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Quand ça ne marche pas à l'école

"Quand j’étais petit, je croyais naïvement que pour réussir sa vie, il fallait bien travailler à l’école.
Après tout, la réussite scolaire mène aux meilleurs diplômes. Les meilleurs diplômes mènent aux meilleurs emplois. Les meilleurs emplois mènent aux meilleurs salaires. Et l’argent fait le bonheur :D
Puis j’ai cessé de croire au Père Noël, le choc !"

Que faire sans le bac ?

 

Avant que les résultats du bac ne tombent, il n’est pas abusif de réfléchir, avec ceux qui n’auront pas décroché ce sésame tant convoité, en essayant de leur apporter les solutions qui peuvent s’offrir à eux.

Y a-t-il une vie sans le bac ?
Bien sûr et heureusement. Pour ceux qui sont collés au bac, tout n’est pas perdu pour autant. Et spontanément, le premier conseil serait de dire que la solution la plus « sage » est de le repasser, même si ce n’est pas la seule solution possible. Car, si aujourd’hui il a perdu de sa valeur, le bac reste un symbole très fort et demeure le sésame précieux pour l’accès aux études supérieures. Cependant, chaque situation est bien évidemment individuelle et il convient donc de réfléchir en fonction de son projet, de sa motivation, d’analyser les choses et à partir de là, trouver la réponse la plus adaptée.

Quelques conseils avisés pour ceux qui veulent repasser le bac
La première chose est de reprendre contact avec l’établissement ou des professeurs assez rapidement. Car l’inscription n’est pas automatique. Elle est fonction des places disponibles. Si l’inscription est refusée, ou si l’élève désire tout simplement changer d’établissement pour repartir du bon pied, il faut alors qu’il s’adresse à l’Inspection Académique de son secteur d’habitation. Pour les élèves qui échouent pour la seconde fois au bac et qui souhaitent tout de même le repasser, ils peuvent s’inscrire en candidat libre. Attention, il ne faut pas oublier de s’inscrire au bac en octobre/novembre auprès du Rectorat.
Avantage : on ne repasse que les matières que l’on a ratées. Dans tous les cas, il est bon de faire le point.
Et même si c’est particulièrement difficile, il est parfois inutile de vouloir redoubler à tout prix dans une section où l’on est en grande difficulté, il est plus judicieux de « se réorienter » vers une formation professionnelle plus adaptée à ses compétences et ses envies.

Quelles sont les possibilités offertes
par les formations professionnelles ?
Recalés ou non au bac général ou technologique, les jeunes peuvent s’orienter vers une formation professionnelle.
Plusieurs formules existent : les formations diplômantes d’un côté et les formations qualifiantes. Dans tout le Maroc, certains établissements accueillent des lycéens d’enseignement général et technologique et des étudiants de première année, en vue de préparer un diplôme professionnel (CAP, BEP, Bac Pro ou BTS).
Les élèves peuvent se renseigner directement auprès de l’établissement qui dispense la formation souhaitée, en expliquant leur projet.
Aujourd’hui, les centres OFPPT (Centre de formation professionnelle) font preuve d’une grande ouverture et mettent en place des parcours individualisés de formation.

L’alternance : allier études et vie professionnelle ?
Oui, cela commence à se pratiquer.
Les jeunes peuvent tenter de préparer un BTS en contrat de professionnalisation. En général, il faut démarcher auprès des entreprises, qui, ensuite, les inscriront dans un centre de formation.
Cependant, ils peuvent s’adresser au préalable à l’OFPPT. Certains centres placent eux-mêmes leurs étudiants en entreprise.
Il est à noter que le niveau bac peut être demandé (il correspond à une moyenne d’au moins 8/20).
Le CFES (Certificat de fin d’études secondaires) est à demander au Rectorat. Certains lycées et écoles privés accueillent des élèves de terminale sans le bac, ils peuvent en conséquence tenter leur chance. Cependant, il est important de prendre quelques renseignements sur l’établissement sous peine d’avoir quelques surprises à la sortie !

