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Apprendre à être optimiste

Ecole

 

Dans notre société en perte de repères, l’optimisme semble être une quête répandue, à en croire l’abondante littérature consacrée à ce thème. L’optimisme évoque une tournure d’esprit qui consiste à prendre les choses du bon côté, une habitude mentale qui permet d’envisager une issue favorable aux événements. Être optimiste, c’est se montrer résolument positif, enthousiaste, c’est faire confiance à la vie.

Pourtant, près de trois Français sur quatre se déclarent pessimistes . L’habitude de se lamenter est, semble-t-il, plus répandue que celle de se réjouir de la vie. Pourquoi certains sont-ils d’éternels optimistes alors que d’autres ne cessent de broyer du noir en excellant dans l’art des prédictions malheureuses ou en ressassant les rancœurs du passé ?

Humeur, tempérament ou neurones ?
Bon nombre de facteurs tels que l’humeur, le tempérament et les neurones influencent profondément nos états d’âme. L’humeur est un état émotionnel qui colore notre paysage intérieur et notre perception du monde. Changeante, instable, elle est conditionnée par une foule d’événements de nature à influer sur nos comportements et notre bien-être. Le tempérament désigne une prédisposition face aux événements de la vie. C’est lui qui donne à nos émotions et sentiments une tonalité positive ou négative. C’est cette « affectivité de base » qui, selon les psychologues, semble nous prédisposer à percevoir la vie en rose ou en noir.
Longtemps, les scientifiques ont cru que le cerveau arrivé à sa maturité se caractérisait par la stabilité de ses connexions. On sait aujourd’hui, grâce à l’imagerie cérébrale et aux progrès de la biologie moléculaire, que le cerveau modifie l’organisation de ses réseaux de neurones, en fonction des expériences vécues ;et que de nouvelles connexions peuvent se créer. Nos idées noires proviendraient non seulement d’anomalies du cerveau limbique (qui génère les émotions et les mémorise sous forme de connexions entre les neurones), mais aussi du néo-cortex, la partie du « cerveau pensant » qui traite les émotions et les sentiments.

Les effets des évènements de vie positifs sur le cerveau

De récents travaux de neuropsychologie ont en effet démontré que les événements de vie positifs ou négatifs s’inscrivaient dans le cortex préfrontal, siège du raisonnement volontaire et de l’intégration des expériences ; que son côté gauche est plus activé par la joie, et le côté droit, par la tristesse et la peur. Ce dernier aurait un rôle essentiel dans les ruminations, les pensées irrationnelles, la perte d’estime de soi. La dépression diminuerait la taille de ses neurones et le spécialiserait plutôt dans le traitement des émotions négatives. Nos hémisphères cérébraux jouent donc un rôle différent dans la survenue de sentiments liés au bonheur : des lésions de l’hémisphère cérébral droit entraînent une humeur neutre ou positive, à l’inverse, des lésions situées à gauche provoquent des pensées sombres.
Les dernières recherches en psycho immunologie effectuées par le Pr Richard Davidson, au laboratoire d’imagerie cérébrale de l’université du Wisconsin, ont révélé notamment qu’un programme d’entraînement, même court, à la méditation, avec des groupes d’étudiants, influençait favorablement le système immunitaire puisqu’il régulait le centre cérébral des émotions. Un programme de recherche a mis l’accent, toujours grâce à l’imagerie cérébrale, sur la capacité des moines tibétains à se remplir d’émotions positives. Il a notamment démontré que l’on pouvait entraîner le cerveau à la sérénité et au bien-être.
Une autre étude conduite auprès de plusieurs centaines d’étudiants américains a prouvé que ceux qui entretenaient des pensées optimistes réussissaient davantage que ceux dont l’humeur était pessimiste. Pour ces derniers, le taux d’échec était significativement plus important. Ces découvertes ont établi de manière unanime que pensées et émotions agissent sur la biologie du cerveau. Les effets bénéfiques de la pensée positive sur la santé, dans des domaines très variés comme les suites opératoires ou l’implication dans des traitements lors de maladies graves étaient déjà connus.

Nombre de personnes n’ont pas été programmées au bonheur et n’ont pas appris à y accéder, (carences dues au manque ou à l’absence de preuves d’amour durant l’enfance par exemple). Néanmoins, elles sont parvenues, grâce à leurs efforts personnels (thérapie, lectures, entraînements et travail sur soi) à développer une attitude plus positive face à la vie. Il est important de comprendre que l’on peut modifier son comportement, grâce à un patient travail de reconstruction de sa vision du monde et surtout de prendre conscience que le bonheur est un édifice qui sans cesse se construit et s’entretient.

Qui sont les optimistes ?

Les spécialistes comportementaux affirment que l’on peut changer notre attitude mentale et contempler la vie à travers un filtre rose plutôt qu’à travers des lunettes noires. Selon eux, l’optimisme est lié au sentiment de contrôle de sa propre existence. Il suffirait d’apprendre à développer cette aptitude en observant, en analysant et en modélisant la personnalité des gens optimistes. Voici quelques traits dominants des optimistes.

Les optimistes ont une bonne estime de soi. Ils vivent en bonne intelligence avec eux-mêmes, ils profitent pleinement de la vie et font confiance à leurs jugements.
Ils ont conscience de gouverner leur vie. Bien faire les choses, mener à terme ce qu’ils ont entrepris, telle est leur devise. Ils ont foi en leurs compétences, ils savent se fixer des objectifs et tout mettre en œuvre pour les atteindre.

