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La formation de la mémoire à long terme

 

La meilleure période pour mémoriser se situe avant trente ans. En effet les capacités de concentration sont meilleures. Un lycéen peut par exemple apprendre ses cours tout en écoutantde la musique alors qu'une personne de plus de quarante ans aura besoin d'un peu plus de silence, de concentration.

L'âge n'est pas le seul facteur à entrer dans ce système, la mémorisation dépend du sexe et même de nos gènes. Sachez par exemple que les femmes ont une meilleure mémoire lorsque le langage entre en jeu. Les hommes seraient plus efficaces pour retenir une vision spatiale des choses. L'éducation et le métier qui sont exercés vont conditionner également les capacités de mémoire. Mais la mémoire s'entretient et se travaille ! Et cela commence tout petit à l'école primaire avec la répétition d'un poème.

La formation de la mémoire à long terme se fait en plusieurs étapes.

Le moindre dysfonctionnement de l'un de ces processus est susceptible d'induire un trouble mnésique spécifique. C'est la raison pour laquelle notre mémoire est si fragile.    

 

heure-copie-10.2 seconde Attention

Le cerveau ne peut absorber qu'une quantité limitée de données sensorielles à la fois. Il peut soit capter un échantillon de différents éléments simultanément, soit se concentrer sur un fait unique et en extraire beaucoup d'informations. L'attention incite les neurones qui enregistrent l'évènement à s'activer plus souvent, ce qui rend l'expérience plus intense et augmente les chances que l'évènement soit encodé comme un souvenir.

Se concentrer sur un évènement aide à s'en souvenir, un peu comme une photo instantanée.

 

1Attention

heure-copie-10.25 seconde Emotion

 Les expériences fortes en émotions, comme la naissance d'un enfant, ont plus de chances d'êtres mémorisées car l'émotion accroît l'attention. Les informations émotionnelles venant d'un stimulus passent par une voie inconsciente qui conduit à l'amygdale, induisant ainsi une réponse émotionnelle avant même que nous soyons conscients que nous réagissons. Certains faits traumatisants sont stockés en permanence dans l'amygdale.

Les interactions personnelles captent l'attention et ont plus de chance d'être stockés.

L'amygdale maintient les expériences émotionnelles "vivantes" en les repassant en boucle, ce qui contribue à les encoder comme souvenirs.

 2Emotion.jpg

heure-copie-10.2 - 0.5 seconde Sensation

La plupart des souvenirs sont issus d'évènements incluant des expériences visuelles, auditives et plus généralement sensorielles. Plus les sensations sont intenses, plus elles sont susceptibles d'être mémorisées. La partie "sensations" des souvenirs épisodiques peut ensuite être oubliée, cédant la place à des informations factuelles. Ainsi, notre première expérience visuelle de la tour Eiffel peut être réduite à la simple apparence de la tour. Lorsque la tour est évoquée, une image"fantôme" codée dans l'aire visuelle est produite.

Les perceptions sensorielles comme le goût, la vue ou l'odorat sont la matière première des souvenirs.

 

 

3Sensation.jpg

 

 

heure-copie-10.5 seconde-10 minutes  Mémoire de travail

Il semble que la mémoire de travail implique deux circuits neuronaux (les différents types de mémoire) dans lesquels les informations sont stockées aussi longtemps que nécessaire.

Le premier circuit concerne les informations visuospatiales, le deuxième les données auditives. Ces circuits englobent les cortex sensitifs dans lesquels les expériences sont enregistrées et les lobes frontaux où elles sont stockées consciemment. Le flux d'information à l'intérieur et autour de ces circuits est contrôlé par les neurones du cortex préfrontal.

 

 4Memoire-de-travail.jpg

 

 

heure-copie-110 minutes - deux ans Traitement par l'hippocampe

Les expériences vraiment frappantes quittent la mémoire de travail pour rejoindre l'hippocampe où elles sont traitées. Les neurones hippocampiques codent ces informations en permanence suivantun processus appelé potentialisation à long terme (augmentation importante et durable de l'efficacité synaptique). L'hippocampe convertit les souvenirs à court terme en souvenirs susceptibles d'être présents à vie. Les données essentielles sont ensuite transmises aux régions du cerveau où elles ont d'abord été enregistrées.

 

 5Traitement-par-l-hippocampe-copie-1.jpg

 

heure-copie-1Après deux ans Consolidation

Un souvenir a besoin d'environ deux années pour être consolidé, mais il peut quand même être transformé ou perdu par la suite. Lors de cette période, l'hippocampe joue un rôle central. Ce dernier est intégré dans un circuit neuronale dit de "Papez" (en référence à l'anatomiste James Papez qui l'a décrit, en 1937), un vrai travail de bibliothécaire. En passant par le corps mamillaire et le thalamus, l'information reçoit d'abord l'étiquette qui la date. Phase suivante, un petit tour par le gyrus cingulaire, l'information y est cataloguée, rapprochée des connaissances de même nature déjà acquises. Dernière étape, retour dans l'hippocampe où les données seront stockées.

 Papez.jpg

 

http://lamemoirehumaine.over-blog.fr/article-la-formation-de-la-memoire-a-long-terme-63677889.html

 

Capter l’attention de vos élèves: Pourquoi les méthodes classiques échouent

 
Fb img 1600535899693
 
Vous pouvez demander le silence.
Vous pouvez exiger l’attention.
Vous pouvez rappeler à l’ordre.
 
Mais vous ne négocierez jamais avec la biologie.
 
Le cerveau humain ne fonctionne pas comme un interrupteur.
On ne l’allume pas à 100 % pour 45 minutes… puis on l’éteint.
 
La science le démontre depuis plus de 70 ans.
 
 
 
⏳ La première fissure dans le mythe
En 1948, Norman H. Mackworth, psychologue britannique, mène une expérience devenue fondatrice [1].
Son étude s’intitule :« The breakdown of vigilance during prolonged visual search »
 
Les participants doivent surveiller un cadran, comme des opérateurs radar, et détecter de rares anomalies.
 