 

http://www.lagazettedumaroc.com/

Voici quelques liens

 

Les erreurs à éviter pour avoir son bac!

Les erreurs de préparation à éviter

Vous êtes un crack, un nonchalant indifférent, ou bien entre les deux ? Vous commettez sûrement des erreurs !

Commençons par les élèves studieux qui aiment faire des exercices, ceux qui trouvent leur joie à voir la fin du livre, « quel exploit, diraient-ils, j’ai enfin fini de faire les exercices. Franchement, les amis, vous croyez peut être que cela rapporte mais laissez-moi vous dire une chose, cela rapporte rien du tout, nada… ! Les exercices au kilo, c’est une maladie qui touche les bacheliers et qui, contrairement aux attentes de l’élève, l’éloigne de la bonne compréhension du cours !

« Les exercices aux kilo, c’est une maladie ! … »

Il vaut mieux faire 10 exercices variés englobant l’ensemble du cours et de bien les comprendre, que d’en faire 30 dans chaque partie ce qui fatigue, déstabilise l’élève et l’ennuie.
Ce qui nous amène à la deuxième erreur : regarder les corrections des exercices avant d’avoir bien réfléchis aux questions. D’ailleurs le grand défaut des livres avec correction, c’est qu’on peut la voir quand on veut, alors des fois il nous arrive de lire l’énoncé et de passer directement à la correction sans même réfléchir en disant : « de toute façon même si j’y réfléchis je ne trouverais jamais la bonne réponse ». En agissant de la sorte, l’élève ne retient rien de l’exercice même s’il croit avoir compris.

« Ne jamais regarder la correction sans avoir bien réfléchis aux questions ! »

Pour les fainéants, qui laissent le travail du jour pour le lendemain, (Vous êtes nombreux à ce qu’il paraît !). Eh bien, il ne faut pas laisser la préparation pour la veille des contrôles, soyez à jour, c’est la clé de la réussite. On ne le répètera jamais assez !
Un autre point à mettre au claire ; ne croyez jamais que ce que vous faites aux heures supplémentaires est suffisant ! Les Heures Sup sont faits pour guider et aider l’élève. Le travail chez soit reste élémentaire pour le bon avancement des études.

« Soyez à jour, c’est la clé de la réussite ! »

On arrive à une erreur commune, que tous les élèves partagent, quelque soit leur niveau, leur branche ou leur catégorie ! L’erreur sujette est : négliger les matières à faibles coefficients ! Vous devez savoir une chose : chaque matière a son importance, et joue un rôle dans la formation de l’élève, que vous le vouliez ou non, c’est comme ça ! Que ce soit l’arabe ou l’instruction islamique pour les scientifiques, ou encore le maths ou SVT pour les littéraires, ce sont des matières importantes. Il n’y a pas de matière secondaire, d’ailleurs ce terme doit être supprimé du vocabulaire !

« Il n’y a pas de matière secondaire »

Une aussi importante erreur, commise par les rebelles (Vous aimez le surnom à ce que je vois :-D). Ne faîtes pas confiance aux supposés amis qui vous disent que vous êtes géniaux, forts, ou les trucs du genre parce que vous avez séché les cours durant un mois et que de retour en classe vous semez la pagaille ! Ce ne sont pas des amis, et ce n’est pas cool ce que vous faites, ni « style », c’est con et ça attire les embrouilles avec la direction et déshonore les parents.

