres voyageurs de raconter leurs histoires. C’est à ce moment que Candide prend conscience que le mal existe sur Terre.

Le navire arrive à Buenos Aires. Une fois de plus, les deux amoureux sont séparés. La vieille dame a conseillée à Cunégonde de suivre le gouverneur qui s’est épris d’elle et à Candide de fuir l’Inquisition qui veut sa mort. Candide fuit avec son valet nommé Cacambo. Ils se réfugient chez les jésuites du pays du Paraguay. C’est là que Candide retrouve le frère de Cunégonde, qui n’est donc finalement pas mort. Cependant, le frère s’oppose au mariage de Cunégonde et Candide et se met à le frapper. Encore une fois, le protagoniste et son valet doivent prendre la fuite. Ils errent sans but et arrivent dans un pays inconnus. Ils sont emprisonnés par des indigènes et menacés de mort. Cependant, Cacambo fait preuve d’une agilité hors du commun et leur permet ainsi d’éviter ce sort lugubre sort funeste.

Les deux hommes atteignent finalement le pays de l’Eldorado où tout y est en abondance. Mais, Candide rêve de raconter son récit à Cunégonde et décide donc de partir. Leur périple se poursuit dans la souffrance et Candide rencontre un esclave affreusement mutilé. Candide en vient à douter de la notion d’optimisme. Candide et Camcambo se séparent. Le valet doit racheter la bien-aimée au gouverneur.

Entre temps, Candide poursuit son aventure. A Venis, il ne retrouve ni Cunégonde ni le valet alors que cela était pourtant prévu. Candide rencontre Paquette, l’ancienne servante de son oncle. Candide décide d’aller voir le seigneur Pococurante. Il est connu pour n’avoir jamais ressenti le chagrin. Le protagoniste pense que cela est une bonne chose et ressort ravi de l’entretien.

Pendant le Carnaval, Candide retrouve son valet qui est devenu esclave. Il lui apprend que Cunégonde se trouve sur la Propontide, non loin de Constantinople. Elle est aussi esclae et a perdu sa beauté. Il finit par la retrouver mais est dégoûté par son apparence. Il ne l’épouse que par « bonté » mais n’éprouve plus aucun sentiment à son égard.

 

 

Sources:

http://atheisme.free.fr/Biographies/Voltaire.htm

http://lyceemassena.lesite.free.fr/bac_2009/Candide.pdf

http://candidedevoltaire.fr/resume-de-candide/

Maxicours

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