Résultat ?
 
Après environ 30 minutes, la performance chute.
Moins de détections.
Plus d’erreurs.
 
Pas parce que les participants sont moins compétents.
Pas parce qu’ils se relâchent volontairement.
 
Mais parce que l’attention soutenue s’érode naturellement avec le temps.
 
C’est la naissance d’un concept clé : le « vigilance decrement ».
 
Article et texte écrits par Jean-François MICHEL Auteur « Les 7 profils d’apprentissage » Éditions Eyrolles 2005, 2013, 2019 et 2024
 
La concentration n’est pas une endurance. C’est une vague.
Et donc si le vrai problème n’était pas l’attention des élèves…
Mais la façon dont on l’exige ?
 
On parle souvent de « manque de concentration ».
Comme si l’attention devait rester droite, stable, tendue.
Comme un fil qu’on tire sans jamais le relâcher.
 
Sauf que le cerveau ne fonctionne pas comme un câble.
Il fonctionne comme la mer.
 
Des vagues.
Des pics.
Des creux.
Un mouvement naturel.
 
Les études récentes sont claires : la performance maximale dure peu.
Quelques dizaines de secondes chez l’adulte.
Puis l’attention continue… mais fluctue.
Elle respire.
Elle oscille.
 
Chercher une concentration linéaire pendant 45 minutes revient à demander à l’océan de rester immobile.
 
Vous en doutiez ? Voici quelques expériences scientifiques fascinantes !
 
Rester attentif à une tâche exigeante ou monotone sur la durée — a été formalisé et étudié en profondeur par R. Langner et S. Eickhoff (2013) [2] dans une méta-analyse intitulée Sustaining attention to simple tasks: a meta-analytic review of the neural mechanisms of vigilant attention.
 
Les auteurs ont synthétisé des dizaines d’études de neuroimagerie et de comportement.
 
 Résultats : la performance cognitive décline avec l’augmentation du temps passé sur une tâche simple, même lorsqu’elle ne demande pas une grande complexité intellectuelle.
 
Les chercheurs détaillent que cette baisse d’efficacité n’est pas uniforme : elle apparaît souvent dans les 15 à 30 minutes — ou même plus tôt dans des tâches très exigeantes — précisément parce que l’attention soutenue demande un effort mental constant.
 
Ce n’est ni un manque de volonté, ni une faiblesse de caractère
 
Des travaux plus récents, notamment des revues contemporaines sur le sujet « Understanding vigilance and its decrement, Hemmerich  » 2025 [3], confirment que le vigilance decrement correspond à une diminution progressive de la capacité à surveiller et détecter des signaux critiques au fil du temps, même chez des individus en bonne santé.
 
Ce n’est ni chez vos élèves ou apprenants. C’est une régulation naturelle de l’énergie cognitive par leur cerveau — un système qui répartit ses ressources pour éviter l’épuisement.
 
Et ceci a des conséquences observables :
 
Fatigue cognitive — ralentissement des réponses, augmentation des erreurs.
Décrochage silencieux — attention intermittente ou superficielle.
Agitation ou retrait — stratégie compensatoire du cerveau pour économiser l’énergie.
Ces phénomènes se manifestent précisément parce que l’attention soutenue n’est pas une intensité constante : elle s’enclenche, se maintient un moment, puis décroît, comme une vague qui vient, déroule et se retire.
 
⚠️ Quand la complexité accélère la chute
La situation se complique encore dans les tâches complexes.
 
Multitâche.
Surcharge d’informations.
Sollicitations simultanées.
 
Les études récentes sur l’attention soutenue et le « mind-wandering » montrent que le décrochage peut apparaître beaucoup plus tôt.
 
Parfois après 10 à 15 minutes seulement.
 
Une revue récente, centrée sur ce phénomène, s’intitule :
« Vigilance decrement and mind-wandering in sustained attention tasks »
 
 
 
Les chercheurs y montrent que, plus la charge cognitive est élevée, plus l’esprit se met à décrocher… non par faiblesse, mais par autorégulation [4].
 
Ce n’est pas un problème d’élèves. C’est un problème de modèle.
À ce stade, une chose devient évidente.
 
Quand un élève décroche…
Quand un stagiaire s’agite…
Quand un groupe semble « ailleurs »…
 
Ce n’est pas un manque de volonté.
Ce n’est pas un déficit d’attention généralisé.
 
C’est un cerveau poussé trop longtemps à haut régime.
 
Les neurosciences parlent de fatigue cognitive.
Les enseignants la voient tous les jours.
 
L’attention : c’est comme demander le plein régime à un moteur
Un moteur bloqué à plein régime finit toujours par chauffer.
 
Le cerveau aussi.
 
Les études montrent que l’attention prolongée sans variation entraîne :
– ralentissement cognitif
– augmentation des erreurs
– variabilité neuronale accrue
 
Une étude de 2019 illustre parfaitement ce point :
« Sustaining attention for a prolonged period of time increases temporal variability in cortical responses » [5]
 
Plus l’attention est maintenue longtemps, plus l’activité cérébrale devient instable.
 
Conséquence au niveau pédagogique
L’enjeu n’est donc pas de « tenir » l’attention plus longtemps.
L’enjeu est de la relancer intelligemment.
 
La biologie ne demande pas moins d’exigence.
Elle demande un autre rythme.
 
Un rythme fait de cycles.
De pics.
De respirations.
 
Quand l’enseignement s’aligne sur le fonctionnement du cerveau,
la concentration cesse d’être une bataille.
Elle devient une dynamique.
 
Et c’est là que la pédagogie retrouve sa puissance.
 
Le cerveau ne travaille pas en continu. Il travaille par pics.
Les neurosciences cognitives montrent une chose simple : l’attention soutenue n’est pas stable.
Elle fonctionne par oscillations.
 
