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Problèmes des adoléscents

L'adoléscence est une étape difficile. Plusieurs élèves vivent des troubles divers qui ont des conséquences facheuses sur leur scolarité

Comment se connaître soi-même ?

Il faut se connaître pour faire les choix qui nous rendront heureux mais comment s'y prendre ? Quand on n'a pas encore construit sa personnalité, l'exercice est délicat mais il vaut pourtant la peine d'être tenté. Caractère, aptitudes, valeurs, motivations... Des pistes pour partir à la découverte de vous-même.

 

Comment se connaître soi-même ?
"Et si les autres s'ennuyaient avec moi, si j'étais incapable de les intéresser ?"... Souvent, Mathilde s'interrogeait. En dépit d'un vaste groupe d'amis, elle venait à douter de ses moindres qualités. "Et puis finalement, derrière la façade de la fille marrante, qui suis-je ?"

Lucas, lui, ne s'était jamais demandé ce genre de chose. Jusqu'à ce que ce conseiller, devant lequel sa mère l'avait traîné, lui balance la question piège : "Quelle genre de personne es-tu dans la vie ?"

Moi ? quelle personne ? Mais je ne sais pas ! Et puis comment savoir qui l'on est vraiment ?

Il n'est certes pas aisé de se connaître, surtout lorsqu'on est encore jeune, et que l'on n'a pas encore fait beaucoup de choix. Pourtant on peut déjà tenter de se découvrir, commencer simplement à s'interroger, un peu comme il faut se mettre en route pour devenir, un jour, un voyageur. Prêt pour le départ ?
 

Quel est votre caractère ?

Comment se connaître soi-même ?
La première étape est de cerner vos grands traits de caractère. Un exercice que l'on peut faire à tout âge et quel que soit l'avancement de ses projets. Par exemple : êtes-vous méthodique ou brouillon ? Consciencieux ou étourdi ?

Pour vous aider, nous vous donnons par exemple une liste d'adjectifs et leurs contraires : cochez à chaque fois celui qui vous convient.
Pour obtenir un résultat qui reflète vraiment votre personnalité, deux conseils :

- N'allez pas trop vite, réfléchissez avant de répondre aux situations de votre vie qui font apparaître ou non ce trait de caractère. Eventuellement, demandez à un proche de vous donner son avis (évitez les membres de la famille qui sont rarement objectifs !).

- Ne vous jugez pas : ne considérez pas qu'il est "mieux" d'être sociable que solitaire, ou prudent plutôt que casse-cou. Et ne mettez pas le trait de caractère que vous aimeriez avoir, mais celui que vous avez réellement aujourd'hui. D'un point de vue purement professionnel, tous les traits de caractère sont intéressants, l'important est de cerner les vôtres. Exemple : un "casse-cou" aura des qualités de fonceur pour prendre des risques, un prudent aura le sens des responsabilités.

Cela dit, peut-être que certains traits de personnalité sont vraiment des défauts qui vous gênent dans plusieurs domaines de votre vie. Mais il n'est pas impossible de s'améliorer, ni de changer ! De 15 à 25 ans, la personnalité se forge et se forme au contact des événements, des rencontres et des choix que l'on fait. Ainsi, si vous êtes "nonchalant", 'indifférent" et "blasé', ne faites pas l'autruche mais demandez-vous plutôt ce qui vous rend ainsi aujourd'hui : avez-vous des difficultés particulières ? des problèmes affectifs, un manque de motivation pour ce que vous faites, des mauvaises habitudes de vie (couchers tardifs, manque de sport, cannabis...) ?

- Pour certains adjectifs, peut-être ne savez-vous pas répondre : vous vous sentez "entre les deux", ou "ni l'un ni l'autre". Notez-le aussi. Ne retenez finalement que les 3-4 qualificatifs qui vous conviennent tout à fait. Exemple : volontaire, persévérant, sociable.
Le test MBTI : cerner sa personnalité en 4 questions

Il existe des tests mis au point à partir des acquis de la psychologie et des sciences humaines. Ainsi le "Myers Briggs type indicator" (ou MBTI ) conçu par l'Américaine Isabelle Briggs-Myers est le test psychologique le plus utilisé au monde pour aider à s'orienter ou à améliorer ses relations aux autres.

A partir de 4 questions, il établit 16 types de personnalité. Nous en faisons une première présentation dans l'article Découvrir son type de personnalité en 4 questions
 

Quels métiers pour quels caractères ?

Pour devenir détective, mieux vaut être curieux et persévérant.

Pour devenir détective, mieux vaut être curieux et persévérant.
Une fois que vous avez cerné votre caractère (exemple : original, rêveur, sûr de soi), vous pouvez vous demander quels types de métiers demandent ces qualités. Attention : en général, il y a plusieurs types de métiers possibles pour chaque caractère, et c'est tant mieux.

Exemple : Vous êtes "Expansif, sûr de vous, énergique". Ce sont des qualités qui peuvent être très utiles dans des fonctions commerciales, les relations publiques, mais aussi les métiers de la communication, l'enseignement, l'animation, etc.

Si vous savez déjà quel type de métier vous plairait, vous pouvez aussi vous demander quelles sont les qualités importantes à avoir. Pour être journaliste, mieux vaut être curieux, pour être infirmière, le sens du service est important, pour être vendeur, il faut être à l'aise dans le contact avec les autres...

Pour aller plus loin dans un choix de métier ou d'orientation, en réalité, le caractère ne suffit pas. Il faut aussi tenir compte de vos aptitudes.
 

Quelles sont vos aptitudes ?

Dis-moi ce que tu sais faire...

Dis-moi ce que tu sais faire...
Vos aptitudes, ce sont vos dons, vos talents, vos capacités. Attention, on peut souvent répondre uniquement en fonction de ses résultats scolaires. "Je suis bon en français", ou "je suis bon en sport". L'inconvénient, c'est qu'il y a pas mal d'aptitudes que l'école ne détecte pas. L'aptitude à rentrer facilement en relations avec les autres par exemple, ou les aptitudes musicales...

Les conseillers d'orientation retiennent souvent 5 grands profils : littéraire (vous aimez lire et avez des facilités pour les langues et pour l'écriture), scientifique (vous aimez les maths, la physique, l'abstraction, les chiffres), technique (vous aimez savoir comment ça marche, vous aimez les nouvelles technologies, le concret), artistique (vous aimez pratiquer un art, ou bien allez souvent au théâtre ou au concert), sportif (vous pratiquez et êtes très physique).

