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Les toxicomanies et les produits toxicomanogènes

 

Les toxicomanies constituent l’un des plus grands maux qui ronge les sociétés modernes et particulièrement celles qui traversent des crises économiques, sociales, politiques ou... d'identité !

Évoquer la toxicomanie, c'est souvent faire référence à des drogues telles que le haschisch, l'héroïne ou la cocaïne, ce qui constitue malgré tout une vision assez restrictive du phénomène général de toxicomanie tel que le définit l’Organisation Mondiale de la Santé.

La frange de la population la plus exposée à ce fléau est constituée par les adolescents en manque de repères. A cet age de la vie, l’expérience de la drogue peut répondre à un besoin de risque, de provocation ou de transgression pour des sujet évoluant dans des terrains propices tels que les familles déséquilibrées ou les sociétés en crise.


Les toxicomanies et les produits toxicomanogènes

 

Définitions

La toxicomanie

    La toxicomanie est un comportement qui consiste à consommer d'une façon habituelle ou périodique un ou plusieurs produits psycho-actifs, susceptibles d'engendrer une dépendance et une accoutumance.

L'addiction

    L'addiction est une vision plus large de la toxicomanie, qui va des produits psycho-actifs (tabac, alcool, héroïne…), aux troubles des comportements, d'achats ou jeux pathologiques.

La dépendance

    La dépendance est un mode d'utilisation inadapté d'une substance conduisant à une altération du fonctionnement ou souffrance. Ce trouble grave des conduites, suit un processus évolutif au long cours, caractérisé par l'assuétude, c'est à dire :

  • Le désir puissant, compulsif, d'utiliser une substance psycho-active.
  • Les difficultés à en contrôler les prises.
  • Un comportement de recherche de cette substance avec un envahissement progressif de toute l'existence par ce phénomène.
  • La tolérance : besoin de quantité de plus en plus forte pour obtenir l'effet désiré.
  • Utilisation d'une même substance pour soulager ou éviter le syndrome de manque.

3 types de dépendances

  • La dépendance physique est matérialisée par le syndrome de manque.
  • La dépendance psychologique est résumée par l'envie de reconsommer, sous-entendue par la recherche d'un plaisir rarement retrouvé, lié à la trace inscrite par les premières expériences.
  • La dépendance sociale : la vie relationnelle et sociale pour et autour de la drogues : objet de tous les échanges.

La tolérance, l'accoutumance

    La tolérance ou accoutumance est la nécessité d'augmenter la dose consommée pour ressentir les mêmes effets.

 

Les produits toxicomanogènes

Les sédatifs

Les opiacés

  • Opiacés naturels : opium, codéine, codéthyline, pholcodine, morphine, héroïne.
  • Opiacés synthétiques : dextromoramide, pentazoncine, dextropropoxyphène, buprénorphine, méthadone.

Effets des opiacés

  • Analgésie.
  • Euphorie, sensation de quiétude, de bien être et de calme.

Effets subjectifs des opiacés

  • Interprétation personnelle et subjective, sens donné au produit et à son usage.
  • Analgésie, anxiolyse.
  • Illusion d'une facilitation des rapports sociaux et des rapports en soi.

Innocuités des opiacés

  • Myosis aréactif.
  • Dépression myocardique.
  • Constipation.
  • Diminution des sécrétions biliaires, pancréatiques, gastriques, bronchiques, urinaires.
  • Espacement des règles, diminution du désir sexuel.

Surdosage des opiacés

  • Coma aréflexique avec myosis bilatéral.
  • Dépression respiratoire.
  • Cyanose, chute de la tension artérielle, baisse de la fréquence cardiaque.
  • Complication : arrêt cardiaque sur apnée, œdème aigu du poumon.

Le syndrome de sevrage

  • Le syndrome de sevrage (manque) décroît du 3ème jour au 10ème jour.
  • A 8 heures : anxiété, tension, bâillement, rhinorrhée, larmoiement, sueurs, douleur des jambes, du dos, de l'abdomen.
  • A 12 heures : mydriase, syndrome pseudo-grippal, anxiété, irritabilité.
  • A 24 heures : insomnie, nausées, douleur, hypertension artérielle, polypnée, tachycardie, diarrhée, vomissement.