« Sécher les cours et semer la pagaille n’attire que des embrouilles »

Si je vous donne ces conseils, ce n’est pas pour que vous vous enfermiez dans votre chambre à étudier jour et nuit, d’ailleurs c’est une chose à éviter ! Ne vous forcez jamais à trop travailler, dès que vous êtes fatigués reposez-vous, sortez faire un tour, allez voir des amis, vivez votre vie tout simplement !
Dernier conseil, c’est en rapport avec le travaille en groupe. Il est recommandé de travailler en groupe, mais il faut aussi choisir le bon groupe ! Par exemple si vous êtes un peu faible n’allez pas travailler avec le majorant de la classe dans un même groupe, car vous vous sentirez nul, vous ne pourrez dire que vous n’avez pas compris si le reste du groupe comprend rapidement, et si jamais vous le faites ce sont les autres qui vous éviterons car vous les attardez dans leur travail. Je dirais la même chose pour les bons élèves.
Il faut toujours travailler avec quelqu’un de meilleur que soit, mais pas trop quand même, comme ça on peut s’entraider et comprendre ensemble !

 

http://www.9rayti.com/conseil-erreurs-commettre-avoir-baccalaureat?utm_source=9rayti.com&utm_medium=newsletter_9rayti&utm_content=emailing&utm_campaign=newsletter_260215

Histoire de nuls qui ont réussi

La réussite professionnelle pour les nuls

Reussir ou echouer

 

Comment réussir sa vie sur le plan professionnel ?

Quand j’étais petit, je croyais naïvement que pour réussir sa vie, il fallait bien travailler à l’école.
Après tout, la réussite scolaire mène aux meilleurs diplômes. Les meilleurs diplômes mènent aux meilleurs emplois. Les meilleurs emplois mènent aux meilleurs salaires. Et l’argent fait le bonheur :D
Puis j’ai cessé de croire au Père Noël, le choc !

Si « réussir sa vie » implique l’accomplissement de soi à différents niveaux, j’aimerais aborder ce thème sous l’angle professionnel.

Au commencement

S’il n’est jamais trop tard pour bien faire, commençons par envisager l’origine de ce succès dès la vie scolaire.

Je ne comprends pas. Je suis jeune diplômé Bac+5. J’ai terminé major de ma promotion. J’ai des lettres de recommandation de mes professeurs qui témoignent de l’exemplarité de mon parcours scolaire.
Pourtant, je ne parviens pas à décrocher d’emploi malgré les dizaines de cv que j’envoie. J’ai pourtant fait ce qu’ils (mes parents et professeurs) m’ont dit. Pourquoi est-ce si dur ? – Michel

Avoir de bons résultats scolaires est indéniablement un atout dans notre société. C’est dire si nous ne sommes pas conditionné par la formule suivante : valeur sociale = performance scolaire
Pourtant l’Histoire relate de nombreux exemples d’illustres personnages aux résultats scolaires médiocres. Citons un Albert Einstein qui s’avoue « incapable de suivre les cours, de prendre des notes et de les travailler de façon scolaire ». Un Thomas Edison écarté des bancs d’école car jugé comme un « hyperactif stupide ».
Non le modèle de réussite scolaire s’il a des mérites n’est pas la vérité absolue.

Alors, comment assurer son avenir professionnel (indépendamment du contexte économique) ?

Des millions de jeunes fraîchement diplômés approchent le marché de l’emploi et s’y cassent les dents. N’y voyez vous pas un signe pour vous inciter à procéder différemment ? ;)
EtreMeilleur.com vous apprend à être meilleur. Pourquoi ne pas mettre en valeur vos qualités personnelles au service de votre avenir ?

Changez votre vision du monde professionnel.

Vous ne voudriez pas vous retrouver après des années à travailler pour une entreprise dont vous vous moquez, à faire un travail que vous détestez, pour un salaire en deçà de vos aspirations  mais qui vous permet de « survivre ».
Alors abandonnez les méthodes et conseils classiques. Vous savez ceux-là mêmes que l’on retrouve dans de nombreux livres poussiéreux d’aide à la carrière. Soyez différents de la masse.