En réalité, on pourrait détailler beaucoup plus. Pour trouver d'autres profils d'aptitudes, vous pouvez lire notre article Quelle forme d'intelligence avez-vous ? Nos aptitudes en effet, définissent notre forme "d'intelligence" : c'est la façon dont nous parvenons le mieux à saisir la réalité et à agir sur elle. Evidemment, nous avons tous des aptitudes, mais le système scolaire ne nous aide pas toujours à les détecter.
 

Quelles aptitudes pour quels métiers ?

Tous les métiers n'exigent pas les mêmes aptitudes. Mais là encore, un talent ou une aptitude peut s'épanouir dans divers métiers. Si vous avez des dons pour entrer en relation avec les autres, les comprendre, les écouter, vous pourrez utiliser cela dans un métier où l'on reçoit les autres (médecin, psychologue) ou bien en entreprise dans les ressources humaines, mais vous pouvez aussi envisager un secteur où le travail d'équipe sera important et vous serez peut-être un très bon manager.

La connaissance de nos aptitudes ou de nos formes d'intelligence peut donc nous aider à faire les bons choix d'études ou de formation au départ. Il est toujours plus facile de réussir dans un domaine où l'on a des facilités, ce qui ne veut pas dire que l'on n'aura pas à travailler pour acquérir les connaissances nécessaires.

Une fois choisie une filière d'études ou de formation professionnelle, les aptitudes ne suffisent pas en effet. Il faut acquérir des compétences : ce sont les tâches précises que vous savez faire, les connaissances que vous avez. Un médecin ne doit pas seulement aimer écouter ses malades, il doit savoir reconnaître leurs symptômes et prescrire le médicament adapté.
Dans un CV, on n'indique pas ses aptitudes (Je suis bon en langues), mais on le prouve par son parcours en mentionnant un diplôme, un score obtenu à un test de langues, une expérience, un voyage ou un stage qui prouvent des compétences.

Attention, une série d'échecs peut être le signe que vous n'avez pas choisi la filière qui correspond à vos aptitudes. Vous avez peut-être été mal orienté. Revenez à la case précédente : il existe toujours un secteur dans lequel vous pouvez réussir.
 

Quelles sont vos valeurs, vos motivations ?

Vous avez repéré vos traits de caractère et vos aptitudes. Troisième étape : il faut connaître vos motivations profondes ou vos valeurs. Qu'est-ce qui est le plus important pour vous dans la vie ? Que recherchez-vous ? Qu'attendez-vous de votre futur métier ? De vos études ? De votre vie sociale ? Ces questions, qu'il faut se reposer souvent, vont vous donner la direction, le sens à donner à votre vie.

Voici une liste de grandes motivations : Etre célèbre, gagner beaucoup d'argent, aider les autres, être indépendant et autonome dans son travail, commander ou diriger une équipe, résoudre des problèmes techniques compliqués, avoir la sécurité de l'emploi, voyager, travailler dans un secteur qui vous passionne (automobile, aéronautique, secteur audiovisuel, informatique, etc.)

Pour avoir une liste détaillée de quelques grands types de motivations, lisez notre article Quelles sont vos motivations ?
 

Les filières qui pourraient vous convenir

Pour bâtir un projet professionnel qui vous convienne vraiment, vous devez tenir compte à la fois de votre caractère, de vos aptitudes et de votre motivation.

-Si vous êtes méthodique, patient, que vous avez des aptitudes techniques et avez envie de vous épanouir dans une profession très spécialisée, vous pouvez envisager une carrière de technicien ou d'ingénieur spécialisé dans l'industrie, l'informatique ou les nouvelles technologies.
- Si vous êtes sociable, habile de vos mains, et avez envie d'aider les autres, vous pourriez envisager des carrières para-médicales (kiné, dentiste, infirmier...)
- Si vous êtes consciencieux, ambitieux, que vous aimez les responsabilités et avez un profil d'intelligence logico-mathématique, vous pouvez envisagez une carrière d'ingénieur.

Connais-toi pour prendre confiance en toi

En réalité, on apprend peu à peu à se connaître au fil du temps, en vivant de nouvelles expériences, en rencontrant certaines personnes qui nous aident à nous révéler. Quant aux choix à poser, là encore, pas de panique ! C'est en avançant par étapes que l'on peut choisir une première orientation, puis une autre, puis opter pour une spécialisation...

"Connais-toi toi-même", disaient les philosophes grecs... Connais-toi pour prendre confiance en toi, découvrir tes forces et tes faiblesses, tes talents et ceux que tu n'as pas mais que tu aimeras trouver chez les autres. Connais-toi pour donner le meilleur de toi-même et ainsi, rendre les autres heureux. Un conseil de sagesse à vivre tranquillement, sur un chemin qui va s'éclairer peu à peu.

 

http://www.reussirmavie.net/Comment-se-connaitre-soi-meme_a110.html

Manger intelligent

« Finis ton poisson, ça rend intelligent ! ». Peut-on vraiment booster notre cerveau en mangeant intelligent? Teste-toi !

Le quizz des méninges…

- Un cerveau pèse en moyenne 2,1 kg, 1,4 kg ou moins d’un kilo ?
- Le poisson rend intelligent, vrai ou faux ?
- Notre cerveau aime le sucre ou les graisses ?
- Une carence en vitamines altère le fonctionnement du cerveau, vrai ou faux ?
- Le café, allié ou ennemi lorsque l’on veut plancher ?

Toutes les réponses dans cet article !

En quoi l’alimentation joue-t-elle un rôle sur notre cerveau ?