En 2023, une étude clé menée par Gershman, Berry et al. s’intitule :
« Quantifying attention span across the lifespan » [6]
 
Les chercheurs mesurent ce qu’ils appellent «l’A-span »: le temps pendant lequel un individu reste dans un état de performance optimale.
 
Résultat chez l’adulte :
 
environ 76 secondes de performance maximale continue avant que l’attention ne commence à fluctuer.
 
Cela ne signifie pas que l’attention disparaît.
Cela signifie qu’elle change de régime.
 
Chercher une concentration linéaire revient à nier cette réalité biologique.
 
Solution n°1 : enseigner en blocs cognitifs courts
Les recherches sur l’attention soutenue convergent vers une idée forte :
le cerveau fonctionne mieux quand l’effort est segmenté.
 
Dans les tâches cognitives simples ou pédagogiques, les performances restent nettement plus élevées lorsque l’activité est structurée en blocs de 10 à 15 minutes, suivis d’une rupture intentionnelle.
 
Ce principe s’appuie directement sur les travaux historiques sur la vigilance (Mackworth, Langner & Eickhoff) [2] que nous avons vus et sur les recherches modernes en psychologie cognitive.
 
⏱️ Pourquoi 10 à 15 minutes ?
Parce que les études sur le « vigilance decrement » montrent que la fatigue attentionnelle commence à apparaître rapidement lorsque l’effort est continu.
 
Un bloc cognitif efficace, ce n’est pas « moins travailler »
 
Un bloc cognitif, ce n’est pas du saupoudrage.
 
C’est :
 
Un objectif clair
Le cerveau sait où il va. Il s’engage.
Une consigne précise
Moins d’ambiguïté = moins de charge mentale parasite.
Une durée contenue
L’effort reste soutenable. L’attention reste disponible.
Puis vient la clé…
 
️ La rupture volontaire : le secret que l’école ignore
La rupture n’est pas une perte de temps : c’est une réinitialisation attentionnelle.
 
Une étude emblématique menée par Alejandro Lleras et Daniel Simons (Université de l’Illinois) l’a démontré dès 2011 [7]
« Brief and rare mental ‘breaks’ keep you focused: Deactivation and reactivation of task goals preempt vigilance decrements »
 
Résultat :
 
de courtes pauses mentales améliorent significativement la capacité à rester concentré sur la durée.
sans ces ruptures, la vigilance chute.
 
Mais attention.
 
⛔ Pas une pause vide. Une respiration utile.
Scroller.
Discuter sans cadre.
Changer d’activité sans intention.
 
Cela ne restaure rien.
 
Une respiration utile peut prendre plusieurs formes :
– changement de posture
– micro-mouvement
– question décalée
– reformulation rapide
– ancrage corporel
 
Le cerveau relâche…
puis revient plus disponible.
 
Au niveau pédagogique
Chercher à tenir les élèves “attentifs longtemps” fatigue tout le monde.
Organiser des cycles d’attention transforme l’énergie du groupe.
 
Moins de lutte.
Moins de rappels à l’ordre.
Plus d’engagement réel.
 
Quand l’enseignement épouse la dynamique du cerveau,
la concentration cesse d’être un combat.
 
Elle devient un flux.
 
1. Exemple en classe (collège / lycée)
Objectif du bloc :  comprendre une seule idée clé (ex. : la notion de proportionnalité).
 
⏱️ Bloc cognitif (12 minutes)
 
2 min : situation concrète courte
→ « Si 3 stylos coûtent 6 €, combien coûtent 6 stylos ? »
5 min : explication ciblée (une seule règle)
5 min : 2 exercices simples, corrigés immédiatement
Un seul concept. Pas plus.
 
️ Rupture volontaire (2–3 min)
 
Les élèves se lèvent
Ils reformulent la règle à deux
Chacun donne un exemple différent
Puis nouveau bloc, autre situation.
 
2. Exemple en formation d’adultes
Objectif du bloc : identifier une erreur fréquente dans une pratique professionnelle.
 
⏱️ Bloc cognitif (10 minutes)
 
3 min : présentation d’un cas réel (court, concret)
4 min : analyse collective guidée
3 min : formulation de la règle clé
️ Rupture volontaire (2 min)
 
Question surprise :
« Dans quelle situation cette règle ne fonctionne pas ? »
Le cerveau relâche…
puis repart.
 
3. Exemple en lecture / compréhension de texte
Objectif du bloc : Comprendre un paragraphe, pas le texte entier.
 
⏱️ Bloc cognitif (15 minutes)
 
5 min : lecture silencieuse
5 min : repérage d’un mot-clé par phrase
5 min : résumé en une phrase
️ Rupture volontaire
 
Changement de support : tableau, post-it, oral
Reformulation libre
Résultat : moins de décrochage, plus de compréhension réelle.
 
4. Exemple en formation longue (3h, 6h, journée)
❌ Ancien modèle
1h d’exposé
pause
1h d’exposé
✅ Modèle en blocs cognitifs
12 min : apport ciblé
3 min : micro-interaction
12 min : étude de cas
3 min : relance
12 min : mise en pratique
5 min : synthèse active
Le contenu ne change pas, la structure change tout.
 
La clé à retenir
Ce n’est pas la quantité de temps qui crée l’attention.
C’est la qualité du cycle.
 
Un bloc bien construit vaut mieux
qu’une heure tirée à bout de nerfs.
 
Solution n°2 : alterner les modes cognitifs
Écouter longtemps fatigue.
Regarder longtemps endort.
Réfléchir sans produire épuise.
 
Le cerveau ne se nourrit pas de continuité.
Il se nourrit de changements de posture cognitive.
 
Exactement comme un randonneur.
La montée stimule, le plateau soulage, la descente relance.
 
Chercher à maintenir un seul mode cognitif revient à imposer une pente constante.
Et personne ne grimpe longtemps sans souffler.
 
Le cerveau n’aime pas la répétition… il aime la variation
Les neurosciences montrent que l’attention soutenue s’appuie sur plusieurs réseaux cérébraux, qui ne peuvent pas être sollicités en continu de la même manière.
 