Ma vie, mon œuvre

Quand je serai plus grand, je serai : pompier, docteur, astronaute, testeur de jeux vidéo, chirurgien, …

Avez-vous réfléchi à ce que vous voulez faire de votre vie ? Je veux dire une vrai réflexion avec si possible un vrai plan de carrière et non pas une simple idée ou label de métier qui semble « cool » sur le moment.
Imaginez une journée « ordinaire » de votre vie idéale.
A quelle heure vous levez-vous ? Que faites-vous ? Qui côtoyez-vous ? Dans quel cadre évoluez-vous ? Quelles émotions ressentez-vous ? Quelle valeur ou contribution apportez-vous au monde ?
Soyez totalement honnête dans votre projection.

Relevez-vous certaines incohérences entre vos ambitions et votre parcours actuel ? Rectifiez alors votre trajectoire car il n’est jamais trop tard pour bien faire.

Créer vos opportunités

« Développer votre réseau »

Cette expression m’a toujours fait sourire. Elle a au moins le mérite de schématiser l’idée de mettre à contributions ses compétences sociales !
Que vous soyez étudiant ou actif, vous rencontrez forcément des personnes. En développant ces relations, vous vous créez des opportunités multiples et non exclusives : amicales, professionnelles, amoureuses, …

N’hésitez pas à parler précisément du type de métier auquel vous aspirez. Faites en sorte que vos amis en parlent à leurs amis, n’oubliez pas non plus de sonder votre famille.

Créer votre emploi

Beaucoup de personnes rêvent de créer leur entreprise. Et peu passent à l’action.

C’est risqué. C’est compliqué. C’est trop de stress. Ça prend trop de temps. Ça ne rapporte pas plus

On vous donnera une infinité d’arguments pour vous convaincre de ne pas vous mettre à votre compte.
Le fait est que c’est une formidable source d’expérience, enrichissante à tous les niveaux. J’y consacrerai prochainement un article ;)

Proposer vos services de manière bénévole

En voilà une tactique contre-intuitive ! C’est pourtant un subtil moyen de faire ses preuves et développer une relation privilégier avec des entreprises.
Imaginez. Vous proposez aux employeurs de tester vos compétences sans qu’ils ne prennent le moindre risque. Et vous avez toute latitude pour organiser votre activité.
Si votre travail est de qualité acceptable, ils ne pourront qu’apprécier votre démarche et vous faire alors d’autres propositions plus lucratives.
Et parce qu’il est plus facile d’obtenir un job bénévole, vous allez pouvoir sélectionner les entreprises et les projets qui vous tiennent à cœur.
Certes cela peut sembler financièrement peu intéressant à court terme. A long terme, vous instaurerez une relation enrichissante.

Développer vos talents

Internet est une formidable source de savoir. Exploitez en les richesses.
Pourquoi ne pas acquérir des connaissances pointues dans un domaine recherché ?
Informez-vous sur les besoins des entreprises dans le domaine qui vous intéresse.
Quels sont les  métiers attirants qui requièrent ces compétences rares que vous vous ferez un plaisir d’assimiler ?
Une fois votre objectif de spécialisation déterminé, organisez votre propre éducation :)

Soyez votre propre attaché de presse

A l’ère de la communication de masse, il est difficile de rester anonyme.
Si vous négligez votre image, vous prenez le risque que vos interlocuteurs se fassent leur propre idée. Et elle ne sera pas forcément réaliste ni à votre avantage.
Allez sur un moteur de recherche et voyez quels résultats correspondent à vos noms et prénoms.
Cela en dit-il long sur vos qualités personnelles ?

Je vous invite vivement à prendre en main votre communication. Utilisez tous les moyens disponibles sur le net ou autres. Les sites de réseaux sociaux sont particulièrement adaptés à cet usage. On en revient au conseil « développer votre réseau » :)
Avoir une présence sur le net c’est aussi tisser des liens avec le monde réel.
Donnez un éclairage particulier à vos expériences personnelles et professionnelles et éveiller l’intérêt d’employeurs.

Je vous garantie que si vous adoptez une démarche motivée à l’aide de ces préceptes votre réussite professionnelle est assurée.