Un cerveau ne pèse pas lourd, en moyenne 1400 grammes soit 1,4 kg, mais consommerait à lui seul 20% de nos apports caloriques quotidiens… Pour autant, mieux manger peut-il nous « rendre intelligent » ? Malheureusement non, le poisson pas plus qu’un autre aliment ! Par contre, ce que l’on met dans notre assiette peut contribuer à stimuler et préserver nos capacités intellectuelles et notamment notre mémoire. Et ce, sans oublier de boire, notre cerveau est constitué à 80% d’eau. La déshydratation diminue nos performances intellectuelles et est d’ailleurs notamment à l’origine de maux de tête…

Les aliments préférés de nos méninges

Comme l’ensemble de notre corps, le cerveau a besoin de carburant pour pouvoir fonctionner correctement et notamment de glucides ou sucres, de lipides ou graisses. Les sucres lents ou glucides complexes sont particulièrement intéressants car ils nous fournissent de l’énergie progressivement. On en trouve dans les féculents, le pain (surtout complet ou aux céréales), les pâtes, le riz, les pommes de terres, mais aussi dans les légumes secs (lentilles par exemple) et la plupart des fruits. A l’inverse, les sucres rapides nous donnent un coup de fouet provisoire et illusoire. Une à deux heures après, le taux de sucre dans le sang chute or les variations de ce taux entraînent une baisse de nos performances intellectuelles. Le grignotage est à éviter aussi pour bachoter. En cas de coup de fatigue ou de fringale, mieux vaut opter pour un yaourt blanc ou un fruit qu’une sucrerie ou autre barre chocolatée.

Autre grand allié de notre cerveau, les omégas 3, ces fameuses bonnes graisses qui protègent notre cœur et notre cerveau. Les omégas 3 jouent un rôle dans l’entretien des cellules du cerveau et dans l’activité de nos neurones et amélioreraient nos capacités d’apprentissage. On trouve dans les poissons dits gras et dans les huiles de noix et de colza notamment. Si le poisson est bon pour notre cerveau c’est moins grâce au phosphore, comme on l’imagine, que grâce aux omégas 3. Enfin, les indispensables vitamines. Une carence en vitamines peut altérer le fonctionnement du cerveau. Parmi elles, les vitamines B9 des légumes verts et des fruits et B12 de la viande, le poisson et les oeufs sont particulièrement intéressantes. Mais les minéraux comme le magnésium ou le fer et bien d’autres sont également cruciaux. Plus d’une quarantaine de nutriments sont indispensables à notre cerveau, il n’y a pas d’aliment miracle !

Faire les bons choix

Du côté des boissons, lorsque l’on veut travailler de manière intense, on pense souvent au thé et au café. Ils sont certes des excitants bien connus mais, si l’on en abuse, on risque plutôt l’agitation que la concentration. Vraiment pas idéal quand on veut mémoriser ses cours… Prendre un petit déjeuner équilibré contribue à améliorer nos performances intellectuelles du matin et à éviter le coup de fatigue de 11h. Au déjeuner, éviter de manger trop gras, privilégier les protéines (poissons, viande, oeufs) et les légumes accompagnés d’un peu de glucides lents selon sa faim permet de limiter l’envie de faire une sieste… Le soir, ne sautez pas le diner et allez vous couchez ! La fatigue est le pire ennemi de notre cerveau qui continue à travailler même pendant que vous dormez. Enfin, pour lutter contre le stress, pensez au sport : les endorphines libérées pendant l’effort sont excellentes pour votre moral, pour votre sommeil et pour vous libérer des tensions. Cela fonctionne aussi bien voire mieux que le chocolat et surtout, vous n’avez pas à vous modérer !

De nombreux ouvrages sur l’alimentation à adopter pour booster nos performances intellectuelles ont été publiés. Le risque de toute liste d’aliments « bons pour » ceci ou cela est de pousser le consommateur à déséquilibrer son alimentation pour surconsommer de cet aliment au détriment des autres. Au point de créer des échanges très salés entre spécialistes… Ce qu’il faut vraiment retenir tient en quelques mots : les règles qui s’appliquent au cerveau sont celles qui valent pour tout notre organisme, une alimentation équilibrée et variée est la seule à même de nous apporter tout ce dont notre organisme a besoin, cerveau compris!

Moralité : il faut plutôt éduquer notre cerveau à reconnaître les aliments qui sont bons pour nous que de consommer des aliments dits bons pour le cerveau ! Les dernières études tendent d’ailleurs à montrer que notre cerveau sait ce qui est gras ou pas et ainsi bon ou pas pour nous…

 

http://www.bloob.fr/non-classe/manger-intelligent-suite-1883.html

Surdoué, intelligent mais paresseux.


Lorsqu’un enfant donne des signes de grande intelligence et de culture mais se trouve malgré tout en situation d’échec scolaire, la question de la précocité intellectuelle doit se poser.

Mais comment un surdoué peut-il redoubler 2 fois son bac et être en échec scolaire? En général les enfants surdoués ne sont que rarement détectés et les enseignants ne sont pas capables de le faire. Les enfants précoces ne réussissent pas tous leur cursus scolaire loin de là. Les études disponibles montrent qu’environ 1/3 de ces enfants sont en échec scolaire, 1/3 ont un parcours scolaire normal et seulement 1/3 connaissent une réussite brillante.

Comment cela s’explique ? Ces enfants en précocités intellectuelles sont assez différents des autres dans leur façon de penser et de raisonner. Ils sont beaucoup plus sensibles que les autres et sont victimes de fortes angoisses. D’où cette souffrance intérieure qui les tiraille et se répercute sur leur comportement avec autrui. Ils peuvent avoir un comportement assez agité. Ils sont assez rêveurs et se posent des questions philosophiques et scientifiques.

Le système scolaire, avec 30 à 40 élèves dans une classe nivèle le niveau intellectuelles ce qui décourage l’enfant précoce par une forme d’incompréhension: ils sont souvent en décalage avec les programmes scolaires, ils s’ennuient et ressentent une forme s’exclusion. Il a été montré que certains de ces enfants se mettent (de façon inconsciente) en situation d’échec pour être comme les autres et se faire accepté.
Enfin cette souffrance chez certains (ce qui pourrait être le cas de votre fils) entraîne un rejet de l’effort ou de la notion de l’effort.


