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Les procédés comiques de la comédie

Le bourgeois gentilhomme

 

Langage, situation, gestes

Support: Le Bourgeois gentilhomme

1-   Le comique de langage

  • Mauvaise maîtrise du vocabulaire (I,2 : «votre petite drôlerie », « écolier » ; II,1 : « ces gens-là se trémoussent bien », II,4 : « Il y a trop de tintamarre là-dedans, trop de brouillamini. »).
  • L’emploi d’une syntaxe lourde, produisant un effet emphatique (III,19 : « Madame, ce m’est une gloire bien grande de me voir assez fortuné pour être si heureux que d’avoir le bonheur que vous ayez eu la bonté de m’accorder la grâce de me faire l’honneur de m’honorer de la faveur de votre présence… »)
  • Abondance des injures, dans certaines scènes, d’autant plus comiques lorsqu’elles ne correspondent pas au personnage qui les profère  (II,3 : Le maître de philosophie : « Marauds que vous êtes », « Infâmes ! coquins ! insolents ! », « Fripons ! gueux ! traîtres ! imposteurs ! »)
  • Invention d’une langue faussement savante (latin de cuisine, dans les satires de médecins ou de faux savants : la leçon de philosophie II,4) ou d’un charabia : langue pseudo-turque dans la mascarade IV,5-6, dont la signification burlesque est néanmoins compréhensible de tous : « Se ti sabir, Ti respondir ; Se non sabir, Tazir, tazir… ».
  • Répétitions de mots à intervalle rapproché (Ex : II,4 : « Que la fièvre quintaine puisse serrer bien fort le bourreau de tailleur ! Au diable le tailleur ! La peste étouffe le tailleur ! Si je le tenais maintenant, ce tailleur détestable, ce chien de tailleur-là, ce traître de tailleur, je… »)
  • Les jeux de mots (III,5 : « Comment va Madame Jourdain ? / Elle se porte sur ses deux jambes »)

2-   Le comique de situation

  • L’ignorant qui porte des jugements sur la musique et la danse (I,2 et II,1), et inversement, sont incompréhension pendant la leçon de philosophie (II,4)
  • Le quipropro : scène de ménage de Madame Jourdain, (IV,2), lorsque celle-ci pense que son mari la trompe avec Dorimène. Lui s’en défend en se croyant fautif, alors que l’unique trompeur, qui les abuse tous, est Dorante. Tous sont abusés, mais sans connaître le véritable abuseur…
  • Le malentendu : M. Jourdain est ravi à l’idée que sa fille Lucile épouse le fils du Grand Turc, tant qu’il ignore qu’il s’agit de Cléonte. (IV,5).
  • Les apartés : un personnage ne s’adresse qu’à un interlocuteur précis, ou au public, sans être entendu de l’intéressé (III, 19 : Dorant à Dorimène, parlant de M. Jourdain : « C’est un bon bourgeois assez ridicule, comme vous voyez, dans toutes ses manières. / Il n’est pas malaisé de s’en apercevoir. »)
  • Le dialogue croisé (III, 10) véritable numéro d’acteurs : Lucile parle à Nicole et Cléonte à Covielle, puis Nicole s’adresse à Covielle et Cléonte à Lucile.
  • La querelle des maîtres (II, 3) qui se montrent impulsifs, immatures et grossiers.
  • Le maître sans autorité : Fin II, 3 : M. Jourdain ne se fait pas obéir.
  • Décalage entre ce qu’on est en droit d’attendre d’une leçon de philosophie, et son contenu (II,4) : « l’orthographe », « l’almanach », la prononciation burlesque, nécessairement accompagnée de mimiques, des voyelles et consonnes.
  • La maladresse : danse gauche et ridicule du menuet, chanson inappropriée à la situation de Janneton, leçon catastrophique d’escrime, la révérence interminable (III, 19)…

3-Le comique de gestes

  • Lazzi hérités de la commedia dell’arte : répertoire de gestes improvisés pour produire un effet comique : Ex : bourse tendue et retirée (scène du garçon tailleur), endormissement (fin II, 1), mimiques accompagnant la leçon « d’orthographe » entre le maître de philosophie et M. Jourdain, puis sa parodie, entre M. Jourdain et Nicole. (Ces mimiques, chose rare, sont décrites dans les répliques mêmes.), gifle
  • Comique de répétition : Ex : I, 2, quand Monsieur Jourdain enlève puis enfile sa robe de chambre à de multiples reprises.

Conclusion :

Il arrive que ces trois procédés comiques se combinent, comme dans la cérémonie turque, apothéose du ridicule. Dans tous les cas, son effet repose toujours sur le principe de la double énonciation : ce que les personnages se disent et vivent sur scène est destiné à produire un effet sur les spectateurs. D’autres éléments peuvent accroître l’effet comique d’une scène : les costumes ridicules (L’indienne de M. Jourdain, puis sa tenue de Mamamouchi).

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