 

Les tranquillisants

  • Anxiolytique.
  • Hypnotique.

Effets des tranquillisants

  • Sédatif.
  • Anxiolytique.
  • Anticonvulsant.
  • Myorelaxant.

Effets subjectifs des tranquillisants

  • Maintien de la cohésion sociale.
  • Mise à distance de l'anxiété et des problèmes de l'existence.

Surdosage des tranquillisants

  • Coma.
  • Peau froide et moite.
  • Pouls faible et rapide.
  • Respiration superficielle.
  • Chute de la tension artérielle.

Syndrome de sevrage

  • Débute 1 à 10 jours après l'arrêt, dure 2 à 4 semaines.
  • Anxiété avec insomnie, agressivité, céphalée, sueur, tremblement, vomissement, crampes, myalgie, hypersensibilité.

 

Les stimulants

L'Amphétamine et l'Anorexigène

Effets des amphétamines et anorexigènes

  • Accélération de la fréquence cardiaque et respiratoire, hypertension.
  • Insomnie.
  • Augmentation de la chaleur corporelle.
  • Euphorie.

Effets subjectifs des amphétamines et anorexigènes

  • Accélération de la pensée.
  • Sentiment de performance.
  • Le monde apparaît dans un enrichissement extraordinaire.
  • Impression de déchéance de soi-même à la descente.

Surdosage des amphétamines et anorexigènes

  • Epuisement.
  • Paranoïa, hallucination.
  • Dépression suicidaire.

 

La Cocaïne et le Crack

 Effets de la cocaïne et du crack

  • Excitant.
  • Flash de bien être et de plaisir important.
  • Euphorie, confiance en soi.
  • Confusion mentale, hallucination.
  • Vasoconstriction, hypertension artérielle, augmentation de la fréquence respiratoire.

Effets subjectifs de la cocaïne et du crack

  • Accélération de la pensée.
  • Froideur d'esprit.
  • Sentiment de performance.
  • Désir de convaincre les autres.
  • Sentiment de petites bêtes qui courent sous la peau.
  • Le monde apparaît dans un enrichissement extraordinaire.

Complications

  • Mort subite.
  • Infarctus du myocarde, œdème aigu du poumon.
  • Accident vasculaire cérébral, convulsion.

 

L'ecstasy

Effets de l'ecstasy

  • Hyperactivité sociale, ouverture d'esprit, confiance en soi, facilitation du rapprochement avec les autres.
  • Euphorie.
  • Insomnie.
  • Perte d'appétit et de la sensation de soif.
  • Mydriase.
  • Tachycardie, hypertension artérielle.

Surdosage de l'ecstasy

  • Hallucination.
  • Trouble de l'humeur.
  • Convulsion, accident vasculaire cérébral.
  • Déshydratation.
  • Détresse respiratoire.
  • Syndrome dépressif.

 

Les hallucinogènes et désinhibiteurs

Le cannabis

Effets du cannabis

  • Calmant.
  • Confusion, difficulté de concentration.
  • Détachement, sensation d'être ailleurs.

Surdosage du cannabis

  • Etourdissement.
  • Excitation.
  • Distorsions majeures des perceptions, du temps, de la couleur et des sons, voire des délires visuels.
  • Augmentation de l'appétit.
  • Complications : pulmonaire, dépression du système immunitaire, tachycardie, hypotension.

 

Le LSD 25

Effets du LSD 25

  • Tripe.
  • Etat confusionnel.
  • Bouffée délirante.
  • Tachycardie, hypertension artérielle, mydriase, sueurs.

 

Les complications

Complications somatiques

  • Infectieuses : HIV, hépatite, abcès, septicémies, endocardites, IST.
  • Cardio-vasculaire : infarctus, accident vasculaire cérébral, lipothymies par hypotension artérielle ou bradycardie.
  • Endocriniens : diminution de la libido, aménorrhée.

Complications psychiatriques

  • Etats confusionnels.
  • Bouffées délirantes.
  • Psychoses chroniques : schizophrénie, délire hallucinatoire ou interprétatif.
  • Troubles de l'humeur : dépressif, psychose maniaco-dépressive.
  • Troubles anxieux.
  • Démences.