L’Echec scolaire du surdoué
Une prise en charge pédagogique : comment l’aider à utiliser son potentiel à l’école ?
Si nous excluons les troubles associés (dont tous les troubles de la lignée
dyslexie/dysorthographie, dysphasie, dyspraxie ainsi que le trouble déficit d’attention avec
hyperactivité, ou les éventuels troubles psychologiques que les enfants HP peuvent avoir
comme les autres), la plupart des HP en échec souffrent d’inadaptation. Rappelons que
l’échec, toutes cause confondues concerne 14 à 16% des HP (cela dépend des âges compris
dans l’échantillon) mais que cette proportion constitue une moyenne pour les enfants de 3 à
18 ans. Cependant, à partir de 11 ans cette proportion augmente de manière significative et en
fin de 9ème les statistiques mettent en avant un échec d’environ 30 à 50%. Mon collègue Marc
Bersier a trouvé 4 garçons pour une fille parmi ses consultants. Cet échec est inattendu, et il
ne constitue pas une fatalité. Notre expérience nous a permis de mettre en évidence qu’il est
possible de les remettre en selle avec une pédagogie adaptée.
Il est important de souligner que nous parlons de HP détectés et que nous ne pouvons pas
nous prononcer pour ceux qui restent non-reconnus, dont l’évolution reste inconnue aussi bien
pour nous que pour les enseignants vu que de nombreux élèves excellents ne sont pas HP.
Comme le souligne la statistique de l’AFEP, l’échec apparaît tardivement et suit une carrière
scolaire réussie au cours des 4 voire 6 ou 9 premières années (cela dépend du système scolaire
et d’une éventuelle sélection). Lorsque les difficultés apparaissent, elles sont comme un
tonnerre dans un ciel bleu, un choc, provoquant chez l’enfant ou l’adolescent une souffrance
que l’entourage ne comprend pas.
Exemple no 1 : un jeune de 13 ans, en 7ème voie bac section « économie » vient en bilan
psychologique à notre cabinet donne une explication très simple et très claire : pour nous
expliquer pourquoi il est « nul » en maths (une certitude pour lui) il dit : « ce n’est plus
instinctif, je dois réfléchir ». Il est clair qu’il avait toujours réussi sans travailler, sans
réfléchir, sans faire d’efforts : c’était « instinctif ». Ce qui a pour corollaire : réfléchir pour lui
signifiait « être nul ».
Comment expliquer ce phénomène ?
Citons à ce propos quelques lignes de Michel Duyme (13) cité par Arielle Adda (14) : « les
résultats indiquent que les enfants doués utilisent les aires cérébrales pertinentes pour
effectuer un exercice, tandis que les autres enfants font aussi appel à d’autres aires. Les
enfants doués résolvent le problème sans apprentissage préalable important et, avec un effort
mental moindre, ils arrivent à une meilleure performance ». Ces constations concordent avec
celles de Philip Shaw, qui a passé des tests de QI sous IRM à 307 jeunes suivis
longitudinalement.
Tout se passe donc comme s’ils n’avaient pas besoin d’apprendre pour savoir, à faire
instinctivement les taches demandées. Mais le laisser fonctionner ainsi équivaut à lui faire
croire qu’il est tout puissant. Cette illusion lui coûtera cher. Et la chute sera rude. Cette grande
aisance pourra en effet être la source de son échec futur, surtout si personne ne lui tend la main.
J’ai comparé la situation à celle du Lièvre dans la célèbre fable « Le lièvre et la tortue » de La
Fontaine. Le lièvre, sachant courir très vite et s’ennuyant dans la course qui l’oppose à la
tortue, va se reposer et s’endormir. C’est ainsi que la tortue, persévérante, emporte la course.
Et la morale de la fable : « Souvent celui qui travaille avec constance et application obtient de
meilleurs résultats que, celui qui confiant en ses talents naturels, se laisse aller à la paresse ».
« Souvent, celui qui travaille avec constance et application obtient de meilleurs résultats que celui
qui, confiant en ses talents naturels, se laisse aller à la paresse »
La sagesse des fables d’Esope, via La Fontaine, nous éclaire donc encore aujourd’hui! Même
s’il ne s’agit pas de paresse dans le sens moral du terme mais plutôt d’une mauvaise habitude,
celle de réussir sans effort et sans travail comme cela a été mis en évidence par les recherches
en neuropsychologie  l’absence de sollicitations intellectuelles que vivent les HP les amènent à devenir inadaptés

malgré une intelligence qui devrait leur permettre de s’adapter. Là réside donc le paradoxe de l’échec de ces enfants.

Insuffisamment stimulés par l’entourage, entendons nous par l’entourage scolaire où ils sont en nette
surcapacité, ils mettent en oeuvre uniquement des schèmes connus, mais font très peu d’efforts
d’adaptation à des tâches sollicitant leurs aptitudes. Ils développent dès lors des « inaptitudes acquises » ou « learning helpness ».
Pour dire les choses plus imagées, ils passent les petites classes en se mettant « sur pilote automatique » et lors de situations sollicitant les capacités qu’ils ont effectivement, ils ne parviennent plus à s’adapter correctement car ils n’ont pas l’expérience de surmonter l’échec,
la difficulté, grâce à des efforts et une recherche pour laquelle ils possèdent largement les
moyens.