Une revue majeure menée par Langner & Eickhoff (2013) —
« Sustaining attention to simple tasks: A meta-analytic review of the neural mechanisms of vigilant attention »— [2] montre que la vigilance repose sur un équilibre fragile entre différents réseaux (préfrontal, pariétal, insulaire).
 
Quand un seul réseau reste sollicité trop longtemps,
la performance baisse.
 
Changer de mode cognitif permet donc de répartir la charge mentale, plutôt que de l’accumuler au même endroit.
 
Écouter → manipuler : changer de circuit
 
L’écoute sollicite fortement les réseaux frontaux et temporaux.
Elle demande un effort passif prolongé.
 
La manipulation, elle, engage les réseaux sensorimoteurs.
Le cerveau change de « zone de travail ».
 
Ce principe est directement soutenu par les recherches sur la cognition incarnée (embodied cognition).
 
En 2012, Wilson & Golonka publient : « Embodied Cognition Is Not What You Think It Is » [8]
 
Ils montrent que l’action physique et la manipulation ne sont pas des à-côtés de la pensée, mais des supports directs du traitement cognitif.
 
Autrement dit : manipuler ne coupe pas l’attention.
Cela la reconfigure.
 
Exemple n°1 – En classe (collège / lycée) – Cours magistral allégé
❌ Mode unique (à risque)
 
30 minutes d’explication orale
→ décrochage progressif
✅ Alternance efficace
 
Écouter → Manipuler
 
8 min : explication ciblée
5 min : manipulation
→ schéma à compléter
→ tableau à remplir
→ carte mentale à trous
L’écoute pose le cadre.
La manipulation ancre la compréhension.
 
 
 
️ Observer → verbaliser : stabiliser la compréhension
 
Observer sollicite les réseaux perceptifs.
Verbaliser engage les réseaux langagiers et métacognitifs.
 
Ce passage est fondamental.
 
Une étude clé de Chi et al. (1994), souvent citée en pédagogie cognitive, s’intitule :
« Eliciting Self-Explanations Improves Understanding »[9]
 
Les chercheurs montrent que verbaliser ce que l’on comprend améliore significativement l’apprentissage et la rétention.
 
Faire parler les apprenants ne sert pas à « vérifier ».
Cela sert à consolider les réseaux neuronaux.
 
Exemple n°2 en français / langues – Compréhension et expression
❌ Mode unique
Lecture longue + questions écrites
✅ Alternance efficace
Observer → Verbaliser
 
5 min : lecture d’un court extrait
5 min : repérage (mots-clés, émotions, temps verbaux)
5 min : verbalisation orale
→ « Explique à ton voisin ce que tu as compris »
Verbaliser stabilise la compréhension.
Le cerveau passe du regard à la structuration.
 
Réfléchir → produire : fermer la boucle
 
Réfléchir sans produire maintient l’information en suspension.
Produire oblige à structurer.
 
Les recherches sur l’apprentissage actif (active learning) montrent que la production — écrire, expliquer, créer — augmente l’engagement et la compréhension.
 
Une méta-analyse de référence menée par Freeman et al. (2014) s’intitule :
« Active learning increases student performance in science, engineering, and mathematics » [10]
 
Résultat : les dispositifs alternant réflexion et production améliorent significativement les performances et réduisent l’échec.
 
Exemple n°3. En sciences – Notion abstraite
❌ Mode unique
Définition + démonstration
✅ Alternance efficace
Écouter → Observer → Produire
 
7 min : explication d’un principe
5 min : observation (image, expérience, vidéo courte)
5 min : production
→ schéma explicatif
→ phrase « cause → conséquence »
Observer éclaire.
Produire consolide.
 
Exemple n°4 – En formation d’adultes – Concept professionnel
❌ Mode unique
 
PowerPoint + discours
✅ Alternance efficace
 
Réfléchir → Produire
 
10 min : présentation d’un concept
5 min : réflexion individuelle
→ « Où ce concept vous pose problème ? »
5 min : production
→ exemple personnel écrit ou oral
Le concept cesse d’être théorique.
Il devient opérant.
 
Exemple n°5. En formation longue – Groupe hétérogène
❌ Mode unique
 
Apports théoriques continus
✅ Alternance efficace
 
Écouter → Manipuler → Verbaliser → Produire
 
10 min : apport ciblé
5 min : exercice concret
5 min : échanges en binôme
5 min : restitution courte
Chaque changement relance l’attention.
Personne ne reste bloqué dans un seul rôle.
 
Ce que vous devez retenir (ultra-pratique)
 
Changer de mode cognitif, ce n’est pas :
❌ « animer »
❌ « distraire »
❌ « remplir le temps »
 
C’est :
✅ redistribuer la charge mentale
✅ réactiver l’attention
✅ éviter la fatigue cognitive locale
 
Règle simple à appliquer dès demain : jamais plus de 15 minutes dans le même mode cognitif.
 
Même contenu.
Même exigence.
Mais posture mentale différente.
 
Comme un randonneur :
 
montée → plateau
effort → respiration
reprise → progression
Pourquoi cette alternance fonctionne si bien
 
Parce que le cerveau :
 
– change de réseaux sollicités
– réduit la fatigue locale
– maintient l’engagement
– relance l’attention sans forcer
 
Ce n’est pas une animation.
C’est une stratégie neuro-compatible.
 
Le basculement pédagogique
Alterner les modes cognitifs ne demande pas plus de temps.
Cela demande plus de conscience pédagogique.
 
Quand l’enseignement varie les postures mentales,
la concentration cesse d’être fragile.
 
Elle devient mobile.
Souple.
Vivante.
 
Comme un randonneur qui avance loin…
parce qu’il sait quand changer de rythme.
 
Solution n°3 : ritualiser les micro-relances
La concentration ne disparaît pas : elle s’éloigne.
 