Ils sont remplis d’espoir. Des épreuves, des soucis, notre vie en est envahie. Les optimistes apprennent à en tirer partie et utilisent toutes les circonstances de la vie même les plus défavorables comme catalyseurs d’une transformation personnelle. Leur optimisme n’exclut pas une approche réaliste car ils sont conscients de leurs erreurs mais ils évitent de les ressasser et persévèrent pour atteindre leurs objectifs. « Tant que je n’ai pas de preuve du pire, je m’efforce de ne pas l’envisager à l’avance » décrète Pierre, résolument optimiste !

Mihaly Csirkszentmihalyi, dans son ouvrage « Vivre », affirme que l’optimisme dépendrait de notre habilité à traiter et à interpréter l’information et qu’il est nécessaire d’exercer un contrôle sur le contenu de notre conscience afin de la protéger des pensées défaitistes. On a beau le savoir, on ne fait pas toujours l’effort nécessaire pour les combattre.

L’optimisme est un art

L’optimisme est un art et comme tout art, il se cultive, s’entretient et se nourrit. Chacun peut apprendre à illuminer ses journées par un peu plus d’optimisme et dire « stop » aux pensées, images ou phrases assassines qui plombent notre moral. Rien d’harmonieux ne peut être entrepris sans une dose d’optimisme. Une attitude mentale positive aide à résoudre les problèmes du quotidien. Lorsque nous déballons nos déboires et nos griefs, nous continuons à entretenir une vision amère de la vie et cela nous fige dans l’immobilisme et le découragement.

Prenez avec détermination les mesures qui s’imposent pour agir ! C’est le meilleur moyen pour couper court aux doutes qui nous assaillent. Si vous poursuivez votre but, ayez confiance, soyez sûr que vous l’atteindrez. Le doute est un véritable poison qui anéantit toute force, le doute naît de la peur et la peur déclenche exactement le contraire de ce que nous souhaitons. Attention, un minimum de doute est cependant nécessaire, pour rester réaliste. Il ne s’agit pas non plus de fuir la réalité en permanence.

Une pratique régulière de la pensée positive nous libère l’esprit.

Qu’est ce que la pensée positive ?

Le principe de la pensée positive repose sur une vision de soi constructive, une vision du monde réaliste et une vision objective de son avenir. Elle consiste à utiliser langage, pensées et façon de communiquer pour développer une attitude mentale positive. Si nous portons un regard plus positif sur les événements, même les plus difficiles, nous saurons y faire face et agir pour trouver une issue favorable.La pensée positive s’appuie sur la relaxation, la visualisation et l’affirmation. 
Outre la détente mentale et corporelle qu’elle procure, la relaxation équilibre les deux hémisphères du cerveau. Ce qui signifie que ni le cerveau limbique ni le cerveau de la raison n’a d’ascendant sur l’autre.La visualisation est un mode spécifique de représentation mentale. Visualiser, c’est se représenter mentalement un événement futur, désirer un état positif qui conduit à un changement d’état intérieur C’est la technique que nous utilisons le plus souvent en sophrologie pour installer un état de bien-être. Elle consiste à créer dans son esprit une représentation précise de ce que l’on désire voir se réaliser. L’affirmation quant à elle est une déclaration positive que l’on se fait à soi-même. Elle peut être faite juste après la visualisation, à haute voix ou en silence.
Les formulations doivent être énoncées sur le mode affirmatif pour programmer l’inconscient à un langage positif. Bien sûr, il ne s’agit pas de se dire « je me vois confiant » et de rester figé dans l’immobilisme en pensant que cela fonctionnera de façon magique et instantanée ! Pensées positives et visualisation auront des effets durables à condition qu’il y ait une implication profonde, une communication entre l’esprit et le corps.Les travaux du Dr Simonton , et d’Anne Ancelin Schutzenberger reposent sur l’utilisation de la pensée et de la visualisation créatrice dans le processus de guérison. Aussi, est-elle la raison pour laquelle elle est utilisée comme procédé thérapeutique dans de nombreux troubles et maladies, dont le cancer.

C’est souvent compliqué d’abandonner d’anciens schémas

Certaines personnes n’acceptent pas la possibilité de réussir, probablement du fait de fausses croyances comme par exemple «Je ne le mérite pas ». Si vous vous surprenez à entretenir ce style de pensées, il serait bon de réfléchir à l’image que vous avez de vous-même et à ce que cette phrase vous renvoie. La personne qui visualise doit être prête à accepter le changement qui va s’opérer en elle. C’est parfois délicat, on croit vouloir changer mais c’est souvent compliqué d’abandonner d’anciens schémas. Or il y a des années de comportements, de réflexes, de sentiments à abandonner. Le passé négatif n’est pas un boulet que l’on traîne.
Redémarrer sur des bases différentes avec des ressources différentes est possible !
Si vous êtes prêt à accepter ce que la vie vous offre, il n’y aura plus de place pour ces émotions destructrices qui gaspillent votre temps et votre énergie. Votre façon positive et confiante de penser attirera des événements positifs. Votre inconscient a besoin d’informations claires, puissantes ne laissant pas de place au doute. C’est lui qui dirige vos actions en conséquence.