Pourquoi le HP s’enfonce-t-il dans l’échec ?
Non seulement l’adolescent HP atteint par l’échec est choqué mais il développe une peur de
se mettre au travail, ce qu’il est difficile de comprendre quand on le sait si performant. Cette
peur l’amène à éviter les situations d’apprentissage où il a connu l’échec.. Alors qu’i l se
trouve déjà en difficulté, parce qu’il n’a jamais dû apprendre à apprendre, le voilà qu’il évite
les obstacles qui, pour la première lui ouvrent grandes les portes d’entrée dans un réel
processus d’apprentissage. En effet, apprendre ce n’est pas « tout savoir » mais bien réfléchir,
répéter, se tromper et, en tenant compte des erreurs commises, recommencer et persévérer. Il
n’a jamais fait tout cela avant. En évitant l’échec, il évite encore une fois l’apprentissage.
Il est possible de comparer sa peur à celle que l’on peut ressentir envers une araignée par
exemple. Le sujet qui craint une araignée va mettre en place des stratégies d’évitement.
L’enfant HP évite le travail qui l’a mis en échec et nous devons l’aider à le réinvestir. Aucune
psychothérapie ne peut prétendre leur permettre d’apprendre à travailler. La solution réside
dans une pédagogie adaptée à leur intelligence mais aussi à leur crainte. Il faut les
accompagner et non prétendre qu’il se débrouillera tout seul, il n’y arrivera pas.
Si nous ne le faisons pas, il va commencer à déprimer et entrer dans un cercle vicieux : il ne
travaille pas, ses notes baissent, ce qui le décourage encore d’avantage et il reste incapable de
s’en sortir. Les plus solides, ceux qui ont des défenses opérantes, feront des grands discours
pour justifier la situation mais éviteront aussi, comme les autres, de se mettre réellement au
travail. Et ce n’est pas un manque de volonté. Notre rôle consiste dès lors à l’aider à affronter
et dépasser la difficulté et ce travail doit être accompli face aux mêmes épreuves.
Exemple no 2 : Une évolution d’allure dépressive
Après avoir raté son entrée en pré-gym Erik déprime je le rencontre pour un bilan
psychologique, à la demande de ses parents. Un QI de 134 a été mis en évidence. Son
enseignant de primaire supérieure pense qu’il y est à sa place vu que sa moyenne est de 7,5.
Lorsque je lui dis qu’avec son potentiel cet enfant aurait pu être en pré-gymnasiale, il ne me
croit pas. Ce n’est qu’après une intégration dans une école privée où il peut aller à son rythme
que ce jeune va reprendre sa progression scolaire et passer son bac à 16 ans. Grâce à ce
changement d’école, finies la fatigue, la dépression.
Exemple no 3: Pablo, un garçon « immature »?
Malgré son QI de 131, Pablo est en VSG, il se dévalorise, cette orientation ne correspond pas
à ses aspirations. Il a 13 ans, je conseille à sa mère de le mettre à l’école privée, ce qu’elle est
prête à faire mais que son fils refuse de crainte de quitter ses copains. Pablo est « très content
d’avoir fait les tests » me dira sa mère, il « travaille beaucoup plus qu’avant, et ceci de sa
propre initiative ». Grâce au soutien de Jean Claude Anthamatten, Pablo a vu ses notes
augmenter en un très court laps de temps (quelques semaines) passant de 2 à 6 en allemand et
anglais, ses pires branches.
Pablo a particulièrement apprécié de percevoir, grâce aux explications de J.C.Anthamatten, la
logique de la langue allemande, il a dès lors eu l’impression de maîtriser cette matière par son
intelligence et ne plus devoir répéter, « bêtement » selon son point de vue, des vocabulaires
allemands.
Ce besoin de comprendre est typique des enfants et adolescents HPI : ils vous diront « je ne
comprends rien » puis en fait il ressort souvent qu’ils ont compris les explications reçues mais
qu’ils les jugent insuffisantes pour leur propre manière d’appréhender, essentiellement
logique et cherchant souvent « le pourquoi du comment ».

II. Une prise en charge pédagogique : retrouver le chemin de la réussite scolaire (J.-Cl.
Anthamatten)
M. Jean Claude Anthamatten est un pédagogue auto-didacte qui travaille en collaboration
avec moi depuis de nombreuses années et a permis à de très nombreux enfants et adolescents
de retrouver le chemin de la réussite scolaire.
Depuis 4 ans environ je prends en charge des groupes d’enfants HPI (maximum 5 à la fois), à
raison d’une fois par semaine. Le nombre d’enfants ayant vécu cette expérience avoisine les
200. Au début je les prenais de façon individuelle mais je me suis aperçu que l’interaction au
sein du groupe est extrêmement stimulante à condition que le groupe soit restreint.
En moyenne les enfants restent avec moi trois mois et ensuite ils ont de nouveau des bonnes
notes en classe ce qui est pour moi le signe du succès. Parfois cela prend plus longtemps. Tout
dépend de l’état de fatigue et déstructuration de l’enfant, le meilleur moment pour intervenir
pédagogiquement étant le début du collège (11-12 ans).
La difficulté, chez ces enfants, est que, alors qu’ils ont les capacités intellectuelles pour
réussir, ils sont souvent en échec dans leurs classes. Ceci m’a amené à mettre au point une
pédagogie qui leur permette à la fois de réussir et de rester intégré dans leur classe.
La prise en charge pédagogique se base sur deux approches bien distinctes :
1. L’acquisition des structures de base
Ces connaissances de base se limitent aux branches suivantes : orthographe et grammaire du
français, allemand, parfois anglais et parfois mathématiques (principalement le calcul
algébrique)
Pour la raison que, à l’expérience, si les choses s’arrangent là, elles s’arrangeront dans les
autres branches pratiquement d’elles-mêmes.
Mais l’angle d’approche est particulier. Je vais aborder toutes ces branches en montrant les
structures du langage qui font le plus appel à la réflexion logique (car tous ces enfants ont une
capacité de raisonnement logique très élevée). Et je vais me limiter aux notions les plus
fondamentales.
Ceci va permettre à l’enfant de mieux comprendre la matière car on utilise une approche qui
convient à son intellect analytique et les notions de base seront autant de points d’appui
auxquels il pourra se référer lorsqu’il sera perdu.
2. La manière d’apprendre
Il va falloir stimuler à nouveau la capacité de mémorisation qui a été le plus souvent délaissée
par ces enfants.
Pour cela rien ne vaut, au début, les méthodes traditionnelles de bachotage. Apprendre par
oral et par écrit en se faisant aider, au début, et recommencer tout ce qui est faux jusqu’à ce
que la personne qui aide, et non l’enfant, soit satisfaite.
C’est l’interaction de ces deux méthodes qui va permettre à l’enfant de reprendre pied.
L’utilisation de la logique pour inculquer des concepts de base peu nombreux mais solides et
l’exercice de mémorisation pour retenir ces concepts et apprendre les vocabulaires.
Petit à petit l’enfant va reprendre confiance en lui. En classe les choses vont se simplifier. Il
retrouvera le fil et aussi sa motivation à travailler car la plupart du temps ces enfants veulent y
arriver mais ne savent pas comment. La confiance en soi va revenir aussi au fur et à mesure
que l’enfant comprendra mieux ce que les enseignants disent et ses notes s’amélioreront.
Dixit une élève : mon père a renoncé à me faire apprendre les verbes irréguliers allemands et
leur conjugaison prétendant que je n’y arriverais jamais. J’ai maintenant trouvé le truc. Je les
écris cinq fois de suite et j’arrive à les retenir (sous la forme de la 3ème personne du singulier