Elle ne s’éteint pas : elle se met en veille.
 
Et pour la relancer, une chose fonctionne mieux que toutes les autres :
la surprise maîtrisée.
 
Exemple n° 1. En classe (collège / lycée)
Situation
 
Vous sentez le regard qui flotte.
 
Le silence devient mou.
 
Les corps restent présents, les esprits moins.
 
Micro-relance n°1 : la question surprise
 
Sans prévenir, vous demandez :
 
« Qui peut me donner un exemple où cette règle ne fonctionne pas ? »
 
Rupture immédiate de la routine.
 
Le cerveau passe en mode recherche.
 
Durée : 30 à 60 secondes.
 
Micro-relance n°2 : l’exemple contre-intuitif
 
Vous annoncez :
 
« Ce que je vais vous dire va contredire ce que vous pensez. »
 
Puis vous montrez un contre-exemple simple.
 
Le cerveau se redresse.
 
L’attention revient sans hausser le ton.
 
Exemple n° 2. En lecture / compréhension de texte
Situation
 
Lecture longue.
Compréhension qui s’émiette.
 
Micro-relance : la fausse évidence
 
Vous demandez :
 
« Tout le monde pense que le personnage est honnête.
Et si c’était faux ? »
 
Les élèves relisent.
Cherchent.
Argumentent.
 
La relance crée une tension cognitive.
L’attention repart.
 
Exemple n° 3. En sciences / matières techniques
Situation
 
Notion abstraite.
 
Regards fixes.
 
Peu de questions.
 
Micro-relance : le mini-défi
 
« Vous avez 1 minute pour trouver l’erreur la plus probable dans ce raisonnement. »
 
Chronomètre visible.
 
Temps court.
 
Objectif clair.
 
Le cerveau passe de passif à actif.
 
L’énergie remonte immédiatement.
 
Exemple n° 4. En formation d’adultes
Situation
 
Apport théorique dense.
 
Participants polis… mais ailleurs.
 
Micro-relance : l’ancrage personnel
 
« Levez la main si vous avez déjà vécu exactement l’inverse de ce que je viens de dire. »
 
Puis :
 
« Qui accepte d’expliquer en 30 secondes ? »
 
L’expérience réelle remplace l’abstraction.
 
L’attention devient collective.
 
Exemple n°5. En formation longue (demi-journée / journée)
Situation
 
Fatigue progressive.
 
Baisse d’engagement après plusieurs blocs.
 
Micro-relance ritualisée (toutes les 12–15 min)
 
Toujours le même signal :
 
phrase clé
geste
changement de posture
Exemple :
 
« Stop. Une phrase. Une idée. Une application. »
 
Le rituel rassure.
 
La surprise relance.
 
Ce qui fait la différence
 
Une micro-relance :
 
dure moins de 2 minutes
change le rythme
crée une rupture cognitive
ne nécessite ni autorité, ni volume
Ce n’est pas une animation.
 
C’est un redémarrage attentionnel.
 
Règle d’or à retenir
Quand vous sentez que l’attention glisse, ne poussez pas plus fort.
 
Relancez autrement.
 
Une question.
 
Un défi.
 
Un contre-exemple.
 
Comme une vague qui repart,
 
sans bruit,
 
sans tension,
 
sans usure.
 
Solution n°4 : intégrer le mouvement sans culpabilité
Bouger ne coupe pas l’attention.
Le mouvement réveille les réseaux attentionnels.
 
Un élève immobile n’est pas forcément attentif.
Un élève en mouvement peut l’être profondément.
 
Pas le bruit.
Pas l’autorité.
Pas l’insistance.
 
La surprise.
 
Principe clé (à poser une fois pour toutes)
Le mouvement ne détourne pas l’attention.
 
Le mouvement réactive les réseaux attentionnels.
 
Un corps immobile trop longtemps fatigue le cerveau.
 
Un corps légèrement mobilisé relance la cognition.
 
Le tout repose sur une règle simple : mouvement bref, intention claire, retour immédiat au calme.
 
Exemple n°1. En classe (primaire / collège / lycée)
Situation
 
Après 15–20 minutes, les élèves gigotent.
 
Vous sentez l’agitation monter.
 
❌ Erreur classique
 
Chercher à immobiliser davantage.
 
✅ Mouvement intelligent : la bascule de posture
 
« Tout le monde debout »
« Étirez les bras 5 secondes »
« Rasseyez-vous »
Puis immédiatement :
 
« En une phrase, que retenez-vous ? »
 
Durée : 30 à 45 secondes
 
Effet : attention relancée, bruit contenu
 
Exemple n° 2. En français / langues / matières théoriques
Situation
 
Lecture ou explication abstraite.
 
✅ Mouvement intelligent : le déplacement cognitif
 
Affichez 3 phrases au mur
Les élèves se déplacent pour choisir celle qui résume le mieux le passage
Retour à la place
Justification orale rapide
Le mouvement sert la réflexion.
 
Le corps devient support de choix cognitif.
 
3. En sciences / maths / matières techniques
Situation
 
Raisonnement complexe.
 
Fatigue visible.
 
✅ Mouvement intelligent : le geste conceptuel
 
Associer un geste simple à un concept
 
(ex. : cause → conséquence, montée → descente, équilibre → rupture)
Répéter le geste au moment clé
Le geste devient ancrage mnésique.
 
Le corps aide à structurer l’idée.
 
Exemple n° 4. En formation d’adultes (présentiel)
Situation
 
Participants assis depuis longtemps.
 
Attention en baisse.
 
✅ Mouvement intelligent : le changement de place
 
« Changez de place avec quelqu’un que vous ne connaissez pas »
Question immédiate à traiter à deux
Retour au groupe
Rupture spatiale = rupture attentionnelle
 
Pas de dispersion, car l’objectif est immédiat
 
Exemple n° 5. En formation longue (demi-journée / journée)
Situation
 
Accumulation de fatigue cognitive.
 