 Quelques recettes d’optimistes

Imprégnez-vous totalement d’optimisme
Lisez des ouvrages, des textes empreints d’optimisme. Vous en trouverez une liste non exhaustive dans la bibliographie en fin d’ouvrage. Soulignez ou recopiez des phrases, apprenez-les, notez-les dans un cahier à portée de main, afin de les relire à tout moment, enregistrez des phrases positives sur un cd audio par exemple, ou notez-les sur de petits cartons (une pensée positive par carton), répétez-les à haute voix, ou encore faites comme cette personne qui inscrit quotidiennement une citation ou une affirmation positive sur une ardoise dans sa cuisine. « C’est ainsi que je programme ma journée » assure-t-elle.
Alors faites comme elle, procurez-vous un « tableau pense-bête » et décorez-le d’une ou plusieurs pensées ou citations , relisez-les régulièrement. Je demande à certains patients de noter dans un journal les événements les plus positifs qu’ils ont vécus durant la semaine et comment ils y ont contribué. Cet exercice a permis d’améliorer considérablement le quotidien de certains qui ne voyaient leur vie qu’à travers des lunettes sombres.

Rayez la plainte de votre vocabulaire
La plainte peut devenir habituelle et traduire un mode de relation au monde pour obtenir écoute, attention, aide. Elle incite à se comporter en victime et induit un état de passivité et d’inaction face aux problèmes. Un monologue intérieur nourri de plaintes laisse peu de place à l’optimisme ! Aussi, abandonnez votre statut de victime, et considérez vos difficultés comme des problèmes à résoudre et non comme une injustice. Rappelez-vous que nos épreuves nous offrent l’occasion d’une remise en question souvent bénéfique. Évitez de passer d’un excès à un autre : parler de ses problèmes et se plaindre sont deux choses différentes.
Concentrez-vous sur les solutions à apporter à votre problème plutôt que sur le problème en lui-même. S’il vous perturbe réellement, posez-vous la question : « Est-ce que dans quelques années je le considèrerai toujours avec autant d’intensité ? » En thérapie, j’ai proposé à Claire, de noter sur une feuille les idées qu’elle ressasse en permanence face à sa difficulté de communication avec son patron, de placer cette feuille dans un tiroir et de la relire trois mois plus tard. Elle a ainsi pris conscience qu’elle avait trop souvent tendance à dramatiser les événements.

Supprimez la médisance et l’esprit critique
La médisance nous fait gaspiller notre énergie, elle génère irritation et humiliation et ne nous renvoie en aucun cas une bonne image de nous. Évitez de juger : remplacez vos jugements par des questions, intéressez-vous aux autres, à leur vie. Habituez-vous à vous écouter penser positivement ou parler avec plus de bienveillance.

Pratiquez le contentement intérieur

Certains, obsédés par leur désir de possession, sont condamnés à l’insatisfaction à force de trop de convoitise. Compétitions, courses et frustrations coupent l’individu de sa spontanéité, de son optimisme et de sa confiance en lui. « Ayez la sagesse d’apprécier ce que vous possédez. Faites-en l’inventaire » écrit Alan Loy McGinnis . Voici, pour ce faire, un petit exercice à effectuer de temps en temps : retournez-vous sur votre passé quelques instants, non pour vous lamenter mais pour songer à tout ce que vous avez accompli jusqu’à ce jour. Considérez et évaluez tout ce chemin parcouru. En étiez-vous conscient ? Refaites cet exercice régulièrement pour doper votre moral.

 

Dossier: Michèle FREUD

Michèle FREUD est psychothérapeute, diplômée en psychologie, en psychopathologie clinique, en hypnose et en sophrologie, membre de la société française de sophrologie (S.F.S.), de la fédération française de psychothérapie et de psychanalyse (FF2P) et de l’association française de Nouvelle Hypnose (AFNH). «Réconcilier l’âme et le corps, 40 exercices faciles de sophrologie» Edition Albin Michel 2007

http://www.apprendreaapprendre.com/reussite_scolaire/michele-freud-apprendre-optimiste-2/

 

 

Elever un adolescent, entre autorité et liberté

Education des adolescents

Comment obtenir qu’un adolescent ne laisse pas traîner ses affaires partout, ne passe pas des heures sur son ordinateur, prévienne quand il rentre du lycée ou ne se couche pas régulièrement à trois heures du matin, sans être en permanence sur son dos ?

« Ils sont à un âge où ils ne supportent pas qu’on leur dise quoi que ce soit », résume Sylvie, mère de deux enfants (18 et 15 ans). Ils nous font comprendre qu’on est des vieux, des nuls et qu’on n’y comprend rien. Il ne faut pas lâcher prise ».

« Leur ordonner quelque chose est improductif. Il faut employer les formes, sans être trop brutal et on n’a pas le droit d’être impatient !, observe Anne, mère de deux filles (13 et 16 ans). ‘‘Elles nous poussent à bout’’, je n’ai jamais eu à utiliser cette expression quand elles étaient enfants, alors que les ados ne nous lâchent pas, comme si elles cherchaient la sanction. Avec mon mari, ça tourne vite au clash, il peut être très blessant, ce qui ne fait qu’enkyster le problème… Moi, j’essaie de négocier. c’est très fatiguant. »

Exercer son autorité sur un adolescent n’est pas facile. « C’est le motif le plus fréquent des plaintes et des questions des parents, observe le pédopsychiatre Stéphane Clerget, auteur d’un Guide de l’ado à l’usage des parents : comment s’en faire obéir ? Qu’est-on en droit d’exiger d’eux ? Et surtout, est-on légitime, quand on pose ces limites ou ces exigences-là ? »
Des parents souvent déstabilisés

L’autorité ne va plus de soi, se partage désormais entre le père et la mère, se nourrit de négociations permanentes. Les parents ne savent plus comment poser des limites ou n’osent pas le faire. Ils se sentent encore plus démunis face à des adolescents qui font vaciller leurs certitudes. Il est néanmoins « normal » qu’ils bousculent un peu leurs parents.