du présent, prétérite, passé composé et la traduction - ceci étant la forme que l’on trouve dans
les dictionnaires et les manuels)
En montrant comment les mots sont formés en allemand on fait de nouveau appel à la logique.
Lorsque j'explique Frühstück - le déjeûner- je montre qu'en fait il s'agit du "morceau qu'on
prend tôt et que cela n'a rien à voir avec la "fin du jeûne" français. De la même façon
Ent/schuld/ig/ung – excuse veut dire façon d'éloigner la faute. Les élèves adorent cette
manière de "casser" les mots et cela aide à la mémorisation ainsi qu'à la formation d'autres
mots. Pour Fernsehen il est important de montrer qu'on a simplement "voir loin" comme pour
le français "télé vision"
Dans le même ordre d’idées je leur donne quelques exemples de suisse allemand pour leur
montrer que c’est vraiment de l’allemand et qu’on peut jouer avec la formation des mots
comme
on le fait dans les différents dialectes. Brötchen en Hochdeutsch donnant Brötli en
Schwitzerdütsch de même que Hörnchen devient Gipfli etc.
Pour ce qui est de la motivation de l'enfant, je constate la plupart du temps que l'enfant aime
les explications que je donne car je parle son langage logique mais pour en avoir davantage il
doit faire ce que je veux, c'est-à-dire en gros mémoriser ce qu'on a vu. C'est un contrat mais
l'enfant y trouve son intérêt. Il s'agit alors d'être ferme mais on peut le faire avec bienveillance
et disponibilité.
Il est très important que les parents soient impliqués et soutiennent cette pédagogie car
souvent ils ne sont pas d'accord entre eux sur la démarche à suivre. Par contre dès le moment
où ils voient les premiers progrès les choses avancent très vite.
Il est aussi très important que chaque fois que l’enfant n’a pas compris en classe il puisse
bénéficier d’une explication complémentaire aussi longue et complète que nécessaire. L'une
des différences qui apparaît face à une classe traditionnelle, outre le fait que les élèves sont au
maximum cinq, est que les élèves doivent dire, et se sentent toujours libres de dire qu'ils n'ont
pas compris. L’enfant HP ne « pense » pas forcément comme son professeur ou la méthode
que celui-ci utilise. Comme chacun sait, il y a bien des façons d’aborder un concept et il est
important de « traduire » l’explication dans les formes qu’il comprend le mieux. Il est aussi
très important d’utiliser différentes explications jusqu’à ce que l’enfant puisse dire « j’ai
compris » et qu’il soit capable à sa manière de refaire un exemple ou exercice juste.
Il va pouvoir petit à petit utiliser les mêmes méthodes que les autres. Il s'agit en fait d'une
"reprogrammation" de la façon de comprendre qui s'est déformée et cristallisée avec le temps
parce qu’on n’a pas pu les corriger assez tôt, même si comme tout un chacun ils peuvent préférer une méthode à une autre.
L’exemple de la dictée en français
Lorsque je demande à ces enfants de faire des dictées avec leurs parents il va s’agir pour eux
d’appliquer les règles de grammaire que je leur ai données (accord du participe passé, jamais
d’accent sur le e devant une double consonne, terminaisons presque toujours semblables des
verbes réguliers, « s » pour indiquer le pluriel etc.). Je vais être extrêmement stricte sur
l’application de ces règles quitte à les faire copier plusieurs fois et à les faire apprendre par
coeur s’ils ont oublié de les appliquer. Par contre je vais être beaucoup plus souple lorsqu’il
s’agit d’exceptions ou d’orthographes particulièrement difficiles. L’enfant va alors s’appuyer
sur des bases simples et solides le reste pouvant être complété en classe. Ce processus ne dure
jamais très longtemps et est très efficace. Souvent l’enfant en redemande car il se rend compte
qu’il y arrive. Il s'agit aussi de remettre en place le réflex conditionné qui consiste à éviter la

faute avant qu'elle se produise et non pas d'avoir l'enfant qui dit : je connais la règle mais je
n'ai pas fait attention.
En conclusion je dirais que la combinaison du bachotage et d’explications particulièrement
complètes et adaptées à la façon de comprendre de l’enfant donne des résultats très probants
et permet à l’enfant de réussir beaucoup mieux et de plus s’épanouir dans un enseignement
traditionnel. Jusqu’à maintenant mon taux de réussite (retour à de bonnes ou excellentes notes
scolaires) est d’environ 80% avec plusieurs cas spectaculaires.
Les échecs se rencontrent : soit chez l’enfant qui a un profil psychologique très spécial, soit
avec les parents qui refusent de me faire confiance pendant quelques semaines avant que les
premiers changements positifs apparaissent ou qui ne veulent pas faire ce que je leur
demande.
Il faut cependant admettre que cela fonctionne le mieux pour des enfants entre 11 et 15 ans,
que cela ne se fait pas toujours sans difficultés, et que cette méthode a ses limites lorsque
l’enfant atteint un QI supérieur à 150. A ce moment-là, il faut repenser, et la pédagogie et
l’environnement scolaire mais ces cas sont statistiquement encore assez rares.
Conclusion (Claudia Jankech)
Il semble donc que la prise en charge pédagogique soit très fructueuse, tant sur le plan scolaire
que psychoaffective car le jeune reprend le chemin de la réussite scolaire et voit l’estime de
soi remonter, la motivation, le plaisir de fonctionner sur le plan intellectuel, ce qu’il a toujours
apprécié.
Comme l’illustre la méthode de J.Claude Anthamatten, il est indispensable de s’appuyer sur
leurs compétences (logique, mémoire) et de leur apprendre à entrer dans un processus
d’apprentissage, y compris la mémorisation et le « drill » qu’ils détestent souvent et qu’ils ont
longtemps réussi à éviter. Une voie qui les mènerait encore une fois vers la réussite, les aider
à apprendre à faire usage de leur potentiel surdimensionné, potentiel qui les avait menés
paradoxalement à l’inadaptation.
Cette méthode s’apparente à une restauration narcissique, à une ré-médiation pédagogique,
parfois à une « réanimation intellectuelle » à travers un retour dans la voie de la réussite
scolaire qui a finalement une portée pédago-thérapeutique, l’adolescent parvenant finalement
à dépasser sa peur et sortant dans la plupart des cas, de sa « déprime ». S’agissant de
dépressions au sens psychiatrique du terme, la prise en charge pédagogique ne pourrait
évidemment pas remplacer un traitement médical mais souvent l’accompagner afin de
remettre l’adolescent sur le chemin de la réussite et de faciliter ainsi la restauration
narcissique et une bonne orientation pour sa vie future.
Une telle prise en charge nous permet, dans de nombreuses situations d’éviter l’école privée et
donc la marginalisation du jeune qui, en général, préfère rester avec ses copains, notamment
s’il est bien intégré socialement. Avec un QI de 145 et plus, il est souvent nécessaire de
raccourcir des cycles afin d’éviter une trop grande surcapacité intellectuelle au cours du
primaire et même au-delà du collège. Ce qui est particulièrement facile en enfantine.
Toutefois, il est impossible d’établir une règle, notamment en fonction du seul QI. La
compréhension fine du fonctionnement global de l’enfant est indispensable pour prendre de
telles décisions. S’agissant de la prise en charge pédagogique telle que J.Cl.Anthamatten la
propose, je n’ai pas trouvé de contre-indication. En effet, même les HP qui réussissent,
apprécient énormément cette vision logique, faisant des liens entre les différentes
connaissances et donnant du sens aux apprentissages. Cela revient à leur donner ce qu’ils
recherchent : « à comprendre le pourquoi du comment ».