✅ Mouvement intelligent ritualisé
 
Toutes les 45–60 minutes :
 
1 minute debout
3 respirations lentes
1 question clé affichée
Reprise immédiate
Le rituel rassure
 
Le mouvement régénère
 
L’attention repart sans perte de cadre
 
 
 
Conclusion — Enseigner avec le cerveau, pas contre lui
La concentration n’est pas un stock.
Ce n’est pas une vertu morale.
Ce n’est pas une question de volonté.
 
C’est une dynamique biologique.
 
La science l’a montré, étude après étude : l’attention décline quand on la tire trop longtemps.
Elle se relance quand on respecte ses cycles.
Elle s’éteint quand on la force.
 
Demander une attention linéaire, continue, uniforme…
revient à exiger d’un moteur qu’il roule à plein régime sans jamais lever le pied.
 
Cela ne produit ni plus d’apprentissage,
ni plus d’engagement,
ni plus de réussite.
 
Cela produit de la fatigue.
Du décrochage discret.
De l’agitation mal comprise.
 
Changer de posture pédagogique transforme tout.
 
Segmenter le temps en blocs cognitifs courts.
Alterner les modes de traitement.
Ritualiser les micro-relances.
 
Ces choix ne relâchent pas l’exigence.
Ils la rendent efficace.
 
Quand l’enseignement épouse le fonctionnement du cerveau,
la concentration cesse d’être une bataille quotidienne.
Elle devient un mouvement naturel.
 
Une vague.
Qui monte.
Qui retombe.
Qui revient.
 
Les enseignants et les formateurs n’ont pas à « tenir » l’attention : ils ont à l’orchestrer.
 
Et quand le rythme est juste, le silence s’installe sans contrainte, l’engagement apparaît sans forcer, l’apprentissage s’ancre sans lutter.
 
Ce jour-là, l’enseignement, la formation cessent d’être une lutte.
Ils redeviennent ce qu’ils n’auraient jamais dû cesser d’être : un art du vivant.

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Pourquoi pleure-t-on lorsque l'on est très heureux ?

Lorsqu'arrive un événement très heureux dans notre vie, beaucoup d'entre nous ne peuvent s'empêcher de verser quelques larmes. Et les situations sont très diverses, des parents qui voient leur enfant recevoir leur diplôme, un couple d'amoureux qui se retrouve après une absence prolongée ou encore des sportifs qui gagnent une rencontre. Mais pourquoi pleurons-nous là où nous devrions sourire ou rire ? Les larmes de joie auraient une explication scientifique.

Selon Oriana Aragon, pleurer après une émotion positive très forte permet de restaurer l'équilibre émotionnel. La scientifique et son équipe, issus de l'université de Yale, ont réalisé une expérience dont les résultats seront très prochainement publiés dans la revue Psychological Science.

Afin de vérifier cette hypothèse, l'équipe scientifique a demandé aux participants à l'étude de visionner une série de photos de bébés dont certains avaient des traits plus infantiles que d'autres (un visage plus rond et des yeux plus grands notamment). Leurs réactions ont ensuite été mesurées et mises en parallèle avec le degré d'infantilité des nourrissons.

Alors que les enfants qui paraissaient les plus infantiles ont suscité des réactions d'attention plus importantes, ils ont également provoqué des réactions « d'agression » plus grandes. Les participants ont en effet manifesté un besoin de les protéger et de s'en occuper, et dans le même temps de leur pincer les joues et de les « manger tout cru ».

Pour les chercheurs, ces situations de « dimorphisme d'expression », dans lesquelles un événement positif est accompagné d'une réaction émotionnelle négative permettrait de réguler les émotions positives très fortes et donc de retrouver un équilibre émotionnel plus rapidement. Et en effet, ils ont constaté que les personnes qui présentaient ce type d'expression montraient une diminution plus importante des émotions positives cinq minutes après avoir visionné les images.

A l'inverse, ce type de comportement pourrait également expliquer les situations où l'on « rit jaune », dans lesquelles un rire ou un sourire fait suite à une émotion négative.
Source : Aragón, O. R., Clark, M. S., Dyer, R. L., & Bargh, J. A. (in press) Dimorphous expressions of emotion: Evidence of concept in aggressive displays toward cute stimuli, Psychological Science.

 

http://www.happyneuron.fr/actualite-scientifique/pourquoi-pleure-t-on-lorsque-l-on-est-tres-heureux

 

FATIGUE INTELLECTUELLE : QUAND LE CERVEAU DIT STOP!

 

Dynamiser votre cerveau

Votre acuité mentale n’est pas à son meilleur? Vous avez des oublis fréquents? C’est peut-être que vous souffrez de fatigue intellectuelle. Rassurez-vous, vous n’êtes vraiment pas seul à vivre ces épisodes de perte de vitalité de l’esprit. Certains parleront même de mal du siècle! Dans une société qui exige que l’on aille toujours plus vite et avec plus d’efficacité, peu de gens sont en effet épargnés. Mais si vous faites un travail intellectuel ou si vous êtes étudiant , sachez que vous êtes plus susceptible de souffrir un jour ou l’autre de ce type de fatigue. Pas de soucis! Voici des trucs pour l’éviter.

UN SIMPLE RAPPEL À L’ORDRE

Comme c’est le cas pour les muscles de notre corps, notre cerveau n’a pas la capacité de fournir un effort ininterrompu. Il a ses limites. Et quand elles sont dé passées, notre capac ité à nous concentrer et à mémoriser fait des siennes. Ce qui n’est pas sans nous faire imaginer le pire, alors que c’est simplement le cerveau qui dit « s top! Besoin de repos. » Il lui arrive même de se payer une bonne sieste, en mettant au vert la région cervicale fatiguée. Voilà pourquoi vous cherchez vos mots, commettez des lapsus, oubliez le nom du voisin qui, pourtant, a toujours habité à côté. Des recherches ont en effet démontré que certains groupes de neurones trop sollicités peuvent se mettre momentanément en mode pause, pendant que les autres fonctions cérébrales demeurent, elles, tout à fait actives. Une façon pour le cerveau de récupérer et de parer à l’intoxication des cellules quand il y a surexploitation.