Complications sociales

  • Délinquance, prison, agressivité.
  • Inactifs.
  • Indépendance.

Source: http://www.soins-infirmiers.com/toxicomanies.php

Drogues des riches drogues des pauvres : La toxicomanie au Maroc



Le phénomène de l'usage de drogues au Maroc n'a rien de nouveau. Avec des surfaces cultivables de plus en plus importantes chaque année, le Maroc se maintient au rang de premier producteur et exportateur mondial de haschich (cf. TelQuel n°39). Côté consommation, l'ampleur du phénomène d'abus de drogue reste mal connue. La raison en est simple : il n'existait, jusqu'à il y a peu, aucune étude épidémiologique nationale. C'est désormais chose faite, mais ses résultats sont encore à l'étude d'analyse. Cependant, plusieurs équipes de psychiatres, notamment celles de l'hôpital Ar-Razi de Salé et du centre psychiatrique universitaire de Casablanca ont réalisé ces dix dernières années des enquêtes auprès de populations spécifiques : lycéens, étudiants, enfants des rues. Leurs résultats démontrent qu’il s'est opéré à partir des années 80, "une occidentalisation" de la situation pour reprendre les termes du Pr. Jallal Toufiq, psychiatre à l'hôpital Ar Razi de Salé. Qu'est-ce à dire ? Outre que les joints sont fumés par une population de plus en plus jeune, ils sont souvent consommés avec d'autres produits comme l'alcool ou les psychotropes, "de plus en plus prisés" par les toxicomanes. Jallal Toufiq, comme son confrère casablancais Driss Moussaoui, constatent chez les jeunes une consommation d'alcool de plus en plus importante. Alcool qui, s'il est vendu librement, n'en reste pas moins une drogue dure. Autre phénomène inquiétant, les quinze dernières années ont vu l'apparition, sur le marché des drogues au Maroc, de l'héroïne et de la cocaïne. Si les dérivés cannabiques sont produits localement, ces deux drogues sont introduites au Maroc surtout par le nord du pays (cf. affaires Dib en 1996, Temsamani en 2000 et Erramach en septembre 2003). Plus récemment, le crack et l'ecstasy ont fait leur apparition, mais de manière encore limitée aux grands centres urbains. Il n'empêche, vendus beaucoup moins cher que leurs aînées, les risques de ravage dans la jeunesse marocaine ne sont pas à exclure. Comme le raconte Driss Moussaoui, qui exerce au centre psychiatrique universitaire de Casablanca, "en 2 ans, 50 % des jeunes habitant les quartiers périphériques d'Abidjan sont devenus cocaïnomanes. On le voit, une vague blanche reste un scénario probable au Maroc". Pourtant, à part le travail de quelques associations comme Nassim, aucune prévention n'est faite à l'échelle nationale. Cela dit, ne devient pas toxicomane qui veut. "Il existe des facteurs de risques, tels qu’une prédisposition neurobiologique, des antécédents familiaux ou encore la disponibilité des drogues dans votre environnement immédiat", explique Jallal Toufiq, avant d’ajouter, "de même qu’il existe des facteurs protecteurs comme la surveillance parentale ou l’accès difficile aux drogues". La typologie des différentes drogues en circulation au Maroc et de leurs effets se veut une contribution à ce travail nécessaire d'information.

 

Cocaïne, héroïne, ecstasy…

 
La jeunesse dorée commence à
"sniffer" ses petits rails, "juste
pour faire la fête"
Ces drogues coûteuses, dangereuses et que l’on croyait réservées aux pays riches ont pourtant fait leur apparition dans le paysage marocain et s’y installent.