 

http://apprendreaapprendre.com/

Claudia Jankech
Lausanne

Comment se faire obéir en 6 étapes

Education des adolescents

Voici comment se faire obéir avec ta méthode en 6 étapes

Etape 1 :

Il faut arrêter ce que vous faites pour aller près de votre enfant. si vous avez l’habitude de crier depuis la cuisine ou d’une pièce à l’autre que c’est l’heure de venir dîner ou faire les devoirs, vous aurez constaté que c’est facile pour nos enfants de nous ignorer quand ils ne peuvent pas nous voir. Si vous ne prenez pas vous-même votre instruction suffisamment au sérieux pour arrêter ce que vous faites et aller vers l’enfant, vous ne devez pas être surpris que votre enfant ne vous prenne pas non plus au sérieux.

L’étape 1 aide l’enfant à se concentrer sur ce qu’il est sur le point d’entendre. Lorsque vous êtes près de votre enfant, il ne peut pas ignorer votre présence et il aura tendance à vous regarder plus rapidement que si vous restez loin de lui. ce n’est pas nécessaire de l’appeler par son prénom ou de lui taper sur l’épaule pour attirer son attention, votre simple présence proche de lui le fera vous regarder.

Étape 2 :

Attendez que l’enfant arrête ce qu’il fait et vous regarde. C’est ainsi que vous captez son attention. Souvent, le parent fait l’inverse. Il dit quelque chose à l’enfant en espérant avoir son attention ou il donne directement son instruction alors que l’enfant fait autre chose et n’est sans doute pas à l’écoute. Et même s’il entend, il oublie vite, car il n a pas l’habitude de le prendre au sérieux. Vous allez voir que l’attitude de votre enfant change lorsque vous êtes prêt à rester debout et à attendre qu’il vous regarde.

Au début, votre enfant peut avoir l’air déterminé à ne pas vous regarder. Il peut faire comme s’il ne réalisait pas que vous étiez là. Si c’est le cas, pendant que vous êtes debout et attendez que votre enfant vous regarde, vous pouvez vous intéresser à ce qu’il fait. Vous pouvez faire un compliment descriptif. Cela le motivera à vous regarder à son tour et à vous écouter. Par exemple, vous pouvez dire : « Tu as I’air passionné par ton livre, tu en as déjà lu la moitié ! ». Prenez quelques instants pour trouver ce que votre enfant fait de bien ou du moins de pas trop mal.

Étape 3 :

C’est enfin l’étape 3 et le moment de donner votre instruction, clairement, simplement et une seule fois. C’est seulement à cette étape que le parent dit ce que l’enfant doit faire.

Pendant les étapes 1 et 2,le parent a le loisir de considérer s’il a le temps et l’énergie pour aller jusqu’au bout et si cela vaut la peine de donner cette instruction. Si vous vous sentez pressé ou stressé, vous pouvez toujours partir, vous n’avez, à. ce stade, encore rien demandé à votre enfant. Pendant les deux premières étapes, le parent peut aussi penser à être calme et réfléchir à la formulation de I’instruction de façon positive et polie. Vous voulez des enfants polis, vous devez montrer l’exemple.

Maintenant que vous avez donné votre instruction, ne vous répétez pas. Voici ce que les parents trouvent difficile à croire : avec ces 3 étapes, votre enfant sera coopératif 90 % du temps, même les enfants les plus rebelles ou résistants. Vous n’aurez peut-être pas besoin des étapes 4,5 et 6.

Il est possible que vous pensiez que votre enfant est différent et tellement dans l’opposition que cette technique ne marchera pas avec lui. C’est le souvenir de la réaction de votre enfant face à votre ancienne façon de faire qui vous donne cette impression.

Ce que vous allez mettre en place est radicalement différent. Et pour les rares occasions où l’enfant n’a pas obéi après l’étape3, il y a encore trois autres étapes pour éliminer toute opposition.

Étape 4 :

Demandez à l’enfant de vous dire précisément, er avec ses propres mots ce qu’il doit faire. Quand l’enfant reformule ce que vous avez demandé, vous avez la preuve indiscutable qu’il a entendu et qu’il comprend exactement ce que vous lui avez demandé. L’étape 4 est une mini-discussion préparatoire.

Quand l’enfant dit ce qu’il doit faire, il crée automatiquement une image mentale de lui en train de le faire.

Cela facilite la transition vers la nouvelle activité même s’il était résistant au départ. L’étape 4 permet d’éliminer presque toute l’opposition initiale. Quand vous utilisez cette technique, l’opposition est rare.

Étape. 5 :

Restez debout et attendez que l’enfant fasse ce que vous lui avez demandé de faire. Cela paraît impossible dans une maison où il y a toujours quelque chose à faire. Considérez le temps que vous passez à rester debout et à attendre comme un investissement. Vous imaginez que vous devrez attendre des heures jusqu’a à ce que l’enfant fasse ce que vous lui demandez parce que vous vous souvenez de toutes les fois dans le passé, où votre enfant ignorait vos instructions. Par frustration, vous avez eu recours à différentes façons de faire : répéter, insister, négocier, menacer ou même crier. C’est ce qu’on appelle la gifle verbale.

Il est peut-être difficile d’accepter que ce sont ces réactions naturelles de parents qui causent beaucoup de non-coopération chez l’enfant. Quand on reste agréable, respectueux, calme, clair et déterminé, les enfants vont naturellement chercher à nous faire plaisir la plupart du temps.

Cette cinquième étape aboutit presque toujours à la coopération de l’enfant. Et pour l’enfant qui n a toujours pas coopéré, il reste la dernière étape.