« Les comportements d’opposition qu’ils avaient à 3-4 ans ressurgissent à la puberté, rappelle Stéphane Clerget. Ils remettent en question le sens des règles, des lois, et la légitimité des parents face aux demandes de liberté qu’ils expriment. Ou font preuve d’une certaine indolence, d’une résistance passive, qui correspond à ce même désir d’émancipation, à cette volonté d’être regardé autrement que comme un enfant. »

Les parents sont souvent déstabilisés face à leur enfant qui se transforme physiquement et moralement. « Il n’est pas rare qu’il leur paraisse étranger », souligne Stéphane Clerget. Il réveille à leur insu leur propre adolescence, ce qui les fragilise.

« Il ne faut pas faire comme si rien ne s’était passé ; il faut marquer le coup, lui reconnaître de nouveaux droits et de nouveaux devoirs, lui laisser plus de liberté, mais aussi lui confier plus de responsabilités (baby-sitting, courses pour toute la famille...). L’autorité, c’est d’abord autoriser, rappelle-t-il. Or les parents ont tendance à la fois à autonomiser précocement les enfants et à surprotéger leurs adolescents. On vit dans une société où ne veut plus prendre de risque. Les parents doivent faire la part entre leurs angoisses et les risques réels. »
Les laisser aussi respirer un peu

Il est nécessaire aussi de les laisser respirer un peu. « Les parents sont paradoxalement à la fois absents et trop sur leur dos le reste du temps, poursuit le pédopsychiatre. Les relations ont tendance à devenir trop fusionnelles. Ce qui peut susciter des conflits, car les ados ont besoin de se décoller de leurs parents », rappelle-t-il.

Mais trouver la bonne distance n’est pas toujours facile. Comme il n’est pas facile de trouver la juste autorité : être souple sans être laxiste, éviter les pièges de l’autoritarisme, qui repose sur la force et l’humiliation ; mais aussi ceux de la « séduction », contraire de l’« éducation », selon Daniel Marcelli. « Plus les parents confondent autorité et pouvoir, plus l’adolescent va chercher à les pousser à bout et les provoquer. L’adolescent a le génie d’imposer ses positions à ses parents, quand il est mené par le bout du nez ou au contraire trop gâté. »

La plupart des parents ont du mal à user de leur autorité sur leurs enfants, car ils ont peur de ne pas être aimés, observe Stéphane Clerget. « C’est la génération de parents la plus dépendante de l’amour de ses enfants, dit-il. Ils misent tellement sur l’affection des ados, qu’ils les mettent en position de pouvoir, par le chantage affectif par exemple. »

La « bonne » autorité est celle qui contient l’adolescent, le protège, le rassure. Cette gangue protectrice se construit tout au long de l’enfance, comme le souligne le professeur Marcelli. « Pour qu’un adolescent puisse accéder à une certaine autonomie, il est indispensable qu’il soit capable de se fixer lui-même des limites, parce qu’il a intériorisé certains interdits. Cette capacité à se donner des limites se révèle à l’adolescence, mais est le résultat de la manière dont il a été élevé enfant. Pour pouvoir contrôler ses pulsions pubertaires, il faut avoir été confronté à la frustration, mais aussi à des adultes capables de se frustrer eux-mêmes. »
Définir certaines règles de vie

Pour autant, un enfant bien éduqué ne fait pas nécessairement un adolescent facile. « L’éducation contemporaine a pour objectif de former des individus épanouis, capables de négocier, d’exprimer leurs positions, souligne-t-il. On l’a habitué à revendiquer, à discuter, il s’en sert. Un enfant bien éduqué devient donc un adolescent difficile à piloter ! »

Mais négocier en permanence demande de l’énergie et du temps. Et quand les parents rentrent fatigués le soir, ils ont tendance à baisser les bras. Daniel Marcelli conseille donc de définir certaines règles de vie pour que tout ne soit pas en permanence sujet à discussion et de les réajuster régulièrement en fonction de l’âge et des besoins de l’adolescent : l’argent de poche, les tâches à accomplir, le rythme des sorties, les heures de coucher…

Et si l’adolescent continue à provoquer ses parents, ils sont en droit de prendre des « sanctions », estime-t-il. « À condition qu’elles ne soient pas prises sous l’impulsion de la colère. Car quand on est en colère, on a envie de faire mal à l’autre. Elles doivent être par ailleurs limitées dans l’espace et le temps : supprimer une sortie ou l’utilisation de l’ordinateur pendant 48 heures par exemple. Mais priver de foot un jeune qui est passionné, c’est du sadisme ».

Stéphane Clerget insiste également sur la nécessité d’être convaincu soi-même du bien-fondé et du sens des limites qu’on impose. Et de relativiser les sources de conflits qui se cristallisent trop souvent autour du travail scolaire. « Car le désinvestissement scolaire de certains ados s’inscrit dans leur volonté de s’émanciper de leurs parents. On juge trop le bien-être des adolescents sur leurs qualités scolaires et, a contrario, quand ils sont en échec, les parents sont capables de leur dire des choses terribles ».