COCAÏNE. Si certains doutaient de son existence au Maroc, l’affaire Erramach aura fini de démontrer que la route du trafic mondial de cocaïne, notamment en provenance d’Amérique latine et à destination de l’Europe, passe désormais par le Maroc. Cela fait pourtant plus d’une dizaine d’années que la "poudre blanche" circule dans les soirées animées des grandes
villes du pays : Tanger, Casablanca, Agadir et Marrakech. La jeunesse dorée commence à "sniffer" ses petits rails, "juste pour faire la fête" et elle n’a guère de mal à s’en procurer. Généralement, le petit dealer de hash sait où s’adresser. Sauf qu'aujourd'hui, les psychiatres du nord du pays, comme ceux de Casablanca commencent à recevoir de plus en plus de cocaïnomanes. Si elle reste aujourd’hui encore l’apanage des classes "favorisées", c’est bien évidemment en raison de son coût prohibitif : entre 700 et 1200 DH le gramme.
Les effets : L'usage de cocaïne provoque une euphorie immédiate, un sentiment de puissance intellectuelle et physique et une indifférence à la douleur et à la fatigue. Ces effets vont laisser place ensuite à un état dépressif et à une anxiété que certains apaiseront par une prise d'héroïne ou de médicaments psychoactifs. Une autre caractéristique de la cocaïne est de lever les inhibitions, ce qui peut conduire à commettre des actes de violence, des agressions sexuelles, des dépenses compulsives, etc. La sensation de "toute-puissance" entraînée par la cocaïne en fait un produit qui risque d'engendrer des passages à l'acte. Par ailleurs, les matériels utilisés pour "sniffer" peuvent transmettre les virus des hépatites A, B et C, s'ils sont partagés entre plusieurs usagers. Excitant puissant, la cocaïne provoque une dépendance psychique importante. Il est difficile d'arrêter une consommation aiguë de cocaïne, tant la nécessité d'en reprendre est importante. L'apaisement, même avec la consommation d'une autre substance, est très difficile.

ECSTASY. Pilules-performances, pilules-fêtes, potions magiques ? De plus en plus répandue dans le milieu de la nuit, l'ecstasy pour certains ne serait même pas une drogue. Ah bon ?
À moins de 100 DH le cachet, l’ecstasy semble séduire de plus en plus de jeunes, notamment dans les boites de nuit de Casablanca, Tanger et Marrakech. Et pour cause ! Généralement "gobée" avant une soirée, elle permet aux utilisateurs de danser pendant des périodes prolongées au point que certains ne sentent plus les signaux de détresse de leur organisme tels que la déshydratation, les crampes musculaires, les étourdissements, l’épuisement ou le surmenage.
L’ecstasy fait partie d’une nouvelle série de substances apparues avec l’évolution de la chimie. Elle est fabriquée par synthèse dans des laboratoires clandestins par des chimistes. Son apparence externe ressemble à celle de l'aspirine, mais elle est très souvent coupée avec tout un tas d'autres produits plus ou moins dangereux (antidépresseurs, caféine, morphine, sédatifs, hormones...).
Les effets : ils sont semblables à ceux produits par le LSD et le sentiment de relaxation est semblable à celui du cannabis. Si elle plaît tant aux jeunes, c’est parce qu’elle favorise la communication entre les gens, elle provoque un fort sentiment d'appartenance au groupe. L’ecstasy exacerbe également tous les sens, en particulier le toucher. Une sensation ordinaire peut ainsi devenir exceptionnelle. Elle provoque facilement de pénibles tensions musculaires, généralement au visage et plus particulièrement aux mâchoires, claquements des mâchoires, grincements des dents, déshydratation corporelle, sécheresse de la bouche, sudation, nausées, étourdissements, épuisement et surmenage. Elle provoque également une accélération artificielle du rythme cardiaque et une augmentation de la pression artérielle. L’ecstasy engendre des troubles de la coordination rendant notamment la conduite d'un véhicule dangereuse et elle peut empêcher l'érection chez l'homme, ainsi que l'orgasme masculin et féminin.