QUAND LE CERVEAU VA, TOUT VA... ET VICE VERSA!

Le meilleur remède contre la fatigue intellectuelle? Accorder suffisamment de place et d’importance aux éléments régénérateurs d’énergie que sont le sommeil, la détente, l’oxygénation, l’alimentation, etc. Pour un bon rendement intellectuel , il faut donc apprendre à penser à soi, à prendre soin de son corps et de son esprit. Car à l’instar de l'épuisement physique, l'épuisement intellectuel peut conduire à la déprime et au surmenage s'il n'est pas pris en main à temps.

Pour la santé de votre cerveau et pour remédier à la fatigue intellectuelle, voici de saines habitudes à intégrer à votre mode de vie.

VOTRE MENU ANTIFATIGUE INTELLECTUELLE

Le petit déjeuner : Il est incontournable. Il vous met en bonne forme intellectuelle et en de bonnes dispositions pour apprendre, vous remémorer et bien assimiler des informations complexes. Ce premier repas de la journée ne doit cependant pas être riche en mauvais gras (beurre, pâtisserie du genre croissant ou brioche, par exemple), ni en sucre raffiné (céréales du commerce, tartinades sucrées, etc.). Il devrait plutôt vous offrir des fibres (pain et céréales entières), des protéines (produits laitiers), des lipides (noix ou beurre d’arachide) et des glucides (fruits).

Le repas léger : Après un repas lourd, le système digestif accapare beaucoup d’énergie, restreignant celle disponible pour les facultés intellectuelles. Si vous devez travailler après le repas, évitez de trop manger, en privilégiant la sensation de satiété à celle du trop- plein.

Les vitamines B : Les vitamines du complexe B libèrent l’énergie des glucides, assurant ainsi le bon fonctionnement des cellules cérébrales. Les produits laitiers, les légumineuses, les légumes verts et les céréales entières comptent parmi les meilleures sources de vitamines B.

Le glucose : Il est le principal carburant du cerveau. Le glucose est donc indispensable et doit se retrouver en quantité suffisante dans le sang. Comment? En intégrant à votre menuquotidien une bonne part d’aliments riches en glucides, comme les fruits, les légumineuses, le riz, les pâtes et le pain. Pour prévenir les chutes du taux de glucose sanguin, assurez-vous de prendre chaque jour vos trois repas, mais aussi de deux à trois collations. L’idée, c’est de ne pas passer plus de 2 ½ heures sans manger.

Les oméga-3 : Ils jouent un rôle de premier plan dans la santé du cerveau. De fait, ils protègent les neurones, veillent à leur bon fonctionnement et préviennent le vieillissement du cerveau. On retrouve les oméga-3 notamment dans les poissons gras tels que le saumon, la truite et les sardines. À consommer au moins deux  fois par semaine.

Le fer : Une carence prolongée en fer peut nuire à votre concentration et altérer votre mémoire. On trouve le fer dans les viandes et substituts, dans certains légumes (épinard, fenouil), dans le persil frais ainsi que dans les produits laitiers enrichis de fer.

Le café : On y va avec modération. Bien qu’on compte souvent sur lui pour se donner un coup de fouet, trop de café crée des dommages cardiaque s. Les femmes devraient limiter leur consommation quotidienne à 300 mg et les hommes, à 400 mg.

D’AUTRES TRUCS POUR DES CAPACITÉS MENTALES MAXIMALES

  • Accordez toute l’importance au sommeil. C’est par lui que le corps récupère et se régénère. Ne le sacrifiez pas pour des heures de travail ou d’études supplémentaires. N’hésitez pas non plus à vous accorder une sieste. Ce n’est pas du temps gaspillé. Être reposé, c’est être plus performant.
  • Pratiquez la relaxation, qui aide à retrouver un bien-être mental, ou adonnez-vous au yoga, à la gymnastique douce, au tai-chi ou au massage. En plus de vous détendre, ces disciplines aiguisent votre capacité à vous concentrer.
  • Respirez, respirez et respirez. L’oxygène, c’est la principale nourriture de vos cellules. Quand la fatigue mentale se fait sentir, quand la concentration vous fait faux bond, n’hésitez pas à vous lever de votre chaise pour prendre de bonnes respirations devant une fenêtre ouverte ou à mettre quelques minutes le nez dehors pour prendre un bon bol d’air.
  • Bougez tous les jours ; pour apporter à vos cellules la nourriture dont elles ont besoin et éliminer vos toxines. Choisissez une activité qui vous plaît et, si possible, qui se pratique en plein air.
  • Accordez-vous des pauses de 5 à 10  minutes toutes les 90  minutes. Les pauses réduisent la fatigue et décuplent l’efficacité mentale.
  • Dans les périodes de fatigue intellectuelle, profitez des jours de congé (dont la fin de semaine) pour vous laisser aller au farniente. En libérant votre tête, en savourant ce temps d’arrêt, sans culpabiliser. Cela vous procurera un repos physique et mental.
  • Si vous devez étudier ou travailler le soir ou la fin de semaine, obligez-vous à une brève séance d’exercices physiques avant ou après votre période de travail. Vous chasserez ainsi la fatigue intellectuelle accumulée.
  • Évitez le thé, la caféine ou tout autre stimulant du genre quand vous devez travailler le soir. Ils nuisent fortement à votre sommeil qui, lui, est indispensable à la performance intellectuelle. Si vous êtes trop fatigué pour travailler sans ces stimulants, c’est peut-être qu’il vous faut dormir.
  • Posez un regard réaliste sur votre vie et demandez-vous si vous n’en faites pas trop. Soyez à l’écoute des besoins de votre corps (et de votre cerveau) et voyez à avoir suffisamment de sources de satisfaction et de détente.
  • Si vos symptômes de fatigue intellectuelle sont fréquents et persistants, n’hésitez pas à consulter. Toute fatigue chronique doit être prise au sérieux.