Certes, éduquer un adolescent est un art d’équilibriste. « C’est à la fois une question de savoir-faire, mais aussi de volonté de bien faire, nuance-t-il. Autant que les comportements, c’est l’intention qui compte. Le rigide bienveillant n’a pas le même impact que le rigide sadique ; et le laxiste réfléchi que celui qui déprime ou s’en fiche. » Et les enfants, comme les adolescents, rassure-t-il, sentent très bien quand leurs parents agissent pour leur bien.

 

http://www.la-croix.com/Famille/Parents-Enfants/Dossiers/Enfants-et-Adolescents/13-a-18-ans/Elever-un-adolescent-entre-autorite-et-liberte-2012-01-03-753485

Conseils de révisions avant le bac

 

Avant de se lancer tête baissée dans les révisions, pause ! Un préalable indispensable, selon le spécialiste de la didactique et auteur d'« Apprendre à apprendre »*, le professeur André Giordan : on apprend mieux quand on a d'abord pris un peu de recul pour bien s'organiser, en fonction de sa manière à soi de travailler. C'est un peu de temps à prendre maintenant, pour en gagner ensuite. Le premier truc, tout bête : ranger, arranger son espace de travail. Les vacances de Pâques sont le moment idéal pour faire place nette sur son bureau et ses étagères. Et le tri dans ses cours : mieux vaut se rendre compte maintenant que l'on n'a pas récupéré les notes du cours de philo manqué en décembre, que fin mai ou début juin, dans une bouffée de panique.

Le temps du bilan
Certes, il va falloir tout réviser, mais pas tout à égale intensité. Là aussi, un temps de pause s'impose, pour faire le point sur ses forces et faiblesses. Ici encore, la journée prise pour ce faire ne sera pas perdue. Et c'est un domaine où, en tant que parent, on peut être utile, plus qu'en houspillant sa progéniture pour qu'elle travaille.

A chacun son emploi du temps
Une fois l'espace bien rangé, on s'organise... dans sa tête. Recommandation universelle de professeurs : pour gagner en efficacité, plutôt que de décider fougueusement qu'on va engloutir six heures de travail par jour, et de ne pas s'y tenir,mieux vaut s'établir un emploi du temps de révisions. Un planning hebdomadaire par matières, en alternance, avec des plages maximales de deux heures. Au-delà, la mémoire sature.

Vive les fiches !
Elles aideront dans les derniers jours : celles que l'ont se fait pour soi sont bien plus utiles que toutes celles, même parfaites, des bouquins d'annales et de révisions. En rédigeant une fiche, on commence déjà à mémoriser.

Vive le sommeil et le sport
Ce sont les vacances, tout de même. Alors, même s'il faut veiller à ce que votre grand ado dorme assez pour tenir jusqu'à juin, ne l'obligez pas forcément à tomber du lit à 7heures du matin pour se pencher sur de grands thèmes de philo : chacun a ses meilleures heures pour apprendre. Si vous voulez le soutenir, pressez-lui gentiment une orange fraîche tous les matins, mais laissez-le aussi vivre : sortie cinéma, copains de temps en temps, etc. Souffler, c'est aussi essentiel, suivant les conseils du psychiatre Patrice Huerre, qui signait l'an dernier un manuel pour une préparation sans stress. Le conseil vaut aussi pour de futurs bacheliers.

 

 

Révisions : Se fixer un planning raisonnable. Déterminer ce que vous devez réviser chaque jour, cela permet de déstresser : « Si vous pouvez, alternez les matières qui vous posent des difficultés et celles où vous êtes plus à l’aise, ou alors celles qui demandent du raisonnement (matières scientifiques) et du par cœur (philo, histoire-géo) », conseille le site d’orientation Studyrama.

  Chronométrer ses séances : « On essaie de se concentrer une demi-heure. On éteint les portables, les ordinateurs et on augmente jusqu’à maximum trois heures. » Avec des pauses de dix minutes toutes les heures. Attention au bachotage, prévient Jean-François Michel, professeur d’économie et gérant du site Apprendre à apprendre : « Travailler huit heures par jour, ça ne marche pas car la mémoire est saturée. » L’idéal est de réviser le matin et de faire autre chose l’après-midi.

Identifier les priorités. Si on n’a pas trop travaillé durant l’année, il faut identifier les choses les plus importantes, comme les matières à fort coefficient. « Dans ce cas de figure, travailler un chapitre à fond est une erreur, selon Jean-François Michel. Il vaut mieux le synthétiser et passer à un autre. » En maths, apprenez par exemple les grandes formules d’algèbre et revenez dessus après pour les détails. Pour la philo, étudiez quatre-cinq auteurs incontournables, entraînez-vous à résumer leur pensée et retenez quelques-unes de leurs phrases clés. Aide possible : le site l’Etudiant présente les sujets qui peuvent tomber selon les filières. Il faut aller à l’efficacité.
 