L’HEROÏNE. Plus rare que l’ecstasy ou la cocaïne, on la trouve essentiellement à Tanger et à Tétouan. Aux environs de 400 DH le gramme, celle que l’on se procure au Maroc est, d’après les professionnels, de très mauvaise qualité. Les mêmes précisent que le prix du "kharchacha", cette capsule de pavot séchée que l’on trouve dans toutes les herboristeries, a flambé ces dernières années. La raison ? Elle serait assez prisée chez les toxicomanes qui, à l’aide de vapeur, récupéreraient le résidu actif de la plante sous forme de "jus". Si la légende a retenu l’image de l’héroïnomane s’injectant sa dose, les consommateurs marocains la fument dans 90 % des cas. Conséquences : les effets se font sentir de façon plus graduelle, mais n’en sont pas moins irréversibles.
Les effets : l'utilisateur éprouve une intense sensation de bien-être, suivie d'un état de gratification ou d'une sensation de faim. Mais il reste indifférent à la douleur, les pulsions sexuelles sont absentes, il ressent une sensation de chaleur et de lourdeur, son humeur devient changeante. De même que la dose requise pour produire cet effet peut entraîner une certaine agitation, des nausées et des vomissements. La tolérance à l’héroïne s’acquiert très vite et entraîne une très forte dépendance psychologique et physique.

 

Inhalants, solvants et médicaments

 
L’inhalation procure à court terme
un sentiment d’allégresse
et d’euphorie (Photo AFP)
Ils ne sont pas considérés comme des drogues puisqu’ils n’ont pas été conçus pour ça. Sauf que… ils ne sont pas chers, on les trouve partout et ils ont des effets psychotropes.


LES INHALANTS. En vente dans toutes les drogueries, les inhalants sont des produits chimiques à vapeur psychotrope. Ils sont rarement considérés comme des drogues puisqu'ils ne sont jamais fabriqués à cette fin. Pourtant, ils arrivent en tête des produits recherchés par les plus pauvres et notamment par les "enfants des rues". Peu chers, leurs effets sont dévastateurs.
Qu’il s’agisse de colle à séchage rapide, de solvants comme les diluants de peinture ou les dissolvants à ongles, de cirage, de liquides servant au nettoyage ou de l’essence à briquet, les utilisateurs versent ou vaporisent ces produits dans un sac ou sur un linge.
Effets à court terme : leur inhalation procure un sentiment d’allégresse et d’euphorie semblable à celui causé par l’alcool, qui s’accompagne d’une sensation d’engourdissement et d’apesanteur. Mais ces produits engendrent également un manque de coordination motrice, des difficultés d’élocution, un ralentissement du rythme respiratoire et cardiaque, ainsi qu’un sentiment de témérité et de toute puissance.
Effets à long terme : l’utilisation prolongée entraîne une détérioration physique et psychologique progressive, allant de la confusion mentale à la paranoïa et aux dommages cérébraux. L'usage régulier de solvants crée une accoutumance qui nécessite une augmentation des doses pour obtenir les effets initiaux. Un "inhaleur" de colle peut, par exemple, être amené à avoir besoin de 8 à 10 tubes de colle, plutôt qu'un seul, pour obtenir les mêmes effets. La dépendance psychologique à l'égard des solvants est assez courante et se traduit par un besoin compulsif de continuer à inhaler ces drogues.

LES MEDICAMENTS "PSYCHOACTIFS". Ils comprennent plusieurs catégories : les tranquillisants et anxiolytiques, les somnifères, les neuroleptiques ou antipsychotiques et les antidépresseurs. Un véritable marché noir est apparu dans toutes les grandes villes du royaume, qui permet aux toxicomanes de les acheter au détail et sans ordonnance (le prix varie selon le médicament). Un comprimé de Clonazépam, le somnifère le plus vendu au Maroc, se revend ainsi entre 12 et 20 DH. Outre qu’ils sont pris hors de toute prescription médicale, ces médicaments sont généralement associés à l’alcool et au haschich, ce qui accentue ou au contraire annule les effets de chacune des substances ingurgitées. Généralement absorbés en doses massives, il s’ensuit une dépendance physique et/ou psychique.

 

…Et drogues de tous : Alcool et tabac

 
L’inhalation procure à court terme
un sentiment d’allégresse
et d’euphorie (Photo AFP)
En vente libre, la société ne les considère pas comme des drogues. Les spécialistes s’insurgent : est qualifiée de drogue toute substance naturelle ou synthétique capable d'engendrer une toxicomanie.


