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Les troubles de la motivation

Attention

Apathie ou aboulie ?
Ne pas confondre

L’apathie caractérise l’état d’une personne qui n’éprouve aucune motivation, aucun intérêt, aucune passion. Jadis employée pour qualifier l’attitude des soldats au retour de la Première Guerre mondiale, ces derniers ayant perdu l’intérêt pour la vie civile, l’apathie se manifeste en cas de dépression, de schizophrénie ou de problèmes neuronaux comme l’hypothyroïdie (insuffisance hormonale de la thyroïde).


Prendre des décisions, accomplir des actes pourtant planifiés devient difficile pour ceux qui sont
atteints d’aboulie. Une personnalité aboulique 
a la volonté d’accomplir des actions,
mais elle est dans l’incapacité physique de le faire. 
Ce trouble peut provenir de maladies comme la narcolepsie, la fatigue chronique ou encore le syndrome d’épuisement professionnel (burn-out).

 

La dopamine, hormone de la motivation ?

Les chercheurs ont identifié depuis longtemps le rôle de ce neurotransmetteur : la libération massive de la dopamine après un effort permettrait de comprendre la motivation à court terme. Mais comment expliquer les projets de longue haleine, récompensés plusieurs mois, voire plusieurs années après leur lancement (régime, projet professionnel ou familial) ? Une étude réalisée par des biologistes américains montre que la dopamine est présente dans le corps tout au long d’un effort, en moindre quantité cependant. On anticiperait la récompense à venir en libérant un peu de substance, ce qui permet d’entretenir la motivation. Du moins, c’est ce que révèle l’expérience de Mark W. Howe et de ses collègues, réalisée sur des rats.

La fatigue :
« bâille-bâille » la motivation


Une fatigue ponctuelle peut entraver la capacité à rester concentré et faire perdre toute motivation. Mais la fatigue peut être plus qu’un état temporaire. Les personnes atteintes du syndrome de fatigue chronique (SFC) éprouvent une sensation d’épuisement qui ne disparaît pas, malgré le repos. Elles doivent réduire leurs activités à cause de troubles de la mémoire, de malaises physiques ou encore de douleurs musculaires et articulaires. Confondue pendant longtemps avec la dépression, la fatigue chronique provoque un état d’abattement et une perte de motivation d’autant plus forte qu’elle est peu reconnue socialement. Pour la traiter, certains prônent la thérapie comportementale, tandis que d’autres, comme les associations, préconisent d’adapter son mode de vie à l’état de fatigue ressenti.

Et si c’était 
la dépression ?

La « fatigue d’être soi » : le sociologue Alain Ehrenberg qualifie ainsi la dépression. 
Elle se caractérise par un changement durable d’humeur (plus d’une quinzaine de jours) provoquant une perte de motivation, une grande lassitude, un manque d’envie généralisé. La dépression ne doit pas être confondue avec 
la déprime, passagère.
Les facteurs psychologiques, comme une perte de confiance en soi, côtoient les interprétations biologiques (perturbation des neurotransmetteurs) et les causes sociales, pour comprendre cette maladie qui touche tout de même près d’un Français sur cinq au cours de sa vie ! Selon A. Ehrenberg, la dépression résulte de la concurrence exacerbée entre les individus.
Notre société inciterait à être toujours plus performant au travail, à l’école, en famille, et même dans
les loisirs. Chacun d’entre nous devrait sans cesse affirmer sa personnalité à travers ses activités, de manière à montrer le meilleur de soi. La dépression résulterait 
de cet excès de responsabilité.

Hyperactifs : trop motivés !

L’hyperactivité est une « pathologie de la motivation », selon le neurologue Michel Habib. Découvert dans les années 1990, ce que l’on nomme dans le milieu médical « trouble de l’attention, avec ou sans hyperactivité » (TDAH) concerne environ 5 % de la population. Il se manifeste par une agitation motrice, des difficultés à rester concentré sur une tâche ou encore la perception de stimuli perturbateurs et le besoin d’y répondre, ce qui génère une dispersion quasi permanente. Le trouble concerne plus souvent les garçons (9 %) que les filles (3 %). Dans une classe de niveau primaire, on estime qu’au moins un enfant est atteint. L’avancée en âge ne suffit pas toujours à soigner : les enfants hyperactifs peuvent le rester à l’âge adulte. 


« Le TDAH ne devrait plus être considéré comme un défaut des systèmes d’inhibition, mais comme un débordement de ces derniers, par une activité excessive et anarchique, provenant des systèmes de récompense », explique M. Habib. L’enfant ou l’adulte TDAH s’emballe rapidement, stimulé par la libération de dopamine. Il produit une activité riche et effervescente, mais désordonnée, par excès de motivation. Si l’on sait diagnostiquer ce trouble grâce à des questionnaires administrés par des neuropsychologues, le traitement fait encore débat : faut-il prescrire des substances médicamenteuses ou privilégier la rééducation ? Un peu des deux certainement…

Bibliographie

• La Fatigue d’être soi. 

Dépression et société

Alain Ehrenberg, Odile Jacob, 1998.

• « Apathie, aboulie, athymhormie : vers une neurologie de la motivation humaine »

Michel Habib, Revue de neuropsychologie, vol. VIII, n° 4, 1998.

• « Le cerveau de l’hyperactif : entre cognition et comportement »

Michel Habib, Développements, n° 9, 2011/3.

• « Prolonged dopamine signalling 

in striatum signals proximity and value of distant rewards »

Mark W. Howe et al., Nature, vol. D, n° 7464, 29 août 2013.

• « La dépression. En savoir plus pour en sortir »Inpes, 2007.

www.tdah-adulte.org

www.asso-sfc.org

 

http://www.scienceshumaines.com/les-troubles-de-la-motivation_fr_33999.html

 

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