 

Du bon usage des fiches et des annales. Les fiches permettent à certains de mémoriser les cours, mais cela prend du temps. Alors pourquoi ne pas déléguer ? De nombreux sites Internet proposent des fiches de révision gratuites toutes faites, il en existe également des payantes en librairie. Ces mêmes sites proposent également un accès gratuit à des annales qui permettent de se tester sur des vrais sujets et d’apprendre à gérer son temps. « Il ne faut pas hésiter à s’entraîner en temps réel, souligne Sophie de Tarlé, de l’Etudiant. C’est la clé du succès. »

Travailler en groupe. Aller les uns chez les autres, c’est stimulant. Le regard de l’autre vous oblige à vous y mettre. On peut se faire des quiz, demander de l’aide si on n’a pas compris quelque chose. Attention, le danger, c’est la distraction. La bibliothèque peut alors être la bonne solution. L’ambiance de travail, les règles à respecter favorisent la concentration. Autre possibilité : les stages intensifs dans le privé, mais il faut y mettre le prix (de 86 € pour sept heures sur un week-end, jusqu’à 948 € pour quarante-huit heures sur six jours, par exemple).

Attention à l’hygiène de vie. Pas question de réviser jusqu’à 3 heures du matin pour se lever à 11 heures ou midi. Les parents doivent être vigilants sur le rythme de vie de leur enfant et s’assurer qu’il mange des repas à heure fixe, qu’il ne se couche pas trop tard… Les repères sont importants, tout comme leur présence : « Les jeunes savent qu’ils ne peuvent pas faire n’importe quoi. Ça peut être rassurant. Si les parents travaillent, c’est bien d’appeler à midi pour voir où il en est, s’il a mangé… », estime Sophie de Tarlé. Faire du sport ou tout du moins s’oxygéner est indispensable. Sinon, gare à la saturation !

http://etudiant.aujourdhui.fr/etudiant/info/revision-du-bac-conseils-de-revisions-avant-le-bac.html

Gestion d’une classe difficile

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Elaboration d’une charte de vie de la classe-suivi collectif

Stéphane GOUDET

Comment gérer une classe difficile ?

Lorsque une équipe pédagogique se trouve confrontée à des difficultés avec une classe agitée, peu studieuse ou perturbatrice, une réponse collective peut être mise en place . L’équipe pédagogique, en concertation avec le ou la C.P.E, se met d’accord sur un suivi collectif de la classe après un travail en heure vie de classe avec les élèves ETAPE 1

La charte de vie de classe

Objectif : Construire collectivement les règles de la classe

1) La discipline, c’est quoi ?

C’est ce que fait l’enseignant pour aider les élèves à se conduire de manière acceptable dans la classe, c’est-à-dire dans le respect de chacun et dans les conditions favorables aux apprentissages.

2) Des règles, dans quels buts ?

a) pour sécuriser

. L’élève doit être totalement rassuré sur le fait qu’on ne peut pas faire n’importe quoi dans la classe et que l’enseignant est le garant de ce qui se passe. • Dès le début de l’année, c’est à l’enseignant de poser un cadre, des limites et concrètement d’instaurer des règles de fonctionnement dans la classe, règles énoncées clairement et comprenant les droits et les devoirs de chacun (élèves comme enseignants) b) pour se structurer

. L’école est un lieu où le jeune va devoir acquérir la maîtrise intellectuelle et sociale d’un certain nombre de règles. Pour cela il a besoin de rencontrer des adultes • qui donnent des repères • qui savent se positionner vis-à-vis des conduites et des demandes des enfants et des adolescents • qui n’ont pas de difficultés à se situer par rapport aux interdits à prononcer. . C’est la qualité des exigences de l’acte éducatif qui permet aux jeunes de se structurer.« Lorsque les pères s’habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant les élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu’ils ne reconnaissent plus au- dessus d’eux l’autorité de rien et de personne, alors, c’est là, en toute beauté et en toute jeunesse le début de la tyrannie… » (Platon-400 ans av. J.C.)

  • c) pour se socialiser

. La classe est une micro-société qui suppose pour fonctionner la mise en place d’un processus de socialisation. « Le problème prioritaire parce que préalable à tout enseignement comme à toute étude, c’est de socialiser les élèves, c’est-à-dire leur apprendre à vivre en société… Il faut, pour fonctionner, commencer par créer les conditions qui rendent possible ce fonctionnement même. » (A. Prost) . Pour que les élèves fassent l’apprentissage de la vie collective en classe, pour qu’ils se sentent membres d’un groupe, il est nécessaire qu’ils acceptent des règles :-règles de civilité : · dire bonjour en arrivant, frapper à la porte avant d’entrer · s’excuser pour son retard · accepter tout camarade à côté de soi · ne pas se moquer des autres, éviter les bousculades… . L’école est un lieu d’apprentissage de la démocratie : ceci suppose la participation des élèves à l’élaboration des règles. Celles-ci doivent être le résultat d’échanges et de négociations à partir de valeurs partagées et de la loi sociale dont l’enseignant est le garant 3) Comment construire collectivement des règles ?

. exemple : élaboration d’une « charte de vie commune » en référence à des valeurs éthiques : respect, tolérance, solidarité, non-violence. . démarche : travail en groupe : « selon vous, quelles règles sont les règles à respecter pour avoir une bonne ambiance de travail ? Imaginez des exemples de non-respect des règles et envisagez les conséquences. »

  • réflexion collective autour des productions des élèves.
  • l’enseignant précise aussi ses règles.
  • élaboration par catégories : règles concernant le respect, le travail, l’entraide
  • distribution d’un exemplaire des règles à chaque élève (signatures élève-enseignant-parent)- amélioration possible de ces règles au cours de l’heure de vie de classe, du conseil, du débat réglé.