L’ALCOOL. Tous les professionnels sont unanimes : depuis 5 ans, l’usage de l’alcool se banalise au Maroc, notamment chez les jeunes et les femmes. La raison est simple : librement vendu dans toutes les grandes ou moyennes surfaces, sa consommation est d’autant plus facile qu’elle est de moins en
moins stigmatisée. Pas question pour eux de pointer du doigt celles ou ceux qui aiment à partager un apéritif entre amis ou boire un petit verre de vin avant le repas. S’ils s’inquiètent aujourd’hui, c’est parce qu’ils reçoivent de plus en plus de gens qui en absorbent des quantités "faramineuses" : cela va de l’eau de vie à la vodka ou au whisky, en passant par… l’alcool à brûler !
Ses effets : L'alcool n'est pas digéré : il passe directement du tube digestif aux vaisseaux sanguins. En quelques minutes, le sang le transporte dans toutes les parties de l'organisme. L'alcool détend et désinhibe. À court terme et lorsqu'il est consommé à des doses importantes, il provoque un état d'ivresse et peut entraîner des troubles digestifs, des nausées, des vomissements... Mais surtout, en entraînant une diminution de la vigilance, il est souvent responsable d’accidents de la circulation, quand ce n’est pas du travail. De même que l’alcool entraîne une perte de contrôle de soi qui peut conduire à des comportements violents, à des passages à l’acte, à des agressions sexuelles, voire au suicide. À plus long terme, l’usager risque de développer de nombreuses pathologies : cancers, maladies du foie (cirrhose) et du pancréas, troubles cardio-vasculaires, maladies du système nerveux et troubles psychiques (anxiété, dépression, troubles du comportement).

LE TABAC. Brun ou blond, light ou super light, roulé, en cigare ou en pipe, le tabac nuit tellement à la santé que l’OMS (Organisation mondiale de la santé) et l’association mondiale de psychiatrie le considère comme une drogue très dangereuse. Pourtant, quel fumeur a conscience de se droguer quand il va au bureau de tabac ou achète sa cigarette au détail ?
Ses effets : le tabac contient de la nicotine, qui possède un effet "éveillant" anxiolytique et coupe-faim. Les produits du tabac (cigarettes, cigarettes à rouler...) sont composés d'additifs (humectants, goût, saveur, etc.). La combustion de ces produits crée de nouveaux composants (monoxyde de carbone, goudrons, etc.) nocifs pour la santé. Ainsi, le tabac augmente la pression artérielle, accélère le rythme cardiaque et détériore les artères. Les risques coronariens et les décès par infarctus du myocarde sont deux fois plus élevés chez les fumeurs. Le tabac a des effets nocifs sur le déroulement de la grossesse (prématurité, poids de naissance inférieur). Les fumeurs s'exposent également à des troubles au niveau de tout l'appareil respiratoire, notamment au risque de bronchite chronique et au risque de cancer du poumon.

 


C'est à Ain Atiq : Le 1er centre de désintoxication pour enfants

"Nos rares échecs, nous les avons connus avec des enfants qui étaient déjà trop accros aux solvants ou aux médicaments. Ils arrivaient à résister quelque temps, mais la majorité replongeait", témoigne Tourya Bouabid, présidente de l’AMESIP (Association marocaine des enfants en situation précaire). Du coup, une idée va s’imposer : la nécessité d’avoir, aux côtés des cinq centres existants de l’association, un centre fermé, uniquement dédié aux enfants toxicomanes âgés de 6 à 14 ans. Et de l’idée à l’action, il n’y a qu’un pas que nos militants n’ont pas hésité à franchir. L’ouverture est, en effet, prévue en septembre, à Ain Atiq (10 km de Rabat). "Nous avons obtenu l’accord de la commune pour qu’elle nous cède une aile de son centre social qui n’était plus utilisée. Le bâtiment sera complètement indépendant du reste de la structure et nous pourrons y héberger 40 enfants, répartis en 4 dortoirs de 10". Sur place, ils recevront les soins de santé adaptés à leur situation. Outre les 4 éducateurs sociaux qui encadreront les activités ludiques, éducatives et sportives, un pédopsychiatre, un infirmier et une assistante sociale assureront de leur côté le suivi psycho-médical des enfants. "Nous allons aménager un espace aussi beau que les autres", précise Tourya Bouabid. Pour les aider dans leur cheminement, une salle de jeux va être construite avec table de ping-pong, billard ainsi qu’une grande salle dédiée à l’acrobatie, au jonglage et à l’équilibre. Les études ne sont pas oubliées pour autant : salle de cours et salle informatique sont prévues au programme. Dehors, mini-terrain de foot et de basket côtoieront un manège équestre.