Olivier Prize

http://www.etre-meilleur.com/job/reussite-professionnelle-pour-nuls.html

Histoire de nuls qui ont reussi


Histoire de Madonna (partie1) par JF66MICHEL


Histoire de Madonna (partie2) par JF66MICHEL

. [ Vidéo] – Comment Madonna est devenue une pop-star ? (Partie 4)
. [ Vidéo] – Comment Madonna est devenue une pop-star ? (Partie 3)

 


Michael Faraday (Partie 1) par JF66MICHEL


. [ Vidéo] - L’histoire de Michael Faraday (partie 3)
. [ Vidéo] - L’histoire de Michael Faraday (partie 2)

Décrochage scolaire ;Quels profils des élèves décrocheurs

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;;;; Décrochage : une plus grande ténacité des filles?

Du point de vue du genre et de la surreprésentation des garçons décrocheurs, Catherine Blaya (1) croit déceler une plus grande ténacité chez les filles. Elles ont un rapport plus pragmatique à l'école et semblent moins affectées par la relation à l'enseignant. « Elles sont aussi plus conformes à la norme scolaire, ce qui est sans doute le résultat d'une socialisation et d'un mode d'éducation où d'emblée on leur apprend à être attentives et à respecter des règles. » Les filles savent demander des conseils, s'entraider. Elles parlent plus volontiers de travail scolaire. Pour les garçons, demander de l'aide, parler des cours, est considéré comme un signe de faiblesse, un manque de virilité.

Dans le faisceau des facteurs qui conduisent à la déscolarisation, le constat posé par Catherine Blaya est sans appel.

La responsabilité de l'école est indéniable, même s'il faut nuancer un peu le propos : « Le milieu familial, le groupe de pairs, les caractéristiques individuelles peuvent aussi faciliter le décrochage scolaire. Le climat scolaire, le climat de la classe jouent également un rôle prépondérant.

;;;; Les orientations subies et les orientations vers des classes spécialisées influencent le décrochage

Les élèves qui se sentent mal à l'école, en insécurité, voire victimisés, qui ont du mal à se concentrer sur leur travail auront tendance à s'absenter pour ne plus avoir à faire face à leur(s) agresseur(s). Nos travaux comme ceux de Laurier Fortin (14) au Québec montrent que les élèves à risque de décrochage ont une opinion négative du climat de la classe : peu de soutien de la part des enseignants, fort climat de compétition entre les élèves, faible respect des règles, etc. »

Les orientations subies et les orientations vers des classes spécialisées influencent aussi le décrochage, comme l'a montré un chercheur canadien, Michel Janosz (15). Elles ont tendance à regrouper les élèves en difficulté. L'émulation y est nettement moindre que dans les groupes et les classes où il y a une hétérogénéité de niveaux. Ces élèves, conscients de leur échec et d'être cantonnés dans ces classes parce que l'on n'a rien d'autre à leur proposer, parce que leurs perspectives d'avenir professionnel sont limitées, ont une estime de soi très faible, ce qui contribue au décrochage.

;;;;; Bien souvent, un élève en difficulté scolaire est un jeune qui manque de confiance en lui

« L'école, c'est très important, mais il faut éviter à tout prix qu'elle devienne une source de conflit. Il est nécessaire d'accompagner, bien sûr, mais dans une perspective d'autonomisation. Dans le cas des fratries, lorsque le jeune en difficulté est constamment mis en compétition et comparé aux autres qui réussissent mieux, cela ne contribue qu'à augmenter le sentiment d'incompétence et à diminuer l'estime de soi. Bien souvent, un élève en difficulté scolaire est un jeune qui manque de confiance en lui.

Il est capital d'essayer de le valoriser et de souligner aussi ce qui va bien dans son comportement, dans son attitude et dans sa vie en général et non pas de se focaliser sur l'école et ce qui dysfonctionne » explique Catherine Blaya. Ces jeunes ont le plus souvent des difficultés de concentration ou d'organisation du travail scolaire. C'est là que la famille peut aider en favorisant des activités (de courte durée dans un premier temps) qui sollicitent et stimulent l'attention, encouragent l'adolescent à planifier et organiser son travail en privilégiant la méthodologie, sans pour autant faire le travail à sa place ou lui fournir la bonne réponse lorsque l'on s'impatiente parce qu'il est trop lent.