4) Des règles, pour quelles finalités ?

  • développer le sens des responsabilités
  • construire des valeurs

ETAPE 2

Suivi collectif de la classe grâce à une fiche de suivi. Le CPE peut assurer son traitement .Veuillez trouver ci-joint un exemple de charte, un exemple de fiche de suivi qui en découle ainsi qu’un exemple d’organisation des punitions. Remarque:Il est important de vieller à placer les élèves dans une perspective de de progression. Il faut prévoir une communication hebdomadaire avec les parents ainsi qu’une procédure de valorisation des progrès effectués.

Documents de travail élaborés par Cécile FAUVEL, C.P.E au collège de Puisaye (89)

 

http://cpe.ac-dijon.fr/spip.php?article388

Concevoir un reportage audiovisuel ou un webmagazine

Dossier6 - Fiche1 - image1

Des conseils et informations pratiques pour vous aider à réaliser votre projet de classe (reportage audiovisuel ou UNE de webmagazine) sur le thème de la préservation de l'eau potable et des actions concrètes à mettre en œuvre dans votre environnement proche ou plus lointain.

1. Préparer le reportage audiovisuel

Étape 1 : mise en situation

Pour mener à bien le reportage, il est important que les élèves cernent sa forme et son fond :

  • comprendre le rôle et les caractéristiques d'un reportage,
  • disposer de la documentation nécessaire pour le construire.

Comment ?

  • En visionnant un reportage télévisé court et simple, pour identifier ses éléments clés : sujet, message, scénario, cadrages….
  • En sensibilisant les élèves aux enjeux de la préservation de l'eau grâce aux dossiers pédagogiques, aux quiz en ligne et aux activités.
    Consulter les dossiers pédagogiques
    Réaliser les activités

Étape 2 : choix du sujet

En petits groupes ou de façon collective, les élèves émettent des idées de sujets pour sélectionner ensuite celui qu'ils souhaitent traiter.

Comment ?

  • En s'aidant des informations récoltées à travers les quiz et les dossiers pédagogiques et pour certains sujets, de leur propre expérience (leur attitude ou celle de leur entourage vis-à-vis de l'eau à la maison ou à l'école…).
  • En répondant aux questions suivantes :
    • Quel thème souhaitent-ils aborder ?
    • Quel message veulent-ils faire passer ?
    • Quelles actions concrètes pour préserver l'eau peuvent être mises en œuvre ?

Petit conseil : en fonction du sujet retenu, une sortie/visite peut être envisagée, de façon à ce que les élèves s'imprègnent bien des caractéristiques du lieu d'action de leur reportage.

Étape 3 : réflexion sur la structure du reportage et sur l'interview

Le story board

Le story board est le document qui découpe le déroulé du reportage en petite séquences (10 en CM2, 12 en CM1 et 15 en CE2).
Chaque séquence est composée d'un visuel (dessin, photo…) et d'une légende, selon une maquette pré-formatée sur le site.

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Pour cela, en petits groupes, puis collectivement, les élèves définissent d'abord le plan du reportage, séquence par séquence.

Comment ?
En s'aidant des réponses aux questions de l'étape 2 (thème, message, actions) pour formaliser un chemin de lecture, avec des idées qui se suivent, en relation les unes avec les autres.
Exemple de chemin de lecture : problème > causes > conséquence > solutions envisagées

Petit conseil : en commençant par le contenu des première et dernière séquences (point de départ et conclusion), il sera plus facile aux élèves de définir le contenu des autres étapes.

Attention ! Le reportage doit être réalisable facilement, dans le périmètre géographique de votre école.

L'interview

Les élèves construisent l'interview d'une personnalité du SEDIF ou d'une autre personnalité en 5 questions.

Comment ?
En rédigeant de "bonnes" questions :

  • ouvertes
  • en lien avec le sujet et le plan de leur reportage

Petit conseil : commencer les questions par "Comment" et "Pourquoi" permet à la personne interviewée de répondre autrement que par oui ou par non.

Étape 4 : réalisation du story board

En petits groupes, les élèves réalisent le story board, selon le plan défini en étape 3.

Le travail pourra être organisé par séquence, chaque groupe prenant en charge la réalisation complète d'une ou plusieurs séquences.

Comment ?

  • En choisissant les visuels qui illustrent chacune des séquences (dessinés, découpés dans des magazines, utilisés tels quels ou photomontés…).
  • En rédigeant des légendes courtes, complètes et utilisant un vocabulaire précis pour accompagner chaque visuel.

Petit conseil : comme pour une photo, il est important de sensibiliser les élèves à la composition de chaque séquence de leur reportage en travaillant les plans, les cadrages et leur rôle dans la transmission des messages…

Étape 5 : publication N°1

Avantle 15 janvier 2010, les élèves publient :

  • le story board dans la maquette pré-formatée
  • les 5 questions de l'interview.

Comment ?

  • En scannant ou en prenant les photos de chaque visuel, puis en les éditant dans la maquette sur le site www.reporters-de-leau.com ; l’utilisation est très simple et vous êtes totalement guidés.
  • En saisissant les légendes dans la maquette.