Au travail comme aux études, n’oubliez pas que c’est en parvenant à un état de santé optimal que votre niveau de performance mentale connaîtra son zénith. Avoir un mode de vie sain, c’est aussi faire un pied de nez à la fatigue intellectuelle!

 

http://www.teluq.ca/siteweb/sante/truc.php?vs_id=40
 
 
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Voici comment passer de parents parfaits aux parents qui apprennent

Parents

 

 

 

Être parent est un parcours aussi extraordinaire qu’éprouvant!! En fait, quand nos enfants vivent des périodes d’individuation, c’est plus confrontant qu’autre chose. Car voir nos enfants agir de façon tragique, et, qui plus est, en public, nous touche au plus profond de nous-même. Nos peurs émergent. Celle de ne pouvoir réaliser notre rêve le plus important : être heureux en famille.

Avoir des enfants épanouis. Responsables. Empathiques. Nous sommes aussi souvent confrontés au fait que nous n’avons pas toujours les outils pour les mettre en pratique: dans la spirale de l’émotivité, nous en venons à douter de nos compétences parentales ou à douter que notre enfant possède les outils et les compétences nécessaires pour s’épanouir.

Parent parfait

Face à tout cela, il nous arrive souvent de réagir intensément et d’une façon que nous regrettons amèrement. Nous voyons que nous avons :
•Des idéaux de parentalité difficiles à mettre en pratique
•Un rêve d’une famille heureuse qui ne se réalise pas au rythme que nous souhaiterions et comme nous l’imaginions
•Des limites physiques, émotionnelles et mentales à résoudre
•Des grandes peurs de ne pas être à la hauteur et d’élever un enfant de la mauvaise façon
•Des jugements de soi, de notre enfant et une peur du jugement des autres

Parfois, nous allons trop loin et nous avons ensuite tendance à crouler sous la culpabilité:
•Nous nous sentons coupable de crier, de perdre patience
•Nous nous jugeons comme étant un mauvais parent, incapable et indigne
•Nous restons coincés dans une spirale de jugements qui nous empêchent d’avancer et de voir que nous pouvons apprendre de nos erreurs et faire autrement, une prochaine fois. Plus calmement, plus respectueusement, à chaque fois.

Pour avancer,  passons de parent parfait à parent apprenant:
•Nous apprenons à vivre et à évoluer en faisant des erreurs. Voyons-les comme des opportunités d’apprendre à réajuster son tir, une prochaine fois
•Au lieu de se faire violence avec la culpabilité (jugements de soi), voyons que nous avons, au fond, besoin d’exprimer notre regret et de reconnaître l’impact de nos gestes, avec bienveillance pour soi et pour l’autre
•Nous faisons de notre mieux avec les ressources que nous avons, à chaque moment
•Cheminons vers la bienveillance, dans le respect de notre rythme et dans la confiance que nous avancerons, petit à petit!

Apprenons à exprimer du regret en vue de restaurer la connexion

Rien ne nous empêche de revisiter des dialogues pour restaurer la connexion et reformuler avec bienveillance, ce que nous avions dit de manière tragique, dans le moment

Voici un exemple tiré de ma vie personnelle, avec des mots adaptés au tempérament de mon fils et à son âge pour qu’il me comprenne bien.

-Henri? Puis-je te parler?
 -Oui.
-Je voulais faire un retour sur ce qui s’est passé, tantôt. J’ai royalement pété un câble!
 -Oui!
-Je n’étais pas en mesure de me calmer, dans le moment. Je suis reconnaissante que papa m’ait demandé de prendre une pause, parce que je disais ma colère d’une manière totalement inacceptable.
-Oui, j’ai eu de la peine.
 -Tu as eu de la peine parce que tu croyais ce que je disais (montrant ma bouche)?
 -Oui et non.
-Au cas où, je te rappelle que c’est ma colère qui a parlé et elle s’est exprimée de manière très tragique. Elle a accusé. Elle a blâmé. Elle a parlé de TOI. Au fond, ma colère voulait parler de MOI et de mes besoins. Dans ce moment, j’étais trop prise dans mon émotivité pour le faire. Maintenant, je suis calme.
-Oui, ça m’arrive. (silence) Tu sais, j’ai eu un peu peur.
-Oui, lorsque je suis dans cet état, tu sens que je ne suis pas à l’écoute de toi et tu ne sais pas à quoi t’attendre?
 -Exactement.
-Je m’excuse. J’ai appris qu’il est préférable que j’en parle plus tôt, au lieu d’accumuler ma frustration et la décharger sur les autres. Je souhaite être responsable de ma colère et la dire avec respect.
 Tu sais, personne, mais, personne n’a le droit de te brutaliser avec les mots ou avec des gestes. Pas moi. Pas toi. Pas un policier. Pas un enseignant. Personne.
 -Oui.

-Me permets-tu de te redire avec respect ce que ma colère voulait dire tantôt?
 -Oui, je veux bien comprendre.
-Au fond, ce que j’essayais de dire, c’est que j’ai besoin d’être considérée et rassurée. Lorsque je te demande de fermer l’ordinateur, tel que convenu et que tu ne le fais pas, la partie de moi qui a peur que tu brises notre 8e entente au sujet du temps d’écran est toute inquiète et énervée. Elle veut trouver une façon efficace pour nous de gérer l’écran, dans le respect de tous.
 Que m’entends-tu dire?
 -Que tu aimerais que je respecte notre entente.
-Oui, c’est ça.
 -Je comprends, maman.

-Je veux te rappeler que je t’aime même lorsque je sens la colère monter en moi.
 -Oui, je le sais, maman.
 -Veux-tu ajouter quelque chose?
-Non. Ça va.
 (Câlins)

  http://www.conscience-et-eveil-spirituel.com/parent-parfait.html#sthash.liTCqr3t.dpuf

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