Ne pas oublier non plus de souligner les progrès réalisés, même les plus modestes, et le faire devant toute la famille.

;;;;; Éviter dans tous les cas les dénigrements publics

Éviter dans tous les cas les dénigrements publics. Montrer qu'en tant que parent, vous avez confiance dans les capacités de votre enfant. Abandonner sans remords les relations fondées sur la compétition, les enjeux de pouvoir, les humiliations. Proposer des activités communes autres que celles ayant trait à la scolarité. La relation parent-enfant ne doit pas se limiter à l'école quand les résultats scolaires sont source de conflits, que le risque est là d'une escalade qui va mener à la non-communication et finalement au décrochage. Si l'enfant a des problèmes de comportement, s'il est agressif en classe, il est important d'essayer de développer ses capacités d'empathie, d'envisager des modalités alternatives d'expression de ses tensions, de sa colère, de ses frustrations.

Les jeunes qui ont des comportements « antisociaux » cachés se font peu remarquer à l'école mais ne sont pas motivés pour autant. Généralement, leurs enseignants ont plutôt une bonne opinion d'eux. Ils manquent d'empathie et sont centrés sur eux-mêmes. Le groupe de pairs a sur eux une forte influence. Leurs conduites turbulentes sont de l'ordre du mensonge, de l'absentéisme, du vol, du vandalisme, de la consommation et de la vente de drogue. Le milieu familial se caractérise par un manque de supervision des activités et de la scolarité du jeune, des rôles parentaux confus (parents copains), une absence de règles et de soutien affectif. Les résultats scolaires, dans un premier temps, sont juste en dessous de la moyenne mais ils se dégradent rapidement.

;;;;; Les signaux d'alerte

Pour ce qui concerne les processus de décrochage et les signaux d'alerte, la sociologue insiste sur leur diversité. « Un élève en retrait, qui a du mal à se faire des copains et coopère peu en classe doit attirer l'attention. Comme ce jeune homme qui ne posait pas de problème particulier et qui tout à coup devient agressif, pique des colères, se rend fréquemment à l'infirmerie. Les baisses de résultats soudaines sont à prendre au sérieux. Un jeune qui est peu motivé, ne participe pas, n'est jamais volontaire ou trouve toujours une critique négative pour ce qui lui est proposé en classe peut aussi être bientôt candidat au décrochage. Les retards récurrents, les absences répétées, de plus en plus longues, l'effondrement général des résultats scolaires, la dissipation et la perturbation de la classe sont bien entendu des indices à considérer mais ceux-là sont facilement indentifiables. »

(1) Catherine Blaya, Décrochages scolaires. L’école en difficulté. De Boeck, 2010

(14) Cf. Chapitre 4

Le parent à l'école, quelle est sa place?

Bien qu'il n'existe pas de politique officielle quant à la place que devraient occuper les parents à l'école, Josée Bouchard soutient que l'implication des parents est toujours favorable. Est-elle toujours bienvenue? «La plupart du temps, oui, affirme-t-elle. Mais c'est vrai aussi que certains enseignants sont peu coopératifs.» Mélanie atteste: «Oui, il y a des profs qui évitent le plus possible les contacts avec les parents.» Entre autres, parce qu'ils craignent que ces derniers ne prennent trop de place et ne s'ingèrent dans leur travail. Ce qui, en retour, peut causer des frictions avec les parents qui souhaiteraient plus de transparence.

Cela dit, bon nombre d'enseignants ne sont pas réfractaires à l'implication des parents. Au contraire. Surtout si cette implication se traduit par une présence positive et un travail de collaboration. «Mon approche avec les enseignants a toujours été de dire: "Je veux aider mon enfant. Qu'est-ce que je peux faire?", explique Nadine. Les profs sont réceptifs quand on les approche avec respect, pas en leur disant quoi faire ou en les critiquant.»