Étape 6 :

Alors que vous êtes debout et que vous attendez, faites des compliments descriptifs pour chaque petit pas dans la bonne direction et utilisez l’écoute empathique sur ce que votre enfant peut ressentir suite à ce que vous lui avez demandé de faire. Plus vous ferez de compliments descriptifs, plus il sera motivé pour faire ce que vous lui avez demandé.

Voici quelques exemples de compliments descriptifs pour des petits pas dans la bonne direction :

. « Merci de ne pas rouspéter. »

. « Tir as posé ton crayon et tu ne dessines plus. »

. « Tir t’es rapproché de la porte. »

. « Tir ne te plains pas. »

L’écoute empathique montre que l’on se soucie des sentiments de l’enfant et pas seulement de son comportement. On comprend qu’il n ait pas envie d’arrêter ce qu’il fait pour passer à autre chose.

On peut dire par exemple :

. « Tu t’amuses si bien avec ta nouvelle balançoire, tu rias pas envie d’arrêter. »

. « Je sais que ce n’est pas drôle d’avoir à tout ranger alors que tu as envie de continuer à jouer. »

Si vous associez le compliment descriptif à l’écoute empathique, ce que vous dites aura d’autant plus d’impact.

Par exemple, vous pourrez dire :

.Alors que probablement tu aimerais que je te laisse seul, tu ne rouspètes pas et tu ne rn as pas dit de sortir. »

. « Je sais que tu es très agacé que ce soit déjà l’heure d’aller au lit, mais tu ne te plains pas et tu n’es pas impoli. »

Voir la 1ère partie de l’article

Texte et dossier : Anne Peymirat

 

Anne Peymirat est auteur et coach parental. Elle a déjà accompagné plus de 1000 parents en 7 ans. Elle intervient aussi dans de nombreuses entreprises pour soutenir leur programme en faveur des parents salariés (BNPParibas, Cetelem, EDF, Total, Kurt Salmon,…). Elle est mère de 4 enfants âgés de 15 à 3 ans.

 

http://www.apprendreaapprendre.com/reussite_scolaire/parents-et-education-partie-2-les-cles-de-la-reussite/

 

Comment apaiser les tensions entre parents et en8fants


Les relations sont souvent conflictuelles au moment de l’adolescence. Rares sont les familles qui échappent à ce constat. Parfois le climat s’est tellement dégradé qu’on assiste à un réel blocage. Chacun restant sur ses positions. La communication devient de plus en plus difficile. L’incompréhension est presque totale.

Il reste toutefois une piste intéressante à explorer : la rédaction d’un contrat entre parents et enfants.

Le contrat est un outil puissant qui présente bien des avantages s’il est suffisamment réfléchi et discuté avant sa rédaction par les deux parties.
Rappelons qu’un contrat est « Une convention par laquelle une ou plusieurs personnes s’obligent envers une ou plusieurs autres à faire ou ne pas faire quelque chose » (1)
Les différentes étapes dans la création d’un contrat :

;;;; La concertation et la négociation

Avant de se lancer dans la rédaction d’un contrat, il faut s’entendre sur les points qui seront mentionnés et les engagements que chacun est prêt réellement à consentir.
C’est une démarche infiniment respectueuse de l’individu.
Chacun va exprimer ses besoins mais aussi ses limites. Il faut savoir les entendre si l’on veut que le contrat s’avère riche et constructif.
« J’entends ce que tu es prêt à faire mais aussi ce que tu n’es pas prêt à faire … du moins pour le moment ».

En rétablissant la confiance, chacun pourra s’engager un peu plus. Petit à petit, on observera de réels progrès.
Mais ne pas perdre de vue que la phase de concertation est essentielle.

;;;;; La rédaction du contrat

Quelques règles s’imposent en matière de rédaction de contrat dès lors qu’il s’agit de définir les engagements des uns et des autres :

1. La description du point abordé doit être précise et concrète
2. Savoir se limiter à un seul problème à la fois
3. Le contrat doit être formulé positivement
4. Le contrat doit être réaliste ainsi que les moyens à mettre en œuvre
5. Le délai doit être court – Quelques semaines tout à plus dans la réalisation des objectifs
6. Les moyens à mettre en œuvre doivent être clairement définis

Ainsi on retiendra que pour être efficace un contrat devra être concret, limité dans le temps, positif, réaliste et court.
Il faut savoir réduire ses demandes pour avoir une chance de les voir se réaliser.

;;;;; Le processus

Bien souvent la situation de départ entre parents et enfants est confuse, tendue et conflictuelle.
Un premier pas sera franchi quand chacun aura le sentiment d’avoir été entendu dans ses besoins et ses demandes.
Peu importe le nombre de points contenus dans le contrat, dès lors que le processus de restauration de la confiance et de la réussite sera enclenché, on pourra aller plus loin.


L’important étant d’inverser la tendance :

· Passer de l’incompréhension totale à un début de compréhension
· Passer du sentiment d’échec à celui de la réussite même partielle
· Passer de la perte de confiance totale à son rétablissement progressif

;;;;; L’heure du bilan

Etablir un contrat c’est impérativement en définir clairement la durée d’application et savoir très précisément quand aura lieu l’heure du bilan.
Rien ne doit être laissé au hasard de ce point de vue là.
ð « Le contrat est signé pour une durée de 6 semaines. Un bilan sera fait le ……. »

Attention également à garder en mémoire ce principe : Plus la durée est raisonnablement courte, plus son efficacité sera grande.

Avec des enfants et même des adolescents, il ne faut jamais perdre de vue qu’il est quasiment impossible pour eux de se projeter au-delà de quelques semaines.
Exiger d’eux un effort soutenu sur toute une année scolaire ne servirait à rien.
Par contre, leur demander d’appliquer une méthode de travail spécifique dans une matière particulière en visant des résultats concrets dans les 5 ou 6 semaines sera réellement efficace.

Ne pas oublier que les enfants ont tendance à se décourager rapidement
Le point qui sera fait à l’issue de cette période permettra de constater et de fêter les progrès accomplis.


Signer un contrat parent-enfant, c’est aussi devenir partenaires dans la réussite.
C’est avancer main dans la main, conscient des embuches qui se présenteront inévitablement sur le chemin mais dans un même effort de compréhension, de confiance et avec un objectif commun.

 

Dossier : Béatrice VICHERAT

http://apprendreaapprendre.com/reussite_scolaire/article.php?cat_num_sel=&numtxt=673


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