Publier le story board et les questions

Étape 6 : réalisation du mini film

Les élèves réalisent un film de 2 minutes maximum, dans lequel un ou des représentants de la classe expriment ce qu’ils souhaiteraient mettre en valeur dans leur reportage s’ils le réalisaient : c’est leur engagement envers la cause qui doit transparaître. Ce film doit être simple : prise directe faite avec un appareil photo ou une caméra et pas de montage obligatoire. Tous les formats sont acceptés sur le site.

Comment ?

  • En élisant à la majorité un ou plusieurs représentants de la classe, qui s'exprimeront dans le mini-film, et en désignant celui qui va filmer.
  • En rédigeant le texte du ou des représentants.

Petit conseil: le travail réalisé pour le choix du sujet pourra être à nouveau exploité pour expliquer le sujet, l'objectif du reportage et en quoi il contribue à la préservation de l'eau.

Étape 7 : publication N°2

Avant le 30 avril 2010, le film est publié en ligne.

Publier le film

 

Préparer la UNE de Webmagazine

Étape 1 : mise en situation

Pour mener à bien la réalisation de la UNE, il est important que les élèves cernent sa forme et son fond :

  • comprendre le rôle et les caractéristiques d'une UNE,
  • disposer de la documentation nécessaire pour la construire.

Comment ?

  • En consultant des journaux en ligne, pour identifier les éléments clés de sa conception : sujets et messages, hiérarchisation de l'information (titre, chapeau…), ton et style rédactionnels, photos d'illustration…
  • En sensibilisant les élèves aux enjeux de la préservation de l'eau grâce aux dossiers pédagogiques, aux quiz en ligne et aux activités.

Consulter les dossiers pédagogiques

Réaliser les activités

Étape 2 : choix des sujets

En petits groupes ou de façon collective, les élèves émettent des idées sur les sujets qu'ils souhaitent traiter.

Comment ?

  • En s'aidant du travail sur les UNES de journaux, des informations récoltées à travers les quiz et les dossiers pédagogiques et pour certains sujets, de leur propre expérience (leur attitude ou celle de leur entourage vis-à-vis de l'eau à la maison ou à l'école…).
  • En répondant aux questionx suivantes :
    • Quels thèmes souhaitent-ils aborder ?
    • Quels messages veulent-ils faire passer ?
    • Quelles actions concrètes pour préserver l'eau peuvent être mises en œuvre ?
  • En s'aidant de la maquette pré-formatée proposée en ligne, pour bien visualiser le nombre d'article et la place disponible pour chacun.

Étape 3 : conception du chemin de fer des questions de l'interview

Le chemin de fer

En petits comités de rédaction, puis collectivement, les élèves :

  • définissentle plan et les grandes lignes du contenu de l'article principal et des articles secondaires,
  • sélectionnent les visuels susceptibles d'illustrer leurs articles (1 visuel par article).

Comment ?

  • En s'aidant des réponses aux questions de l'étape 2 (thèmes, messages, actions) pour formaliser un chemin de lecture, avec des idées qui se suivent, en relation les unes avec les autres. Le sujet, les objectifs et la progression doivent être clairement établis, sous forme de phrases courtes et précises.
    Exemple de chemin de lecture : problème > causes > conséquences > solutions envisagées
  • En cherchant sur le web ou dans des journaux un choix de photo, en tenant compte de la composition, du cadrage et de leur rôle par rapport aux messages que les élèves souhaitent faire passer.

L'interview

Les élèves construisent l'interview d'une personnalité du SEDIF ou d'une autre personnalité de la commune en 5 questions.

Comment ?

En rédigeant de "bonnes" questions :

  • ouvertes
  • en lien avec le sujet et le plan de leur reportage

Petit conseil : commencer les questions par "Comment" et "Pourquoi" permet à la personne interviewée de répondre autrement que par oui ou par non.

Étape 4 : publication

Avantle 15 janvier 2010, les élèves publient :

  • le chemin de fer de la Une et le choix de photos
  • les 5 questions de l'interview.

Publier le chemin de fer et les questions

Étape 5 : réalisation et publication de la Une

En petits groupes, les élèves réalisent la UNE de leur webmagazine.

Le travail pourra être organisé par article, chaque groupe prenant en charge la rédaction complète d'un article (titre, légende photo, article…).

Comment ?

  • En éditant les visuels dans la maquette.
  • En rédigeant directement les articles dans la maquette, selon les "codes" journalistiques:
    • un titre court et précis, pour donner une idée du sujet au lecteur
    • un chapeau court et précis qui introduit ou résume le sujet, pour accrocher le lecteur
    • une attaque forte (1ère phrase de l'article), pour donner envie de poursuivre la lecture
    • un corps de texte selon le plan établi, pour structurer et hiérarchiser les informations
    • une chute (phrase de clôture), pour ouvrir le texte sur une autre perspective
    • une légende de visuel, pour fournir une précision ou une information complémentaire

Petit conseil : une attention particulière devra être portée au langage (richesse et précision), au calibrage des articles dans la maquette pré-formatée et à la relecture finale.

Des informations et des conseils pédagogiques sur le site du CLEMI (Centre de Liaison de l'Enseignement et des Médias d'Information)

NB : Le CLEMI a pour mission d’apprendre aux élèves une pratique citoyenne des médias dans l’ensemble du système éducatif. Il est entre autres en charge de l'organisation de l'évènement La semaine de la Presse

Avant le 30 avril 2010, la UNE doit être publiée dans la maquette pré-formatée.

Publier la Une

 

Source:http://concours-sedif.novactive.fr/

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