 

 

 
 

Source: Tel Quel

Les drogues de l’intelligence : le Ritalin


Le Ritalin fait partie de la famille de médicaments appelés nootropes. Cette famille de médicament est aussi connue sous le nom de drogues de l’intelligence ou « smart drugs ».

Ces drogues obtenues sous ordonnance sont développées pour le traitement de maladies neuro-dégénératives comme le parkinson et l'alzheimer ou celui du trouble du sommeil comme l'hypersomnie et autre traitement.

En résumé, ces médicaments agissent sur les neurotransmetteurs et augmentent les cognitions du cerveau. Et, soi-disant, avec très peu d'effets secondaires.

De façon générale, le Ritalin est reconnu pour ses effets sur l’augmentation de la concentration intellectuelle et de la mémoire.


Gangs de rue
Parmi les adeptes, on retrouve de
nombreux étudiants universitaires

Pour être plus performant : le Ritalin ?

Afin d’accroître leur performance intellectuelle, certains étudiants, en santé, consomment le ritalin, entre autres. Parmi les adeptes, on retrouve de nombreux professionnels : publicitaires, cadres d'entreprises et avocats font partit des utilisateurs. Tous l’utilisent pour obtenir une meilleure performance

Le Ritalin a-t-il le même effet chez les personnes saines que chez celles qui sont malades ?

La plupart des tests cliniques ont été effectués sur des personnes malades. Aucune étude sur les effets à long terme de cette utilisation n’a été réalisée. Aucune donnée probante n’indique que la consommation de smart drugs par des gens ne souffrant d’aucune carence pouvait accroître leurs capacités intellectuelles. Ces médicaments peuvent aussi entraîner des effets secondaires importants et potentiellement dangereux.

Des effets secondaires destructeurs

La consommation de nootrope par une personne en bonne santé augmente la production normale des neuromédiateurs. Cette augmentation provoquera éventuellement un dérèglement de ce système complexe. L’excitation artificiel des récepteurs peuvent les rendre, en quelque sorte, paresseux, et devenir moins productifs. Cette manifestation est appelé « downregulation » (régulation à la baisse).

Ces remèdes peuvent causer également une dépendance physique ou psychologique et apporter des dommages importants au foie ou aux reins.

La consommation de la sérotonine, notamment, peut conduire au syndrome sérotoninergique, soit plusieurs d’effets secondaires sur plusieurs fonctions organiques : hallucinations, augmentation de la tension artérielle, tachycardie, tremblements, pertes de fonctions cognitives, etc. Faits à noter, la posologie et la durée sont déterminées par les consommateurs eux-mêmes. Également, il est difficile pour un non-professionnel d’identifier les symptômes avertissant un effet secondaire potentiellement dangeureux.

Le dopage comme dans le monde du sport

La consommation de nootropes pour accroître son fonctionnement intellectuel est comparable, au dopage dans le monde du sport de compétition. Et pourtant, contrairement au sport, aucune règle n’entoure cette pratique dans les milieux universitaires et professionnels.

Les effets destructeurs du dopage sur la santé des sportifs d’élite ont été plusieurs fois démontrés. Les drogues peuvent faciliter la victoire, mais à court terme seulement.

Selon plusieurs sondage dans différents pays, le pourcentage d’étudiants universitaires et de chercheurs académiques qui consomment ces drogues dans le but d’améliorer leur performance scolaire peut atteindre 30%.

Face à l’étendue du phénomène, un psychologue australien écrivait dans le « British Journal of Medecine » que les universités devront bientôt soumettre leurs étudiants à des tests antidopages.


source : Une pilule une petite granule. (Télé Québec)

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