Bien sûr, tous les parents veulent aider leurs enfants et contribuer à leur succès scolaire, mais les moyens d'y parvenir peuvent être bien différents. Certains ont tendance à surveiller leur progéniture de près (trop?). «Par exemple, il y a des parents qui remettent en question un devoir ou une conséquence qu'a reçue leur enfant, illustre Anne-Marie Quesnel. Or, en faisant cela, je trouve qu'on déresponsabilise l'enfant.»

Les bouleversements qu'a subis la famille ces dernières années (familles peu nombreuses, éclatées, reconstituées, monoparentales, etc.) expliquent sans doute, en partie du moins, cette volonté de défendre nos enfants, peut-être parfois plus qu'il ne serait nécessaire. Évidemment - et heureusement! -, la plupart des parents le font sans montrer les dents! «Mais à vouloir éviter à notre enfant d'affronter les petites injustices qu'il peut vivre à l'école, les conséquences de ses gestes et les difficultés qu'il peut rencontrer, on renforce son lien de dépendance envers nous et on ne favorise pas son autonomie», explique Marie-Claude Béliveau. Comme lorsqu'un parent se fait un point d'honneur de s'asseoir avec son enfant chaque soir pour faire ses devoirs avec lui. «Certains parents valorisent leurs compétences parentales en entrant dans une sorte de compétition avec les professeurs, remarque la pédopsychologue. Si notre enfant nous demande de l'aide, on peut bien sûr l'aider, mais on ne fait pas ses devoirs à sa place.» Éducateurs, accompagnateurs, les parents marchent bien souvent sur une frontière bien mince entre leur rôle et celui des professeurs. «Même si c'est plus facile à dire qu'à faire, l'idéal est de préserver une juste distance avec l'école, dit Marie-Claude Béliveau. Collaborer, oui, mais sans trop se mêler de l'aspect pédagogique.»

Le mot magique? Collaboration. «La collaboration entre parents et enseignants est essentielle, insiste Gaston Rioux. Les parents peuvent amener leurs idées, participer lors des rencontres prévues à l'agenda scolaire en posant des questions, en s'informant du projet éducatif de l'école, etc.» Cependant, il reconnaît qu'il est parfois difficile de convaincre les parents de l'importance de s'impliquer à l'école, convenant d'un même élan que, dans notre société au rythme effréné où bien souvent les deux parents travaillent, il n'est pas toujours facile de se libérer comme on le voudrait.

Il faut aussi que la direction et les enseignants soient ouverts à cette participation des parents. «Les profs doivent avoir conscience de l'importance d'impliquer les parents, que ça fait partie de leur rôle», souligne Rollande Deslandes. Un rôle déjà bien chargé, surtout que, depuis quelques années, les enseignants doivent superviser des classes nombreuses où les enfants avec diverses problématiques sont désormais accueillis.

Reste que plusieurs parents interrogés conviennent des avantages qu'il y a à s'impliquer. «Même quand ça va bien, on assiste aux rencontres avec les professeurs, raconte Brigitte. Et je me suis aussi souvent impliquée dans les sorties parascolaires. Ça aide à développer de bonnes relations avec les enseignants et à faciliter les discussions.»

Ainsi, si un problème surgit, l'idéal est de ne pas attendre et de tenter de le régler sans tarder avec l'enseignant. Poser des questions, écouter les réponses, donner respectueusement notre point de vue et chercher une solution ensemble. Il peut arriver que la présence d'une tierce personne, souvent la direction, soit utile à titre de médiateur. Dans certains cas, on doit en référer auprès de la commission scolaire ou du protecteur de l'élève, une personne indépendante affiliée à chaque commission scolaire pour traiter les plaintes.

http://www.coupdepouce.com/bien-dans-ma-tete/psychologie/la-guerre-parents-enseignants-ca-suffit/a/52442/4

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